Dernière mise à jour le 29/06/2026
RALTEGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
Indications thérapeutiques
Classe pharmacothérapeutique : antiviraux systémiques, inhibiteurs d’intégrase - Code ATC : J05AJ01.
Qu’est-ce que RALTÉGRAVIR BIOGARAN ?
RALTÉGRAVIR BIOGARAN contient comme substance active le raltégravir. RALTÉGRAVIR BIOGARAN est un médicament antiviral qui agit contre le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH). C’est ce virus qui est à l’origine du Syndrome d’Immuno Déficience Acquise (SIDA).
Comment RALTÉGRAVIR BIOGARAN agit-il ?
Le virus fabrique une enzyme appelée intégrase du VIH. Cette enzyme aide le virus à se multiplier dans les cellules de votre corps. RALTÉGRAVIR BIOGARAN empêche cette enzyme de fonctionner. En association avec d’autres médicaments, RALTÉGRAVIR BIOGARAN peut réduire la quantité de VIH dans votre sang (appelée « charge virale ») et augmenter le nombre de cellules CD4 (une sorte de globules blancs qui jouent un rôle important pour préserver le système immunitaire et aider à combattre l’infection). La diminution de la quantité de VIH dans le sang peut améliorer le fonctionnement de votre système immunitaire. Cela signifie que votre organisme pourra mieux combattre les infections.
Dans quel cas RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé doit-il être utilisé ?
RALTÉGRAVIR BIOGARAN est utilisé dans le traitement des adultes et des enfants pesants au moins 40 kg qui sont infectés par le VIH. Votre médecin vous a prescrit Is RALTÉGRAVIR BIOGARAN afin de contrôler votre infection par le VIH.
Présentations
> 1 flacon polyéthylène haute densité (PEHD) avec fermeture de sécurité enfant de 60 comprimés
Code CIP : 34009 302 984 1 1
Déclaration de commercialisation : 24/06/2026
Cette présentation n'est pas agréée aux collectivités
- Prix hors honoraire de dispensation : 184,52 €
- Honoraire de dispensation : 1,02 €
- Prix honoraire compris : 185,54 €
- Taux de remboursement :100%
Service médical rendu (SMR)
Amélioration du service médical rendu (ASMR)
Ce médicament étant un générique, l'ASMR n'a pas été évalué par la commission de la transparence (CT), il est possible de se référer à la /aux spécialité(s) de référence du groupe générique auquel appartient ce médicament (cliquez ici pour aller à la rubrique des groupes génériques)
Autres informations
- Titulaire de l'autorisation : BIOGARAN
- Conditions de prescription et de délivrance :
- liste I
- prescription initiale hospitalière annuelle
- Statut de l'autorisation : Valide
- Type de procédure : Procédure décentralisée
- Code CIS : 6 801 258 9
ANSM - Mis à jour le : 25/11/2025
RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour un comprimé pelliculé
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé ovale, jaune, de dimensions 19 mm x 9,3 mm, portant l’inscription « C30 » sur une face et « 600 » sur l’autre face.
4.1. Indications thérapeutiques
RALTÉGRAVIR BIOGARAN est indiqué, en association avec d’autres médicaments antirétroviraux, dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1), chez les adultes et les enfants pesant au moins 40 kg (voir rubriques 4.2, 4.4, 5.1 et 5.2).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
RALTÉGRAVIR BIOGARAN doit être utilisé en association avec d’autres agents antirétroviraux (ARV) actifs (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Adultes et population pédiatrique
Chez les adultes et les enfants (pesant au moins 40 kg), la posologie recommandée est de 1 200 mg (deux comprimés de 600 mg) une fois par jour pour les patients naïfs de traitement ou les patients virologiquement contrôlés par un traitement initial de Raltégravir 400 mg deux fois par jour.
Autres formulations et dosages disponibles :
Raltégravir est également disponible sous la forme de comprimés à 400 mg à la posologie d’un comprimé deux fois par jour chez les adultes ou enfants et adolescents pesant au moins 25 kg, infectés par le VIH. Le comprimé à 400 mg ne doit pas être utilisé pour le schéma posologique à 1 200 mg en une prise par jour. RALTÉGRAVIR BIOGARAN n'est disponible qu'en comprimés de 600 mg. Si une autre dose est nécessaire, il convient d'utiliser d'autres produits à base de raltégravir offrant une telle option.
Sujets âgés
Les informations concernant l’utilisation du raltégravir chez le sujet âgé sont limitées (voir rubrique 5.2). RALTÉGRAVIR BIOGARAN devra donc être utilisé avec prudence dans cette population.
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée. La sécurité et l’efficacité du raltégravir n’ont pas été établies chez les patients ayant des troubles hépatiques sévères sous -jacents. RALTÉGRAVIR BIOGARAN devra donc être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2). RALTÉGRAVIR BIOGARAN ne doit pas être utilisé chez les enfants pesant moins de 40 kg.
Mode d’administration
Voie orale.
Les comprimés de RALTÉGRAVIR BIOGARAN peuvent être administrés avec ou sans aliments, à la dose de 1 200 mg en une prise par jour.
Les comprimés ne doivent pas être croqués, écrasés ou coupés en raison de changements attendus dans le profil pharmacocinétique.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les patients doivent être informés que les traitements antirétroviraux actuels ne guérissent pas l’infection par le VIH et qu’ils n’ont pas démontré leur capacité à prévenir le risque de transmission du VIH par voie sanguine.
Le raltégravir a une barrière génétique à la résistance relativement basse. Par conséquent, chaque fois que possible, le raltégravir doit être administré avec deux autres agents antirétroviraux actifs afin de réduire le risque d’échec virologique et le développement de résistance (voir rubrique 5.1).
Chez les patients naïfs de traitement, les données issues de l’étude clinique menée avec le raltégravir sont limitées à son utilisation en association avec deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) (emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil).
Dépression
Des cas de dépression, incluant des idées et des comportements suicidaires, ont été rapportés particulièrement chez des patients ayant un antécédent de dépression ou de maladie psychiatrique. Le raltégravir doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant un antécédent de dépression ou de maladie psychiatrique.
Insuffisance hépatique
La sécurité et l’efficacité du raltégravir n’ont pas été établies chez les patients ayant des troubles hépatiques sévères sous-jacents. Le raltégravir devra donc être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Les patients ayant un dysfonctionnement hépatique préexistant, y compris une hépatite chronique, présentent une fréquence plus élevée d’anomalies de la fonction hépatique en cas de traitement par des associations antirétrovirales et doivent être surveillés selon les pratiques habituelles. En cas de manifestation d’une aggravation des problèmes hépatiques chez ces patients, une interruption ou un arrêt du traitement doit être envisagé.
Il y a un risque plus élevé d’évènements indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals chez les patients atteints d’une hépatite B ou C chronique et traités par une association antirétrovirale.
Ostéonécrose
Bien que l’étiologie soit considérée comme multifactorielle (incluant l’utilisation de corticoïdes, la consommation d’alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), des cas d’ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant été exposés à un traitement par association d’antirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s’ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Syndrome de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l’instauration du traitement par association d’antirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées et les pneumopathies à Pneumocystis jiroveci (anciennement appelé Pneumocystis carinii). Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire.
Des cas de maladies auto-immunes (telles que la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) ont également été rapportés dans le cadre d’une restauration immunitaire. Toutefois, le moment rapporté du début de la maladie est plus variable et ces événements peuvent survenir de nombreux mois après la mise en place du traitement.
Atazanavir
La co-administration de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour avec l’atazanavir a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de raltégravir ; la co-administration n’est donc pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Tipranavir/ritonavir
La co-administration de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour avec le tipranavir/ritonavir peut entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de raltégravir ; la co-administration n’est donc pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Anti-acides
L’administration concomitante de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour avec du carbonate de calcium et des anti-acides contenant de l’aluminium et/ou du magnésium a entraîné une diminution des concentrations plasmatiques du raltégravir ; la co-administration n’est donc pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Inducteurs enzymatiques puissants
Les inducteurs enzymatiques puissants (par ex. rifampicine) n’ont pas été étudiés avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour, mais peuvent entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de raltégravir ; la co-administration avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour n’est donc pas recommandée.
Myopathie et rhabdomyolyse
Des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. A utiliser avec prudence chez les patients ayant des antécédents de myopathie ou de rhabdomyolyse ou présentant des facteurs de risque tels que la prise de médicaments connus pour entraîner de tels effets (voir rubrique 4.8).
Réactions cutanées et d’hypersensibilité sévères
Des réactions cutanées sévères, mettant potentiellement en jeu le pronostic vital, voire fatales ont été rapportées chez des patients prenant raltégravir, en association dans la plupart des cas avec des médicaments susceptibles d’entraîner de telles réactions. Celles-ci incluent des cas de syndrome de Stevens-Johnson et de nécrolyse épidermique toxique. Des réactions d’hypersensibilité ont également été rapportées et ont été caractérisées par une éruption cutanée, des symptômes généraux et parfois par des dysfonctionnements d’organes, y compris une insuffisance hépatique. Le raltégravir et les autres médicaments suspectés doivent être interrompus immédiatement dès la survenue de signes ou symptômes de réactions cutanées sévères ou de réactions d’hypersensibilité (tels que mais pas exclusivement : éruption cutanée sévère, éruption cutanée avec fièvre, malaise général, fatigue, douleur musculaire ou articulaire, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, œdème de la face, hépatite, éosinophilie, angio-œdème). L’état clinique, y compris les aminotransférases hépatiques, devront être surveillés et un traitement médical approprié devra être initié. Un retard dans l’arrêt du traitement par le raltégravir ou d’un des autres agents suspectés après l’apparition d’une éruption cutanée sévère peut mettre en jeu le pronostic vital.
Réactions cutanées
Des cas d’éruption cutanée ont été plus fréquemment rapportés chez les patients prétraités recevant une association comportant raltégravir et darunavir versus les patients recevant le raltégravir sans darunavir ou le darunavir sans raltégravir (voir rubrique 4.8).
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
In vitro, le raltégravir est un faible inhibiteur du transporteur d’anions organiques (OAT) 1 (CI50 de 109 μM) et OAT3 (CI50 de 18,8 μM). La prudence est recommandée en cas de co-administration de raltégravir 1 200 mg une fois par jour avec des substrats sensibles d’OAT1 et/ou OAT3.
Les études in vitro montrent que le raltégravir n’est pas un substrat des enzymes du cytochrome P450 (CYP), qu’il n’a pas d’effet inhibiteur sur les CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 ou CYP3A, qu’il n’a pas d’effet inhibiteur sur les UDP-glucuronosyltransférases (UGT) 1A1 et 2B7, ni d’effet inducteur sur le CYP3A4, et qu’il n’est pas un inhibiteur de la glycoprotéine P (P- gp), de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), des polypeptides transporteurs d’anions organiques (OATP)1B1, OATP1B3, des transporteurs de cations organiques (OCT) 1 et OCT2, ou des protéines d’extrusion de multiples médicaments et toxines (MATE)1 et MATE2-K . Sur la base de ces données, il n’est pas attendu que le raltégravir modifie la pharmacocinétique des médicaments qui sont des substrats de ces enzymes ou transporteurs.
Sur la base des études in vitro et in vivo, le raltégravir est principalement métabolisé par glucuronidation médiée par l’UGT1A1.
Une variabilité inter et intra individuelle l’importante a été observée dans la pharmacocinétique du raltégravir.
Effet du raltégravir sur la pharmacocinétique d’autres médicaments
Dans les études d’interactions, le raltégravir administré à la dose de 400 mg deux fois par jour, n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de l’étravirine, du maraviroc, du fumarate de ténofovir disoproxil, des contraceptifs hormonaux, de la méthadone, du midazolam ou du bocéprévir. Ces résultats peuvent être étendus au raltégravir 1 200 mg en une prise par jour et aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour ces médicaments.
Dans certaines études, la co-administration de raltégravir 400 mg deux fois par jour avec le darunavir a entraîné une légère diminution cliniquement non significative des concentrations plasmatiques de darunavir. Sur la base de l’amplitude de l’effet observé avec raltégravir 400 mg deux fois par jour, il est attendu que l’effet du raltégravir 1 200 mg en une prise par jour sur les concentrations plasmatiques de darunavir ne soit pas cliniquement significatif.
Effet d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du raltégravir
Inducteurs enzymatiques
L’impact des médicaments qui sont des inducteurs enzymatiques puissants de l’UGT1A1, tels que la rifampicine, sur le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour n’est pas connu, mais la co-administration peut entraîner une diminution des concentrations minimales de raltégravir sur la base de la diminution des concentrations minimales observées avec le raltégravir 400 mg deux fois par jour ; par conséquent, la co-administration avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour n’est pas recommandée. L’effet d’autres inducteurs enzymatiques puissants (tels que la phénytoïne et le phénobarbital) sur l’UGT1A1 n’est pas connu ; par conséquent la co-administration avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour n’est pas recommandée. Dans les études d’interactions, l’éfavirenz n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour ; par conséquent, des inducteurs moins puissants (tels que : éfavirenz, névirapine, étravirine, rifabutine, glucocorticoïdes, millepertuis, pioglitazone) peuvent être utilisés avec la dose recommandée de raltégravir.
Inhibiteurs de l’UGT1A1
L’administration concomitante d’atazanavir avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour, a significativement augmenté les concentrations plasmatiques de raltégravir. La coadministration de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour avec l’atazanavir n’est donc pas recommandée.
Anti-acides
L’administration concomitante de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour avec des antiacides contenant du carbonate de calcium, de l’aluminium et/ou du magnésium peut entraîner une diminution cliniquement significative des concentrations plasmatiques de raltégravir. Sur la base de ces observations, la co-administration d’anti-acides contenant du carbonate de calcium, de l’aluminium et/ou du magnésium avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour n’est pas recommandée.
Agents qui augmentent le pH gastrique
L’analyse de pharmacocinétique de population de l’étude ONCEMRK (protocole 292) a montré que la co-administration de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour avec des IPP ou des antagonistes des récepteurs H2 n’a pas entraîné de modifications statistiquement significatives de la pharmacocinétique du raltégravir. Des résultats d’efficacité et de sécurité comparables ont été obtenus en l’absence ou en présence de ces agents modifiant le pH gastrique. Sur la base de ces données, les inhibiteurs de la pompe à proton et les antagonistes des récepteurs H2 peuvent être co-administrés avec le raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour.
Autres considérations
Aucune étude n’a été conduite pour évaluer les interactions du ritonavir, du tipranavir/ritonavir, du bocéprevir ou de l’étravirine avec le raltégravir 1 200 mg (2 x 600 mg) en une prise par jour. Alors que les différences d’amplitudes d’exposition au raltégravir 400 mg deux fois par jour avec le ritonavir, le bocéprevir ou l’étravirine étaient faibles, l’effet du tipranavir/ritonavir était plus important pour (Moyenne Géométrique du Ratio (MGR) Cmin = 0,45 ; MGR ASC = 0,76). La co-administration de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour et de tipranavir/ritonavir n’est pas recommandée. Des études précédentes conduites avec le raltégravir 400 mg deux fois par jour ont montré que la coadministration de fumarate de ténofovir disoproxil (un composant de l’emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil) a augmenté l’exposition au raltégravir. L’emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil a augmenté de 12 % la biodisponibilité du raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour, cependant son effet n’est pas cliniquement significatif. Par conséquent, la co-administration d’emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil et de raltégravir à la dose de 1 200 mg en une prise par jour est autorisée.
Toutes les études d’interaction ont été conduites chez les adultes.
Des études d’interaction complètes ont été conduites avec le raltégravir 400 mg deux fois par jour et un nombre plus limité d’études d’interaction ont été conduites avec le raltégravir 1 200 mg une fois par jour.
Le tableau 1 présente toutes les données des études d’interaction disponibles ainsi que les recommandations pour la co-administration.
Tableau 1
Interactions : données pharmacocinétiques
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Interaction (mécanisme, si connu) |
Recommandations concernant la co-administration |
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ANTIRETROVIRAUX |
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Inhibiteurs de la protéase (IP) |
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Atazanavir/ritonavir (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC 41% raltégravir C12 h 77% raltégravir Cmax 24% (Inhibition de l’UGT1A1) |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour). |
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Atazanavir (raltégravir 1 200 mg dose unique) |
raltégravir ASC 67% raltégravir C24 h 26% raltégravir Cmax 16% (Inhibition de l’UGT1A1) |
La co-administration avec le raltégravir (1 200 mg une fois par jour) n’est pas recommandée. |
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Tipranavir/ritonavir (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ¯ 24 % raltégravir C12 h ¯ 55 % raltégravir Cmax ¯ 18 % (Induction de l’UGT1A1) |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour). |
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Extrapolation de l’étude avec raltégravir 400 mg deux fois par jour |
La co-administration avec le raltégravir (1 200 mg une fois par jour) n’est pas recommandée. |
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Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) |
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Efavirenz (raltégravir 400 mg dose unique) |
raltégravir ASC ¯ 36 % raltégravir C12h ¯ 21 % raltégravir Cmax ¯ 36 % (Induction de l’UGT1A1) |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour). |
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Efavirenz (raltégravir 1 200 mg dose unique) |
raltégravir ASC ¯ 14% raltégravir C24 h ¯ 6% raltégravir Cmax ¯ 9% (Induction de l’UGT1A1) |
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Etravirine (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ¯ 10 % raltégravir C12h ¯ 34 % raltégravir Cmax ¯ 11 % (Induction de l’UGT1A1) étravirine ASC 10 % étravirine C12 h 17 % étravirine Cmax 4 % |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou l’étravirine. |
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Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) |
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Fumarate de ténofovir Disoproxil (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC 49 % raltégravir C12 h 3 % raltégravir Cmax ↑ 64 % (Mécanisme d’interaction non connu) ténofovir ASC ¯ 10 % ténofovir C24 h ¯ 13 % ténofovir Cmax ↓ 23 % |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou le fumarate de ténofovir disoproxil. |
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Emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil (raltégravir 1 200 mg (2 x 600 mg) une fois par jour) |
L’analyse de pharmacocinétique de population a montré que l’effet d’emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil sur la pharmacocinétique du raltégravir était faible (augmentation de 12 % de la biodisponibilité relative) et n’était pas cliniquement ou statistiquement significatif. (Mécanisme d’interaction non connu) |
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Inhibiteurs de CCR5 |
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Maraviroc (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ¯ 37 % raltégravir C12 h ¯ 28 % raltégravir Cmax ¯ 33 % (Mécanisme d’interaction non connu) maraviroc ASC ¯ 14 % maraviroc C12 h ¯ 10 % maraviroc Cmax ↓ 21 % |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou le maraviroc. |
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ANTIVIRAUX DU VHC |
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Inhibiteurs de protéases (IP) NS3/4A |
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Bocéprévir (raltégravir 400 mg dose unique) |
raltégravir ASC 4% raltégravir C12 h ¯ 25% raltégravir Cmax 11% (Mécanisme d’interaction non connu) |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou le bocéprévir. |
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ANTIMICROBIENS |
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Actifs sur les mycobactéries |
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Rifampicin (raltégravir 400 mg dose unique) |
raltégravir ASC ¯ 40 % raltégravir C12 h ¯ 61 % raltégravir Cmax ¯ 38 % (Induction de l’UGT1A1) |
La rifampicine réduit les concentrations plasmatiques de raltégravir. Si la co-administration avec la rifampicine ne peut être évitée, un doublement de la dose de raltégravir (400 mg deux fois par jour) peut être envisagé. |
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Extrapolation de l’étude avec raltégravir 400 mg deux fois par jour |
La co-administration avec le raltégravir (1 200 mg une fois par jour) n’est pas recommandée. |
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SEDATIVE |
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Midazolam (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
midazolam ASC ¯ 8 % midazolam Cmax ↑ 3 % |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou le midazolam. Ces résultats montrent que le raltégravir n’est pas un inducteur ou un inhibiteur du CYP3A4, et que le raltégravir n’est donc pas supposé modifier la pharmacocinétique des médicaments qui sont des substrats du CYP3A4. |
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ANTI-ACIDES CONTENANT DES CATIONS METALLIQUES |
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Anti-acide (hydroxide d’aluminium et de magnésium) (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ¯ 49 % raltégravir C12 h ¯ 63 % raltégravir Cmax ¯ 44 % 2 heures avant le raltégravir raltégravir ASC ¯ 51 % raltégravir C12 h ¯ 56 % raltégravir Cmax ¯ 51 % 2 heures après le raltégravir raltégravir ASC ¯ 30 % raltégravir C12 h ¯ 57 % raltégravir Cmax ¯ 24 % 6 heures avant le raltégravir raltégravir ASC ¯ 13 % raltégravir C12 h ¯ 50 % raltégravir Cmax ¯ 10 % 6 heures après le raltégravir raltégravir ASC ¯ 11 % raltégravir C12 h ¯ 49 % raltégravir Cmax ¯ 10 % (chélation des cations métalliques) |
Les anti-acides contenant de l’aluminium et du magnésium diminuent les concentrations plasmatiques du raltégravir. L’administration concomitante de raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) avec des antiacides contenant de l’aluminium et/ou du magnésium n’est pas recommandée. |
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Anti-acide (hydroxide d’aluminium et de magnésium) (raltégravir 1 200 mg dose unique) |
12 heures après le raltégravir raltégravir ASC ¯ 14% raltégravir C24 h ¯ 58% raltégravir Cmax ¯ 14% (chélation des cations métalliques) |
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Anti-acide (carbonate de calcium) (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ¯ 55 % raltégravir C12 h ¯ 32 % raltégravir Cmax ¯ 52 % (chélation des cations métalliques) |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour). |
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Anti-acide (carbonate de calcium) (raltégravir 1 200 mg dose unique) |
raltégravir ASC ¯ 72% raltégravir C24 h ¯ 48% raltégravir Cmax ¯ 74% 12 heures après le raltégravir raltégravir ASC ¯ 10% raltégravir C24 h ¯ 57% raltégravir Cmax ¯ 2% (chélation des cations métalliques) |
L’administration concomitante de raltégravir (1 200 mg une fois par jour) n’est pas recommandée. |
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AUTRES CATIONS METALLIQUES |
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Sels de fer |
Attendu : Raltégravir ASC ¯ (chélation des cations métalliques) |
L'administration simultanée de sels de fer devrait réduire les concentrations plasmatiques du raltégravir ; prendre les sels de fer à au moins deux heures de distance de l'administration du raltégravir peut permettre de limiter cet effet. |
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ANTI-H2 ET INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONS |
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Oméprazole (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ↑ 37 % raltégravir C12 h ↑ 24 % raltégravir Cmax ↑ 51 % (solubilité accrue) |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour). |
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Famotidine (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
raltégravir ASC ↑ 44 % raltégravir C12h ↑ 6 % raltégravir Cmax ↑ 60 % (solubilité accrue) |
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Agents modifiant le pH gastrique : inhibiteurs de la pompe à proton (par ex. oméprazole), anti H2 (par ex. famotidine, ranitidine, cimitédine) (raltégravir 1 200 mg) |
L’analyse de pharmacocinétique de population a montré que l’effet des agents modifiant le pH gastrique sur la pharmacocinétique du raltégravir était faible (diminution de 8,8 % de la biodisponibilité relative) et n’était pas cliniquement ou statistiquement significatif. (solubilité accrue) |
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CONTRACEPTIFS HORMONAUX |
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Ethinylestradiol Norelgestromine (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
Éthinylestradiol ASC ¯ 2 % Éthinylestradiol Cmax ↑ 6 % Norelgestromine ASC ↑ 14 % Norelgestromine Cmax ↑ 29 % |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou les contraceptifs hormonaux (à base d’oestrogène ou de progestérone) |
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ANALGESIQUES OPIACES |
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Méthadone (raltégravir 400 mg deux fois par jour) |
méthadone ASC ↔ méthadone Cmax ↔ |
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour le raltégravir (400 mg deux fois par jour et 1 200 mg une fois par jour) ou la méthadone |
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données chez un grand nombre de femmes enceintes exposées au raltégravir 400 mg deux fois par jour pendant le premier trimestre (plus de 1 000 suivis prospectifs de grossesse) n'a mis en évidence aucun effet malformatif. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte exposée au raltégravir 400 mg deux fois par jour pendant le deuxième et/ou le troisième trimestre (entre 300 et 1 000 suivis prospectifs de grossesse) n'a mis en évidence aucun risque accru de toxicité pour le fœtus ou le nouveau-né.
Raltégravir 1 200 mg n’est pas recommandé pendant la grossesse.
Registre des grossesses sous antirétroviraux
Pour suivre les conséquences, chez la mère et le fœtus, d’une administration de raltégravir par inadvertance chez les patientes enceintes, un registre des grossesses sous antirétroviraux a été mis en place. Les médecins sont encouragés à inscrire les patientes dans ce registre.
En règle générale, lorsqu’il est décidé d’utiliser des agents antirétroviraux chez la femme enceinte pour traiter des infections par le VIH, et ainsi diminuer le risque de transmission verticale du VIH vers le nouveau-né, les données animales ainsi que l’expérience clinique chez la femme enceinte doivent être prises en compte afin de définir la sécurité d’emploi chez le fœtus.
Le raltégravir et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain et de ce fait des effets sur les nouveau-nés et nourrissons allaités sont probables. Les données pharmacodynamiques et toxicologiques disponibles chez l’animal ont montré une excrétion du raltégravir et de ses métabolites dans le lait (voir rubrique 5.3 pour plus de détails).
Un risque pour les nouveau-nés et nourrissons ne peut être exclu.
Il est recommandé aux femmes vivant avec le VIH de ne pas allaiter leur nourrisson afin d’éviter la transmission du VIH.
Fertilité
Il n’y a pas eu d’effet sur la fertilité chez des rats et des rates ayant reçu des doses allant jusqu’à 600 mg/kg/jour, ce qui correspond à une exposition trois fois supérieure à la dose recommandée chez l’homme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité d’emploi
Dans des essais cliniques randomisés, raltégravir 400 mg a été administré deux fois par jour en association avec un traitement de fond fixe ou optimisé, à des patients adultes naïfs de traitement (N = 547) et prétraités (N = 462) jusqu’à 96 semaines. 531 autres patients naïfs de traitement ont reçu 1 200 mg de raltégravir une fois par jour avec de l’emtricitabine et du fumarate de ténofovir disoproxil jusqu’à 96 semaines. Voir rubrique 5.1.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement ont été des céphalées, des nausées et des douleurs abdominales. Les effets indésirables graves les plus fréquemment rapportés ont été un syndrome de restauration immunitaire et une éruption cutanée. Dans les essais cliniques, les taux d’interruption du raltégravir en raison de la survenue d’effets indésirables ont été de 5 % ou moins.
Des cas de rhabdomyolyse, un effet indésirable grave, ont été rapportés de façon peu fréquente depuis la commercialisation de raltégravir 400 mg deux fois par jour.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables considérés par les investigateurs comme étant en rapport avec le raltégravir (seul ou en association avec d’autres antirétroviraux), ainsi que les effets indésirables rapportés depuis la commercialisation sont listés ci-dessous par classe de systèmes d’organes. Les fréquences sont définies comme suit : fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Classes de systèmes d’organes |
Fréquence |
Effets indésirables Raltégravir (seul ou en association avec d’autres ARV) |
|
Infections et infestations |
Peu fréquent |
herpès génital, folliculite, gastro-entérite, herpès simplex, infection à virus herpès, zona, grippe, abcès d’un ganglion lymphatique, molluscum contagiosum, rhinopharyngite, infection des voies respiratoires hautes |
|
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) |
Peu fréquent |
papillome cutané |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Peu fréquent |
anémie, anémie par carence en fer, douleur d’un ganglion lymphatique, lymphadénopathies, neutropénie, thrombocytopénie |
|
Affections du système immunitaire |
Peu fréquent |
syndrome de restauration immunitaire, hypersensibilité médicamenteuse, hypersensibilité |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Fréquent |
perte d’appétit |
|
Peu fréquent |
cachexie, diabète sucré, dyslipidémie, hypercholestérolémie, hyperglycémie, hyperlipidémie, hyperphagie, augmentation de l’appétit, polydipsie, mauvaise répartition des graisses |
|
|
Affections psychiatriques |
Fréquent |
rêves anormaux, insomnie, cauchemars, comportement anormal, dépression, |
|
Peu fréquent |
troubles mentaux, tentative de suicide, anxiété, état confusionnel, humeur dépressive, dépression majeure, insomnie de milieu de nuit, modifications de l’humeur, crise de panique, troubles du sommeil, idées suicidaires, comportement suicidaire (en particulier chez les patients avec antécédent de maladie psychiatrique) |
|
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
sensation vertigineuse, céphalées, hyperactivité psychomotrice |
|
Peu fréquent |
amnésie, syndrome du canal carpien, troubles cognitifs, troubles de l’attention, sensation vertigineuse posturale, dysgueusie, hypersomnie, hypoesthésie, léthargie, troubles de la mémoire, migraine, neuropathie périphérique, paresthésie, somnolence, céphalée de tension, tremblements, mauvaise qualité du sommeil |
|
|
Affections oculaires |
Peu fréquent |
altération de la vision |
|
Affections de l’oreille et du labyrinthe |
Fréquent |
vertige |
|
Peu fréquent |
acouphènes |
|
|
Affections cardiaques |
Peu fréquent |
palpitations, bradycardie sinusale, extrasystoles ventriculaires |
|
Affections vasculaires |
Peu fréquent |
bouffées de chaleur, hypertension |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Peu fréquent |
dysphonie, épistaxis, congestion nasale |
|
Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
distension abdominale, douleur abdominale, diarrhées, flatulence, nausées, vomissements, dyspepsie |
|
Peu fréquent |
gastrite, gêne abdominale, douleur abdominale haute, sensibilité abdominale, gêne ano-rectale, constipation, sécheresse buccale, gêne épigastrique, duodénite érosive, éructation, reflux gastro-œsophagien, gingivite, glossite, odynophagie, pancréatite aiguë, ulcère peptique, hémorragie rectale |
|
|
Affections hépato-biliaires |
Peu fréquent |
hépatite, stéatose hépatique, hépatite alcoolique, insuffisance hépatique |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquent |
rash |
|
Peu fréquent |
acné, alopécie, dermatite acnéiforme, peau sèche, érythème, lipoatrophie faciale, hyperhidrose, lipoatrophie, lipodystrophie acquise, lipo- hypertrophie, sueurs nocturnes, prurigo, prurit, prurit généralisé, rash maculaire, rash maculopapuleux, rash prurigineux, lésions cutanées, urticaire, xérodermie, syndrome de Stevens-Johnson, éruption médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS : Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms) |
|
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Peu fréquent |
arthralgies, arthrite, dorsalgie, douleur du flanc, douleur musculo-squelettique, myalgie, cervicalgie, ostéopénie, douleur aux extrémités, tendinite, rhabdomyolyse |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Peu fréquent |
insuffisance rénale, néphrite, lithiase rénale, nycturie, kystes rénaux, altération de la fonction rénale, néphrite tubulo-interstitielle |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Peu fréquent |
dysfonction érectile, gynécomastie, symptômes de la ménopause |
|
Troubles généraux et anomalies au site d’administration |
Fréquent |
asthénie, fatigue, fièvre |
|
Peu fréquent |
gêne thoracique, frissons, œdème de la face, augmentation du tissu adipeux, sensation de nervosité, malaise, masse sous-maxillaire, œdème périphérique, douleur |
|
|
Investigations |
Fréquent |
augmentation du taux d’alanine aminotransférase (ALAT), lymphocytes atypiques, augmentation du taux d’aspartate aminotransférase (ASAT), augmentation du taux de triglycérides sanguins, lipase augmentée, augmentation du taux d’amylase pancréatique sanguine |
|
Peu fréquent |
numération des neutrophiles absolus diminuée, phosphatase alcaline augmentée, albuminémie diminuée, amylasémie augmentée, bilirubinémie augmentée, cholestérolémie augmentée, créatininémie augmentée, glycémie augmentée, azote uréique du sang augmenté, créatine phosphokinase augmentée, glycémie à jeun augmentée, présence de glucose dans l’urine, lipoprotéines de haute densité augmentées, rapport international normalisé (INR) augmenté, lipoprotéines de basse densité augmentées, numération plaquettaire diminuée, globules rouges : recherche positive dans l’urine, tour de taille augmenté, prise de poids, globules blancs diminués |
|
|
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Peu fréquent |
surdose accidentelle |
Description de certains effets indésirables
Dans des études menées avec raltégravir 400 mg deux fois par jour, des cas de cancers ont été rapportés chez les patients prétraités et chez les patients naïfs de traitement recevant le raltégravir en association avec d’autres agents antirétroviraux. Les types et les incidences de cancers spécifiques étaient ceux attendus dans une population hautement immunodéprimée. Dans ces études, le risque de développement d’un cancer a été comparable dans les groupes recevant le raltégravir et dans ceux qui recevaient les traitements comparateurs.
Des anomalies biologiques au niveau de la créatine phosphokinase (CPK) de Grade 2-4 ont été observées chez des patients traités par raltégravir. Des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. Utiliser le raltégravir avec prudence chez les patients ayant des antécédents de myopathie ou de rhabdomyolyse ou présentant des facteurs de risque tels que la prise de médicaments connus pour entraîner de tels effets (voir rubrique 4.4).
Des cas d’ostéonécrose ont été rapportés, particulièrement chez les patients ayant des facteurs de risque généralement avérés, une maladie VIH avancée ou une exposition à long terme à un traitement par des associations d’antirétroviraux. La fréquence de ces cas n’est pas connue (voir rubrique 4.4).
Chez les patients porteurs du VIH présentant une immunodéficience sévère au moment de la mise en place du TARC, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut survenir. Des cas de maladies auto-immunes (telles que la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) ont également été rapportés. Toutefois, le moment rapporté du début de la maladie est plus variable et ces événements peuvent survenir de nombreux mois après la mise en place du traitement (voir rubrique 4.4).
Pour chacun des effets indésirables cliniques suivants, il y a eu au moins un évènement grave : herpès génital, anémie, syndrome de reconstitution immunitaire, dépression, troubles mentaux, tentative de suicide, gastrite, hépatite, insuffisance rénale, surdosage accidentel.
Dans les études cliniques chez des patients prétraités, des éruptions cutanées, quelle que soit leur imputabilité au médicament, ont été plus fréquemment observées avec les associations comportant raltégravir et darunavir par rapport aux associations contenant raltégravir sans darunavir ou darunavir sans raltégravir. Les éruptions cutanées considérées par l’investigateur comme liées au médicament se sont produites à des taux similaires. Les taux d’éruptions cutanées ajustés en fonction de l’exposition (toutes causes confondues) ont été respectivement de 10,9, 4,2 et 3,8 pour 100 patients-années (PA) ; les taux correspondants pour les éruptions cutanées liées au médicament ont été respectivement de 2,4, 1,1 et 2,3 pour 100 PA. Les éruptions cutanées observées dans les études cliniques ont été d’intensité légère à modérée et n’ont pas entraîn’é l’arrêt du traitemen’t (voir rubrique 4.4).
Patients co-infectés par le virus de l’hépatite B et/ou de l’hépatite C
Lors des essais cliniques, il y avait 79 patients co-infectés avec une hépatite B, 84 co-infectés avec une hépatite C et 8 patients co-infectés avec des hépatites B et C qui ont été traités avec du raltégravir en association avec d’autres médicaments pour le VIH-1. Généralement, le profil de sécurité d’emploi de raltégravir chez les patients co-infectés par le virus de l’hépatite B et/ou C a été comparable à celui observé chez les patients sans co-infection par le virus de l’hépatite B et/ou C bien que les taux d’anomalies des ASAT/ALAT aient été quelque peu supérieurs dans le sous-groupe de patients co- infectés avec le virus de l’hépatite B et/ou C.
A la semaine 96, des anomalies biologiques de Grade 2 ou plus, représentant une aggravation du grade par rapport aux valeurs initiales des ASAT, des ALAT ou de la bilirubinémie totale, ont été constatées chez respectivement 29 %, 34 % et 13 % des patients co-infectés traités par raltégravir versus 11 %, 10 % et 9 % de tous les autres patients recevant du raltégravir. Chez les patients naïfs de traitement, à la semaine 240, des anomalies biologiques de Grade 2 ou plus, représentant une aggravation du grade par rapport aux valeurs initiales des ASAT, des ALAT ou de la bilirubinémie totale, ont été constatées chez respectivement 22 %, 44 % et 17 % des patients co-infectés traités par raltégravir versus 13 %, 13 % et 5 % de tous les autres patients recevant du raltégravir.
Population pédiatrique
Raltégravir 600 mg, comprimé pelliculé n’a pas été étudié dans la population pédiatrique (voir rubrique 4.2).
Enfants et adolescents âgés de 2 à 18 ans
Le raltégravir a été étudié chez 126 patients prétraités, enfants et adolescents âgés de 2 à 18 ans, infectés par le VIH-1, en association avec d’autres agents antirétroviraux dans l’étude IMPAACT P1066 (voir rubriques 5.1 et 5.2). Sur les 126 patients, 96 ont reçu la dose recommandée de raltégravir deux fois par jour.
Chez ces 96 enfants et adolescents, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables liés au médicament jusqu’à la semaine 48 ont été comparables à ceux observés chez les adultes.
Un patient a eu des effets indésirables de Grade 3 liés au médicament : hyperactivité psychomotrice, comportement anormal et insomnie ; un patient a eu une éruption cutanée allergique grave de Grade 2 liée au médicament.
Un patient a présenté des anomalies des examens biologiques liées au médicament et considérées comme graves : ASAT Grade 4 et ALAT Grade 3.
Nourrissons et jeunes enfants âgés de 4 semaines à moins de 2 ans
Le raltégravir en 2 prise par jour a également été étudié chez 26 nourrissons et jeunes enfants âgés de 4 semaines à moins de 2 ans, infectés par le VIH-1, en association avec d’autres agents antirétroviraux dans l’étude IMPAACT P1066 (voir rubriques 5.1 et 5.2).
Chez ces 26 nourrissons et jeunes enfants, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables liés au médicament jusqu’à la semaine 48 ont été comparables à ceux observés chez les adultes.
Un patient a présenté un rash allergique grave de Grade 3 lié au médicament, ayant entraîné l’arrêt du traitement.
Nouveau-nés exposés au VIH-1
Dans l’étude IMPAACT P1110 (voir rubrique 5.2), les nourrissons éligibles devaient être nés à au moins 37 semaines de gestation et peser au moins 2 kg. Seize (16) nouveau-nés ont reçu 2 doses de RALTÉGRAVIR BIOGARAN dans les 2 premières semaines de vie, et 26 nouveau-nés ont reçu une dose quotidienne pendant 6 semaines ; tous ont été suivis pendant 24 semaines.
Il n’y a eu aucun effet indésirable clinique lié au médicament et il y a eu trois effets indésirables biologiques liés au médicament (une neutropénie transitoire de Grade 4 chez un sujet recevant de la zidovudine en prévention de la transmission mère-enfant (PTME), et deux élévations de la bilirubine (l’une de Grade 1 et l’autre de Grade 2) considérées comme non graves et ne nécessitant pas de traitement spécifique).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Aucune information spécifique n’est disponible concernant le traitement d’un surdosage de raltégravir.
En cas de surdosage, les mesures habituelles devront être mises en œuvre, c’est-à-dire l’élimination du produit non absorbé du tube digestif, l’instauration d’une surveillance clinique (y compris électrocardiographique) et la mise en route d’un traitement symptomatique si nécessaire. Il faut prendre en compte le fait que le raltégravir utilisé en clinique se présente sous forme de sel de potassium. On ne sait pas dans quelle mesure le raltégravir peut être dialysable.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antiviraux systémiques, inhibiteurs d’intégrase, Code ATC : J05AJ01.
Mécanisme d’action
Le raltégravir est un inhibiteur de transfert de brin médié par l’intégrase, actif contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1). Le raltégravir inhibe l’activité catalytique de l’intégrase, une enzyme codée par le VIH nécessaire à la réplication virale. L’inhibition de l’intégrase empêche l’insertion covalente, ou intégration, du génome du VIH dans le génome de la cellule hôte. Les génomes du VIH qui ne s’intègrent pas ne peuvent pas donner lieu à la production de nouvelles particules virales infectieuses, et par conséquent l’inhibition de l’intégration empêche la propagation de l’infection virale.
Activité antivirale in vitro
Dans des cultures de cellules lymphoïdes T humaines infectées par une lignée cellulaire adaptée (le variant H9IIIB du VIH-1), le raltégravir, à des concentrations de 31± 20 nM, a inhibé la réplication du VIH-1 de 95 % (CI95) par rapport à une culture non traitée infectée par le virus. Par ailleurs, le raltégravir a inhibé la réplication virale dans des cultures de cellules mononucléaires du sang périphérique humain activées par un mitogène, infectées par divers isolats cliniques primaires de VIH-1, incluant des isolats de 5 sous-types non B et des isolats résistants aux inhibiteurs de la transcriptase inverse et aux inhibiteurs de protéase. Dans un essai d’infection sur un seul cycle de réplication, le raltégravir a inhibé l’infection de 23 isolats du VIH représentant 5 sous-types non B et 5 formes recombinantes circulantes, avec des CI50 allant de 5 à 12 nM.
Résistance
La plupart des virus isolés, chez les patients en échec sous raltégravir, avaient un haut niveau de résistance au raltégravir résultant de l’émergence de 2 mutations ou plus de l’intégrase. La plupart présentaient une mutation au niveau de l’acide aminé 155 (N155 modifié en H), de l’acide aminé 148 (Q148 modifié en H, K ou R) ou de l’acide aminé 143 (Y143 modifié en H, C, ou R), ainsi qu’une ou plusieurs mutations supplémentaires de l’intégrase (par exemple L74M, E92Q, T97A, E138A/K, G140A/S, V151I, G163R, S230R). Les mutations diminuent la sensibilité virale au raltégravir et la présence de mutations supplémentaires accroît la diminution de sensibilité au raltégravir. Les facteurs qui réduisent la probabilité de développer une résistance comprennent une charge virale faible à l’inclusion et l’utilisation d’autres agents antirétroviraux actifs. Les mutations à l’origine de la résistance au raltégravir causent également en général une résistance à l’elvitégravir, un inhibiteur de transfert de brin médié par l’intégrase. Les mutations au niveau de l’acide aminé 143 entraînent une plus grande résistance au raltégravir qu’à l’elvitégravir, tandis que la mutation E92Q provoque une résistance plus importante à l’elvitégravir qu’au raltégravir.
Les virus présentant une mutation au niveau de l’acide aminé 148, ainsi qu’une ou plusieurs mutations supplémentaires causant une résistance au raltégravir, peuvent également présenter une résistance cliniquement significative au dolutégravir.
Expérience clinique
La démonstration de l’efficacité de raltégravir était basée sur l’analyse des données à 96 semaines de deux études randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo (BENCHMRK 1 et BENCHMRK 2, Protocoles 018 et 019) menées chez des patients adultes prétraités infectés par le VIH-1, sur l’analyse des données à 240 semaines d’une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus comparateur actif (STARTMRK, Protocole 021) menée chez des patients adultes infectés par le VIH-1 naïfs de traitement, et sur l’analyse des données à 96 semaines de l’étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus comparateur actif (ONCEMRK, protocole 292) menée chez des patients adultes infectés par le VIH-1 naïfs de traitement.
Efficacité
Patients adultes prétraités (400 mg deux fois par jour)
BENCHMRK 1 et BENCHMRK 2 (essais multicentriques randomisés, en double aveugle, contrôlés versus placebo) évaluaient la sécurité d’emploi et l’activité antirétrovirale du raltégravir 400 mg deux fois par jour versus placebo, en association à un traitement de fond optimisé (TO), chez des patients infectés par le VIH, âgés de 16 ans ou plus, avec une résistance documentée à au moins 1 médicament de chacune des 3 classes d’antirétroviraux (INTI, INNTI, IP). Avant la randomisation, les TO ont été déterminés par l’investigateur sur la base des antécédents thérapeutiques du patient ainsi que des résultats des tests de résistance virale génotypique et phénotypique à l’inclusion.
Les données démographiques des patients (sexe, âge et origine ethnique) et leurs caractéristiques à l’inclusion étaient comparables entre les groupes recevant du raltégravir 400 mg deux fois par jour et le placebo. Les patients ont été préalablement exposés à un nombre médian de 12 antirétroviraux pendant une durée médiane de 10 ans. Un nombre médian de 4 ARV a été utilisé dans le TO.
Analyse des résultats à 48 semaines et à 96 semaines
Les résultats durables combinés des essais BENCHMRK 1 et BENCHMRK 2 (semaine 48 et semaine 96) chez les patients traités à la dose recommandée de raltégravir 400 mg deux fois par jour sont présentés dans le tableau 2.
Tableau 2
Résultats d’efficacité aux semaines 48 et 96
|
BENCHMRK 1 et 2 combinés |
48 semaines |
96 semaines |
||
|
Paramètre |
Raltégravir 400 mg 2 fois/jour + TO (N = 462) |
Placebo + TO (N = 237) |
Raltégravir 400 mg 2 fois/jour + TO (N = 462) |
Placebo + TO (N = 237) |
|
Pourcentage de patients avec ARN-VIH < 400 copies/mL (IC à 95 %) |
||||
|
Tous les patients |
72 (68,76) |
37 (31,44) |
62 (57,66) |
28 (23,34) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
62 (53,69) |
17 (9, 27) |
53 (45, 61) |
15 (8, 25) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
82 (77,86) |
49 (41, 58) |
74 (69, 79) |
39 (31, 47) |
|
Taux de CD4 ≤ 50 cellules/mm3 |
61 (53,69) |
21 (13, 32) |
51 (42, 60) |
14 (7, 24) |
|
> 50 et ≤ 200 cellules/mm3 |
80 (73,85) |
44 (33, 55) |
70 (62, 77) |
36 (25, 48) |
|
> 200 cellules/mm3 |
83 (76,89) |
51 (39, 63) |
78 (70, 85) |
42 (30, 55) |
|
Score de sensibilité (GSS)§§ |
||||
|
0 |
52 (42, 61) |
8 (3, 17) |
46 (36, 56) |
5 (1, 13) |
|
1 |
81 (75, 87) |
40 (30, 51) |
76 (69, 83) |
31 (22, 42) |
|
2 et plus |
84 (77, 89) |
65 (52, 76) |
71 (63, 78) |
56 (43, 69) |
|
Pourcentage de patients avec ARN-VIH < 50 copies/mL (IC à 95 %) |
||||
|
Tous les patients |
62 (57, 67) |
33 (27, 39) |
57 (52 ,62) |
26 (21,32) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
48 (40, 56) |
16 (8, 26) |
47 (39, 55) |
13 (7, 23) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
73 (68, 78) |
43 (35, 52) |
70 (64, 75) |
36 (28, 45) |
|
Taux de CD4 ≤ 50 cellules/mm3 |
50 (41, 58) |
20 (12, 31) |
50 (41, 58) |
13 (6, 22) |
|
> 50 et ≤ 200 cellules/mm3 |
67 (59, 74) |
39 (28, 50) |
65 (57, 72) |
32 (22, 44) |
|
> 200 cellules/mm3 |
76 (68, 83) |
44 (32, 56) |
71 (62, 78) |
41 (29, 53) |
|
Score de sensibilité (GSS)§§ |
||||
|
0 |
45 (35, 54) |
3 (0, 11) |
41 (32, 51) |
5 (1, 13) |
|
1 |
67 (59, 74) |
37 (27, 48) |
72 (64, 79) |
28 (19, 39) |
|
2 et plus |
75 (68, 82) |
59 (46, 71) |
65 (56, 72) |
53 (40, 66) |
|
Variation moyenne du taux de cellules CD4 (IC à 95 %), cellules/mm3 |
||||
|
Tous les patients |
109 (98,121) |
45 (32, 57) |
123 (110, 137) |
49 (35,63) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
126 (107, 144) |
36 (17, 55) |
140 (115, 165) |
40 (16, 65) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
100 (86, 115) |
49 (33, 65) |
114 (98, 131) |
53 (36, 70) |
|
Taux de CD4 ≤ 50 cellules/mm3 |
121 (100, 142) |
33 (18, 48) |
130 (104, 156) |
42 (17, 67) |
|
> 50 et ≤ 200 cellules/mm3 |
104 (88, 119) |
47 (28, 66) |
123 (103, 144) |
56 (34, 79) |
|
> 200 cellules/mm3 |
104 (80, 129) |
54 (24, 84) |
117 (90, 143) |
48 (23, 73) |
|
Score de sensibilité (GSS)§ |
||||
|
0 |
81 (55, 106) |
11 (4, 26) |
97 (70, 124) |
15 (-0, 31) |
|
1 |
113 (96, 130) |
44 (24, 63) |
132 (111, 154) |
45 (24, 66) |
|
2 et plus |
125 (105, 144) |
76 (48, 103) |
134 (108, 159) |
90 (57, 123) |
|
Les sorties d’étude sont comptabilisées comme des échecs : les patients qui ont arrêté prématurément l’étude sont considérés comme des échecs à partir de cet arrêt. Les pourcentages de patients ayant répondu avec un intervalle de confiance (IC) à 95 % sont rapportés. Pour l’analyse selon les facteurs pronostiques, les échecs virologiques ont été reportés en pourcentages inférieurs à 400 et à 50 copies/mL. Pour la variation moyenne du taux de CD4, la valeur à l’inclusion a été reportée en cas d’échec virologique. § Le Score de Sensibilité Génotypique (GSS) a été défini par le nombre total d’ARV par voie orale du traitement de fond optimisé (TO) auquel l’isolat viral du patient a montré une sensibilité génotypique sur la base des tests de résistance génotypique. L’utilisation de l’enfuvirtide dans le TO chez les patients naïfs d’enfuvirtide a été comptabilisée comme 1 molécule active du TO. De même, l’utilisation du darunavir chez les patients naïfs de darunavir a été comptabilisée comme 1 molécule active du TO. |
||||
Le traitement par raltégravir a permis d’obtenir des charges virales ARN VIH plasmatiques < 50 copies/mL chez 61,7 % des patients à la semaine 16, chez 62,1 % des patients à la semaine 48 et chez 57,0 % à la semaine 96 (sorties d’étude = échec). Chez certains patients un rebond viral a été observé entre la semaine 16 et la semaine 96. Les facteurs associés à l’échec comprenaient une charge virale élevée à l’inclusion et un TO ne comprenant pas au moins un agent anti-rétroviral actif puissant.
Switch par raltégravir (400 mg deux fois par jour)
Les études SWITCHMRK 1 et 2 (Protocoles 032 et 033) visaient à évaluer des patients infectés par le VIH recevant un traitement efficace (ARN VIH lors de la sélection < 50 copies/mL, schéma thérapeutique stable depuis plus de trois mois) composé de lopinavir 200 mg (+) ritonavir 50 mg, deux comprimés deux fois par jour, plus au moins 2 inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, qui ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour poursuivre le traitement par lopinavir (+) ritonavir, 2 comprimés deux fois par jour (n = 174 et n = 178 respectivement) ou remplacer le lopinavir (+) ritonavir par le raltégravir 400 mg deux fois par jour (n = 174 et n = 176 respectivement).
Les patients ayant des antécédents d’échec virologique n’ont pas été exclus et le nombre de traitements antirétroviraux antérieurs n’était pas limité.
Ces études ont été interrompues après l’analyse primaire d’efficacité à 24 semaines car la non-infériorité du raltégravir versus lopinavir (+) ritonavir n’a pas été démontrée. Dans ces deux études, à la semaine 24, une charge virale ARN VIH inférieure à 50 copies/mL a été maintenue chez 84,4 % des patients du groupe raltégravir versus 90,6 % du groupe lopinavir (+) ritonavir (sortie d’étude = échec).
Pour ce qui est du besoin d’administrer le raltégravir avec deux autres agents antirétroviraux actifs, voir la rubrique 4.4.
Patients adultes naïfs de traitement (400 mg deux fois par jour)
L’étude STARTMRK (étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus comparateur actif) évaluait la sécurité d’emploi et l’activité antirétrovirale de raltégravir 400 mg deux fois par jour versus éfavirenz 600 mg au coucher, en association avec l’emtricitabine (+) fumarate de ténofovir disoproxil chez des patients infectés par le VIH naïfs de traitement ayant une charge virale supérieure à 5 000 copies/mL. La randomisation a été stratifiée en fonction de la charge virale ARN VIH lors de la sélection (≤ 50 000 copies/mL et > 50 000 copies/mL) et du statut VHB ou VHC (positif ou négatif).
Les données démographiques des patients (sexe, âge et origine ethnique) et leurs caractéristiques à l’inclusion étaient comparables entre le groupe raltégravir 400 mg deux fois par jour et le groupe éfavirenz 600 mg au coucher.
Analyse des résultats à 48 semaines et à 240 semaines
Concernant le critère primaire d’efficacité, le pourcentage de patients ayant obtenu une charge virale ARN VIH inférieure à 50 copies/mL à la semaine 48 a été de 241/280 (86,1 %) dans le groupe traité par le raltégravir et de 230/281 (81,9 %) dans le groupe traité par l’éfavirenz. La différence entre les traitements (raltégravir - éfavirenz) a été de 4,2 %, avec un IC à 95 % de (-1,9 ; 10,3), ce qui démontre que le raltégravir est non-inférieur à l’éfavirenz (valeur de p pour la non-infériorité < 0,001). A la semaine 240, la différence entre les traitements (raltégravir - éfavirenz) a été de 9,5 %, avec un IC à 95 % de (1,7 ; 17,3). Le tableau 3 présente les résultats (semaine 48 et semaine 240) chez les patients de l’étude STARTMRK recevant la dose recommandée de raltégravir 400 mg deux fois par jour.
Tableau 3
Résultats d’efficacité aux semaines 48 et 240
|
Etude STARTMRK |
48 semaines |
96 semaines |
||
|
|
Raltégravir 400 mg 2 fois/jour (n = 281) |
Efavirenz 600 mg au coucher (n = 282) |
Raltégravir 400 mg 2 fois/jour (N = 281) |
Efavirenz 600 mg au coucher (n = 282) |
|
Pourcentage de patients ayant un ARN VIH < 50 copies/mL (IC à 95 %) |
||||
|
Tous les patients |
86 (81 ; 90) |
82 (77 ; 86) |
71 (65 ; 76) |
61 (55 ; 67) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
91 (85 ; 95) |
89 (83 ; 94) |
70 (62 ; 77) |
65 (56 ; 72) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
93 (86 ; 97) |
89 (82 ; 94) |
72 (64 ; 80) |
58 (49 ; 66) |
|
Taux de CD4 ≤ 50 cellules/mm3 |
84 (64 ; 95) |
86 (67 ; 96) |
58 (37 ; 77) |
77 (58 ; 90) |
|
> 50 et ≤ 200 cellules/mm3 |
89 (81 ; 95) |
86 (77 ; 92) |
67 (57 ; 76) |
60 (50 ; 69) |
|
> 200 cellules/mm3 |
94 (89 ; 98) |
92 (87 ; 96) |
76 (68 ; 82) |
60 (51 ; 68) |
|
Sous-type viral Clade B |
90 (85 ; 94) |
89 (83 ; 93) |
71 (65 ; 77) |
59 (52 ; 65) |
|
Non-Clade B |
96 (87 ; 100) |
91 (78 ; 97) |
68 (54 ; 79) |
70 (54 ; 82) |
|
Variation moyenne du taux de cellules CD4 (IC à 95 %) ; cellules/mm3 |
||||
|
Tous les patients |
189 (174 ; 204) |
163 (148 ; 178) |
374 (345 ; 403) |
312 (284 ; 339) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
196 (174 ; 219) |
192 (169 ; 214) |
392 (350 ; 435) |
329 (293 ; 364) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
180 (160 ; 200) |
134 (115 ; 153) |
350 (312 ; 388) |
294 (251 ; 337) |
|
Taux de CD4 ≤ 200 cellules/mm3 |
170 (122 ; 218) |
152 (123 ; 180) |
304 (209 ; 399) |
314 (242 ; 386) |
|
> 50 et ≤ 200 cellules/mm3 |
193 (169 ; 217) |
175 (151 ; 198) |
413 (360 ; 465) |
306 (264 ; 348) |
|
> 200 cellules/mm3 |
190 (168 ; 212) |
157 (134 ; 181) |
358 (321 ; 395) |
316 (272 ; 359) |
|
Sous-type viral Clade B |
187 (170 ; 204) |
164 (147 ; 181) |
380 (346 ; 414) |
303 (272 ; 333) |
|
Non-Clade B |
189 (153 ; 225) |
156 (121 ; 190) |
332 (275 ; 388) |
329 (260 ; 398) |
|
Les sorties d’étude sont considérées comme des échecs : les patients qui ont arrêté prématurément l’étude sont considérés comme des échecs à partir de cet arrêt. Les pourcentages de patients ayant répondu avec un intervalle de confiance (IC) à 95 % sont rapportés Pour l’analyse selon les facteurs pronostiques, les échecs virologiques ont été reportés pour les pourcentages inférieurs à 50 et à 400 copies/mL. Pour la variation moyenne du taux de CD4, la valeur à l’inclusion a été reportée en cas d’échec virologique. Notes : Les analyses sont basées sur toutes les données disponibles. Le raltégravir et l’éfavirenz ont été administrés avec l’emtricitabine (+) fumarate de ténofovir disoproxil. |
||||
Traitement chez le patient adulte naïf de traitement (1 200 mg [2 x 600 mg] une fois par jour)
ONCEMRK, une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus comparateur actif (protocole 292), a évalué la sécurité d’emploi et l’activité anti-rétrovirale du raltégravir 1 200 mg une fois par jour + emtricitabine (+) fumarate de ténofovir disoproxil versus raltégravir 400 mg deux fois par jour, en association avec emtricitabine (+) fumarate de ténofovir disoproxil chez le patient infecté par le VIH, naïf de traitement avec un ARN VIH > 1 000 copies/mL. La randomisation était stratifiée en fonction des niveaux d’ARN VIH (≤ 100 000 copies/mL et > 100 000 copies/mL) et du statut d’hépatite B ou C (positif ou négatif).
Les données démographiques des patients (genre, âge et origine ethnique) et les caractéristiques à l’inclusion étaient similaires entre le groupe recevant raltégravir 1 200 mg une fois par jour, et celui recevant raltégravir 400 mg deux fois par jour.
Analyse des résultats à 48 et 96 semaines
Concernant le critère primaire d’efficacité, le pourcentage de patients ayant obtenu une charge virale ARN VIH < 40 copies/mL à la semaine 48 a été de 472/531 (88,9 %) dans le groupe recevant raltégravir 1 200 mg une fois par jour et de 235/266 (88,3 %) dans le groupe recevant raltégravir 400 mg deux fois par jour. La différence entre les traitements (raltégravir 1 200 mg une fois par jour raltégravir 400 mg deux fois par jour) a été de 0,5 %, avec un IC à 95 % (-4,2 ; 5,2) ce qui démontre que le raltégravir 1 200 mg une fois par jour est non-inférieur au raltégravir 400 mg deux fois par jour.
A la semaine 96, la proportion de patients ayant obtenu une charge virale ARN VIH < 40 copies/mL était de 433/531 (81,5 %) dans le groupe recevant raltégravir 1 200 mg une fois par jour et de 213/266 (80,1 %) dans le groupe recevant raltégravir 400 mg deux fois par jour. La différence entre les traitements (raltégravir 1 200 mg une fois par jour - raltégravir 400 mg deux fois par jour) était de 1,5 %, avec un IC à 95 % de (-4,4 ; 7,3). Les résultats à 48 et 96 semaines de ONCEMRK sont présentés dans le Tableau 4.
Tableau 4
Résultats d’efficacité aux semaines 48 et 96
|
Etude ONCEMRK |
48 semaines |
96 semaines |
||
|
|
Raltégravir 600 mg (1 200 mg une fois par jour) (N = 531) |
Raltégravir 400 mg deux fois par jour (N = 266) |
Raltégravir 600 mg (1 200 mg une fois par jour (N = 531 |
Raltégravir 400 mg deux fois par jour (N=266) |
|
Pourcentage de patients ayant un ARN VIH < 40 copies/mL (IC à 95 %) |
||||
|
Tous les patients |
88.9 (85.9, 91.4) |
88.3 (83.9, 91.9) |
81.5 (78.0, 84.8) |
80.1 (74.8, 84.7) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
86.7 (80.0, 91.8) |
83.8 (73.4, 91.3) |
84.7 (77.5, 90.3) |
82.9 (72.0, 90.8) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
97.2 (94.9, 98.7) |
97.7 (94.3, 99.4) |
91.9 (88.5, 94.5) |
93.0 (89.1, 97.1) |
|
Taux de CD4 ≤ 200 cellules/mm3 |
85.1 (74.3, 92.6) |
87.9 (71.8, 96.6) |
79.0 (66.8, 88.3) |
80 (61.4, 92.3) |
|
> 200 cellules/mm3 |
95.6 (93.2, 97.3) |
94.5 (90.6, 97.1) |
91.4 (88.3, 93.9) |
92.2 (87.6, 95.5) |
|
Sous-type viral Clade B |
94.6 (91.4, 96.8) |
93.7 (89.0, 96.8) |
90.0 (86.0, 93.2) |
88.9 (83.0, 93.3) |
|
Non-Clade B |
93.6 (89.1, 96.6) |
93.2 (84.9, 97.8) |
89.5 (84.1, 93.6) |
94.4 (86.2, 98.4) |
|
Variation moyenne du taux de cellules CD4 (IC à 95 %) ; cellules/mm3 |
||||
|
Tous les patients |
232 (215, 249) |
234 (213, 255) |
262 (243, 280) |
262 (236, 288) |
|
Caractéristique à l’inclusion |
||||
|
ARN VIH > 100,000 copies/mL |
276 (245, 308) |
256 (218, 294) |
297 (263, 332) |
281 (232, 329) |
|
≤ 100,000 copies/mL |
214 (194, 235) |
225 (199, 251) |
248 (225, 270) |
254 (224, 285) |
|
Taux de CD4 ≤ 200 cellules/mm3 |
209 (176, 243) |
209 (172, 245) |
239 (196, 281) |
242 (188, 296) |
|
> 200 cellules/mm3 |
235 (216, 255) |
238 (214, 262) |
265 (245, 286) |
265 (237, 294) |
|
Sous-type viral Clade B |
232 (209, 254) |
240 (213, 266) |
270 (245, 296) |
267 (236, 297) |
|
Non-Clade B |
233 (205, 261) |
226 (191, 261) |
246 (219, 274) |
259 (211, 307) |
|
Les sorties d’étude sont considérées comme des échecs : les patients qui ont arrêté prématurément l’étude sont considérés comme des échecs à partir de cet arrêt. Les pourcentages de patients ayant répondu avec un intervalle de confiance (IC) à 95 % sont rapportés Pour l’analyse selon les facteurs pronostiques, les échecs virologiques ont été reportés pour les pourcentages inférieurs à 40 copies/mL. Pour la variation moyenne du taux de CD4, la valeur à l’inclusion a été reportée en cas d’échec virologique. Le raltégravir 1 200 mg une fois par jour et le raltégravir 400 mg deux fois par jour ont été administrés avec de l’emtricitabine (+) fumarate de ténofovir disoproxil. |
||||
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Il a été démontré chez les volontaires sains ayant reçu des doses uniques de raltégravir par voie orale à jeun, que le raltégravir est rapidement absorbé avec un tmax d’environ 3 heures après administration.
L’ASC et la Cmax du raltégravir augmentent proportionnellement à la dose sur l’intervalle de doses allant de 100 mg à 1 600 mg. La C12 h du raltégravir augmente proportionnellement à la dose sur l’intervalle de doses allant de 100 mg à 800 mg et elle augmente légèrement moins que proportionnellement à la dose sur l’intervalle de doses allant de 100 mg à 1 600 mg.
En cas d’administration deux fois par jour, l’état d’équilibre pharmacocinétique est atteint rapidement dans un délai d’environ 2 jours. On note peu ou pas d’accumulation au niveau de l’ASC et de la Cmax et une légère accumulation au niveau de la C12 h. La biodisponibilité absolue du raltégravir n’a pas été établie.
Le raltégravir 1 200 mg une fois par jour est également rapidement absorbé avec un Tmax médian d’environ 1,5 à 2 heures à jeun et génère un pic d’absorption plus élevé avec une Cmax qui a tendance à augmenter en comparaison avec le raltégravir deux fois par jour (1 x 400 mg deux fois par jour). De plus, en comparaison à raltégravir 400 mg, la forme raltégravir 600 mg utilisée pour le schéma thérapeutique à 1 200 mg une fois par jour (2 x 600 mg) a une biodisponibilité relative plus élevée (de 21 à 66 %). Après absorption, les deux formes de raltégravir montrent une pharmacocinétique systémique similaire. Chez les patients ayant reçu 1 200 mg de raltégravir une fois par jour, l’ASC0-24 à l’état d’équilibre était de 53,7 h μM, la C24 h était de 75,6 nM, et le Tmax médian était de 1,50 h.
Le raltégravir 400 mg deux fois par jour peut être administré avec ou sans nourriture. Dans les études pivots de sécurité d’emploi et d’efficacité chez les patients infectés par le VIH, le raltégravir a été administré sans tenir compte de l’alimentation. L’administration de doses multiples de raltégravir après un repas modérément riche en graisses n’a pas eu d’incidence cliniquement significative sur l’ASC du raltégravir (augmentation de 13 % par rapport à l’administration à jeun). La C12 h a augmenté de 66 % et la Cmax de 5 % après un repas modérément riche en graisses comparé à l’administration à jeun. L’administration du raltégravir après un repas riche en graisses a multiplié approximativement l’ASC et la Cmax d’un facteur 2 et la C12 h d’un facteur 4,1. L’administration du raltégravir après un repas pauvre en graisses a diminué l’ASC et la Cmax respectivement de 46 % et de 52 % ; la C12 h est restée globalement inchangée. L’administration avec la nourriture semble accroître la variabilité pharmacocinétique par rapport à l’administration à jeun.
Les comprimés de raltégravir à 600 mg (2 x 600 mg une fois par jour) peuvent être administrés avec ou sans nourriture. Une étude de dose unique évaluant l’effet des aliments a démontré un effet similaire ou moindre avec le raltégravir 1 200 mg une fois par jour comparé au raltégravir 400 mg deux fois par jour lors de la prise d’un repas riche ou pauvre en graisses. L’administration de raltégravir 1 200 mg une fois par jour avec un repas pauvre en graisses a entraîné une diminution de 42 % de l’ASC0-∞, une diminution de 52 % de la Cmax et une diminution de 16 % de la C24 h.
L’administration d’un repas riche en graisses a entraîné une augmentation de 1,9 % de l’ASC0-∞, une diminution de 28 % de la Cmax et une diminution de 12 % de la C24 h.
Globalement, une variabilité considérable a été observée dans la pharmacocinétique du raltégravir.
Dans les études BENCHMRK 1 et 2, le coefficient de variation (CV) de la variabilité interindividuelle de la C12 h observée était de 212 % et le CV de la variabilité intra-individuelle de la C12 h observée était de 122 %. Les sources de variabilité peuvent inclure des différences d’administration au regard de la nourriture et de l’utilisation concomitante de médicaments.
Distribution
Le raltégravir est lié aux protéines plasmatiques humaines à environ 83 % sur l’intervalle de concentrations de 2 à 10 μM.
Le raltégravir traverse facilement la barrière placentaire chez le rat, mais ne pénètre pas de manière notable dans le cerveau.
Dans deux études chez des patients infectés par le VIH-1 ayant reçu 400 mg de raltégravir deux fois par jour, le raltégravir a été décelé facilement dans le liquide céphalorachidien. Dans la première étude (n = 18), la concentration médiane dans le liquide céphalorachidien représentait 5,8 % (écart de 1 à 53,5 %) de la concentration plasmatique correspondante. Dans la seconde étude (n = 16), la concentration médiane dans le liquide céphalorachidien représentait 3 % (écart de 1 à 61 %) de la concentration plasmatique correspondante. Ces proportions médianes étaient environ 3 à 6 fois inférieures à celles de la fraction non liée de raltégravir dans le plasma.
Biotransformation et excrétion
La demi-vie apparente d’élimination terminale du raltégravir est d’environ 9h, avec une demi-vie de phase α plus courte (environ 1h) représentant la majeure partie de l’ASC. Après administration d’une dose orale de raltégravir radiomarqué, environ 51 % et 32 % de la dose sont éliminés respectivement dans les fèces et dans l’urine. Dans les fèces, seul le raltégravir a été retrouvé, dont la majeure partie proviendrait de l’hydrolyse du glucuronide du raltégravir sécrété dans la bile tel qu’observé dans les études précliniques. Deux composants, à savoir le raltégravir et le glucuronide du raltégravir, ont été détectés dans l’urine, représentant environ respectivement 9 % et 23 % de la dose. La principale entité circulante a été le raltégravir, qui a représenté environ 70 % de la radioactivité totale ; la radioactivité plasmatique restante a été représentée par le glucuronide du raltégravir.
Des études utilisant des inhibiteurs chimiques sélectifs d’une isoforme et des UDP-glucuronosyltransférases (UGT) exprimées par l’ADNc montrent que l’UGT1A1 est la principale enzyme responsable de la formation du glucuronide du raltégravir. Les données indiquent donc que le principal mécanisme de clairance du raltégravir chez l’homme est une glucuronidation médiée par l’UGT1A1.
Polymorphisme de l’UGT1A1
Dans une étude comparant 30 sujets de génotype *28/*28 à 27 sujets de génotype sauvage, le rapport des moyennes géométriques (IC à 90 %) des ASC a été de 1,41 (0,96 ; 2,09) et le rapport des moyennes géométriques de la C12 h a été de 1,91 (1,43 ; 2,55). Des adaptations posologiques ne sont pas considérées nécessaires chez les sujets ayant une activité UGT1A1 réduite due à un polymorphisme génétique.
Populations particulières
Population pédiatrique
RALTÉGRAVIR BIOGARAN n'est disponible qu'en comprimés de 600 mg. Si une autre dose est nécessaire, il convient d'utiliser d'autres produits à base de raltégravir offrant une telle option (voir la rubrique 4.2.) D’autres produits à base de raltégravir de 400 mg sont également disponibles sous forme de comprimés à croquer et de granulés pour suspension buvable. Dans une étude de comparaison de formulation, chez des adultes volontaires sains, la biodisponibilité orale du comprimé à croquer et des granulés pour suspension buvable a été supérieure en comparaison à celle du comprimé à 400 mg. Reportez-vous aux résumés des caractéristiques du produit de ces spécialités pour obtenir des informations supplémentaires sur la posologie.
Sujets âgés
Il n’y a pas eu d’effet cliniquement significatif de l’âge sur la pharmacocinétique du raltégravir 400 mg deux fois par jour sur l’ensemble des âges étudiés. Il n’y a pas eu d’effet cliniquement significatif de l’âge sur la pharmacocinétique du raltégravir 1 200 mg (2 x 600 mg) une fois par jour sur l’ensemble des âges étudiés dans ONCEMRK.
Sexe, origine ethnique et IMC
Il n’y a eu aucune différence pharmacocinétique cliniquement importante liée au sexe, à l’origine ethnique ou à l’indice de masse corporelle (IMC) chez l’adulte avec raltégravir 400 mg deux fois par jour, et aucun effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du raltégravir n’a été démontré. Pour le raltégravir 1 200 mg une fois par jour (2 x 600 mg), l’analyse pharmacocinétique de population a également démontré que l’incidence liée au sexe, à l’origine ethnique ou à l’indice de masse corporelle (IMC) n’est pas cliniquement significative.
Insuffisance rénale
La clairance rénale du médicament inchangé est une voie mineure d’élimination. Chez l’adulte, il n’y a eu aucune différence pharmacocinétique cliniquement importante entre les patients avec une insuffisance rénale sévère et les sujets sains (voir rubrique 4.2 du RCP du raltégravir 400 mg deux fois par jour). Etant donné que l’on ne sait pas dans quelle mesure le raltégravir peut être dialysable, il conviendra d’éviter l’administration avant une séance de dialyse. Aucune étude sur l’insuffisance rénale n’a été menée avec le raltégravir 1 200 mg une fois par jour ; cependant, sur la base des résultats observés avec le raltégravir 400 mg deux fois par jour, il n’est pas attendu d’effet cliniquement significatif.
Insuffisance hépatique
Le raltégravir est éliminé principalement par glucuronidation dans le foie. Chez l’adulte, il n’y a eu aucune différence pharmacocinétique cliniquement importante entre les patients avec une insuffisance hépatique modérée et les sujets sains. L’effet de l’insuffisance hépatique sévère sur la pharmacocinétique du raltégravir n’a pas été étudié (voir rubriques 4.2 et 4.4 du RCP de raltégravir 400 mg deux fois par jour). Aucune étude sur l’insuffisance hépatique n’a été menée avec le raltégravir 1 200 mg une fois par jour ; cependant, sur la base des résultats observés avec le raltégravir 400 mg deux fois par jour, il n’est pas attendu d’effet cliniquement significatif pour l’insuffisance hépatique légère à modérée.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des effets à des niveaux d’exposition dépassant suffisamment les niveaux d’exposition clinique n’ont pas révélé de risques particuliers chez l’homme.
Potentiel mutagène
Aucun potentiel mutagène ou génotoxique n’a été observé dans les tests de mutagenèse microbienne in vitro (Ames), les tests d’élution alcaline in vitro à la recherche d’une cassure de l’ADN et les tests d’aberrations chromosomiques in vitro et in vivo.
Potentiel cancérogène
Une étude de cancérogénèse sur le raltégravir conduite chez la souris n’a montré aucun potentiel cancérogène. Aux plus fortes doses, 400 mg/kg/jour pour les femelles et 250 mg/kg/jour pour les mâles, l’exposition systémique était comparable à celle obtenue avec la dose clinique de 1 200 mg une fois par jour. Chez le rat, des tumeurs (carcinome à cellules squameuses) du nez/rhino-pharynx ont été observées à des doses de 300 et 600 mg/kg/jour chez les femelles et 300 mg/kg/jour chez les mâles.
Cette néoplasie a pu être provoquée par le dépôt local et/ou l’aspiration du médicament par la muqueuse du nez/rhino-pharynx lors de l’administration orale par gavage, entraînant une irritation et une inflammation chroniques ; il est probable que cet effet soit peu pertinent par rapport à l’utilisation clinique habituelle. A la dose sans effet toxique (NOAEL : No Observable Adverse Effect Level) l’exposition systémique était comparable à celle obtenue avec la dose clinique de 1 200 mg une fois par jour. Les études standards de génotoxicité pour évaluer les effets mutagènes et clastogènes ont été négatives.
Toxicité pour le développement
Aucun effet tératogène n’a été observé avec le raltégravir au cours des études de toxicité sur le développement chez le rat et le lapin. Une légère augmentation de l’incidence de côtes surnuméraires, une variante dans le processus normal de développement, a été observée chez les fœtus de rates exposées au raltégravir à environ 4,4 fois l’exposition humaine, obtenue avec la dose recommandée chez l’humain, sur la base de l’ASC0-24 h. Aucun effet sur le développement n’a été observé à 3,4 fois l’exposition humaine, obtenue avec la dose recommandée chez l’humain. Des résultats similaires n’ont pas été observés chez les lapins.
Cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, carbomères, stéarate de magnésium
Pelliculage :
Macrogols, talc, dioxyde de titane (E171), monocaprylocaprate de glycérol (Type-I), alcool polyvinylique, oxyde de fer jaune (E172).
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Les comprimés sont conditionnés dans des flacons PEHD scellés par induction (flacons multicouches à haute barrière) avec un bouchon sécurité enfant en PEHD et contenant un piégeur d'oxygène et un tamis moléculaire.
1 flacon de 60 comprimés et un conditionnement multiple contenant 180 comprimés (3 flacons de 60).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15 BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 984 1 1 : 60 comprimés en flacon (PEHD). Boite de 1.
· 34009 551 026 2 5 : Conditionnement multiple de 180 comprimés (3 boites de 60) en flacon (PEHD).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle.
ANSM - Mis à jour le : 25/11/2025
RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
Raltégravir
· Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
· Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.
· Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
· Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.
1. Qu'est-ce que RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ?
3. Comment de prendre RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
Classe pharmacothérapeutique : antiviraux systémiques, inhibiteurs d’intégrase - Code ATC : J05AJ01.
Qu’est-ce que RALTÉGRAVIR BIOGARAN ?
RALTÉGRAVIR BIOGARAN contient comme substance active le raltégravir. RALTÉGRAVIR BIOGARAN est un médicament antiviral qui agit contre le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH). C’est ce virus qui est à l’origine du Syndrome d’Immuno Déficience Acquise (SIDA).
Comment RALTÉGRAVIR BIOGARAN agit-il ?
Le virus fabrique une enzyme appelée intégrase du VIH. Cette enzyme aide le virus à se multiplier dans les cellules de votre corps. RALTÉGRAVIR BIOGARAN empêche cette enzyme de fonctionner. En association avec d’autres médicaments, RALTÉGRAVIR BIOGARAN peut réduire la quantité de VIH dans votre sang (appelée « charge virale ») et augmenter le nombre de cellules CD4 (une sorte de globules blancs qui jouent un rôle important pour préserver le système immunitaire et aider à combattre l’infection). La diminution de la quantité de VIH dans le sang peut améliorer le fonctionnement de votre système immunitaire. Cela signifie que votre organisme pourra mieux combattre les infections.
Dans quel cas RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé doit-il être utilisé ?
RALTÉGRAVIR BIOGARAN est utilisé dans le traitement des adultes et des enfants pesants au moins 40 kg qui sont infectés par le VIH. Votre médecin vous a prescrit Is RALTÉGRAVIR BIOGARAN afin de contrôler votre infection par le VIH.
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ?
Ne prenez jamais RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
· Si vous êtes allergique au raltégravir ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6)
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre RALTÉGRAVIR BIOGARAN.
Vous devez savoir qu’RALTÉGRAVIR BIOGARAN ne guérit pas l’infection par le VIH. Ceci veut dire que des infections et autres maladies associées à l’infection par le VIH peuvent continuer à survenir. Vous devez rester sous la surveillance régulière de votre médecin pendant la prise de ce médicament.
Problèmes de santé mentale
Informez votre médecin si vous avez un antécédent de dépression ou de maladie psychiatrique. Des cas de dépression, incluant des pensées et des comportements suicidaires, ont été rapportés chez certains patients prenant ce médicament, en particulier chez des patients ayant un antécédent de dépression ou de maladie psychiatrique.
Problèmes osseux
Certains patients prenant un traitement par association d’antirétroviraux peuvent développer une maladie des os appelée ostéonécrose (mort du tissu osseux par manque d’irrigation sanguine de l’os). La durée du traitement par association d’antirétroviraux, l’utilisation de corticoïdes, la consommation d’alcool, une importante diminution de l’activité du système immunitaire, un indice de masse corporelle élevé, peuvent faire partie des nombreux facteurs de risque, parmi d’autres, de développement de cette maladie. Les signes d’ostéonécrose sont une raideur des articulations, des douleurs (en particulier de la hanche, du genou et de l’épaule) et des difficultés pour se mouvoir. Si vous ressentez l’un de ces symptômes, veuillez en informer votre médecin.
Problèmes de foie
Veuillez informer votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère si vous avez déjà eu des problèmes de foie, y compris hépatite B ou C. Avant de vous prescrire ce médicament, votre médecin évaluera la gravité de votre maladie hépatique.
Infections
Si vous remarquez des symptômes d’infection tels que fièvre et/ou sensation de mal être, veuillez en informer immédiatement votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère. Chez certains patients présentant une infection par le VIH à un stade avancé et des antécédents d’infection opportuniste, les signes et symptômes inflammatoires des infections antérieures peuvent survenir peu après le début du traitement anti-VIH. Ces symptômes seraient dus à une amélioration de la réponse immunitaire, permettant alors à l’organisme de combattre les infections qui pouvaient être auparavant présentes sans symptôme évident.
En plus des infections opportunistes, des maladies auto-immunes (maladies qui surviennent lorsque le système immunitaire s’attaque aux cellules saines de l’organisme) peuvent également survenir après le début de votre traitement anti -VIH. Les maladies auto-immunes peuvent survenir plusieurs mois après le début du traitement. Si vous remarquez des symptômes d’infection ou tout autre symptôme comme une faiblesse musculaire, une faiblesse commençant dans les mains et les pieds puis remontant vers le tronc, des palpitations, des tremblements ou une hyperactivité, veuillez en informer votre médecin immédiatement pour voir si un traitement est nécessaire.
Problèmes musculaires
Contactez immédiatement votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère si vous ressentez une douleur musculaire, une sensibilité ou une faiblesse musculaire inexpliquées, au cours du traitement par ce médicament.
Problèmes de peau
Contactez rapidement votre médecin si vous développez une éruption cutanée. Des cas de réactions cutanées et de réactions allergiques sévères, et mettant en jeu le pronostic vital, ont été rapportés chez quelques patients prenant ce médicament.
Enfants et adolescents
Sans objet.
Autres médicaments et RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.
RALTÉGRAVIR BIOGARAN peut interagir avec d’autres médicaments. Informez votre médecin, votre pharmacien ou infirmier/ère si vous prenez, avez pris récemment ou pourriez prendre :
· des anti-acides (un agent qui contrebalance ou neutralise l’acidité de l’estomac pour soulager une indigestion et des brûlures d’estomac)
· des sels de fer (pour traiter et prévenir la carence en fer ou l’anémie). Vous devez attendre au moins deux heures entre la prise de sels de fer et la prise d’RALTÉGRAVIR BIOGARAN car ces médicaments peuvent réduire l’efficacité d’RALTÉGRAVIR BIOGARAN,
· de l’atazanavir (un médicament antirétroviral)
· de la rifampicine (un médicament utilisé pour traiter certaines infections comme la tuberculose)
· du tipranavir/ritonavir (des médicaments antirétroviraux).
Gardez une liste de tous vos médicaments pour la montrer à votre médecin ou pharmacien.
· Vous pouvez demander à votre médecin ou pharmacien la liste des médicaments qui interagissent avec RALTÉGRAVIR BIOGARAN.
· Ne prenez pas un nouveau médicament avant de l’avoir signalé à votre médecin. Votre médecin vous dira si vous pouvez prendre en toute sécurité d’autres médicaments avec RALTÉGRAVIR BIOGARAN.
RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boisson
Voir rubrique 3.
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.
· RALTÉGRAVIR BIOGARAN 1 200 mg (deux comprimés de 600 mg une fois par jour) n’est pas recommandé au cours de la grossesse car il n’a pas été étudié chez la femme enceinte.
· L’allaitement n’est pas recommandé chez les femmes vivant avec le VIH, car l’infection par le VIH peut se transmettre au bébé par l’intermédiaire du lait maternel.
· Si vous allaitez ou envisagez d’allaiter, vous devez en discuter avec votre médecin dès que possible.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
N’utilisez pas de machines, ne conduisez pas et ne faites pas de vélo si vous ressentez un malaise après la prise de ce médicament
RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
3. COMMENT PRENDRE RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ?
RALTÉGRAVIR BIOGARAN doit être utilisé en association avec d’autres médicaments destinés à traiter l’infection par le VIH.
Combien de RALTÉGRAVIR BIOGARAN faut-il prendre ?
Adultes, enfants et adolescents pesant au moins 40 kg
La dose recommandée est de 1200 mg sous forme de 2 comprimés à 600 mg à prendre par voie orale (par la bouche) une fois par jour.
Ne croquez pas, n’écrasez ou ne coupez pas les comprimés car cela peut modifier la quantité de médicament dans votre corps. Ce médicament peut être pris avec ou sans aliment ou boisson.
RALTÉGRAVIR BIOGARAN est disponible uniquement sous la forme de comprimé pelliculé à 600 mg. D'autres formulations et dosages de raltégravir peuvent être disponibles, veuillez en parler à votre médecin, pharmacien ou infirmier pour plus d'informations.
Si vous avez pris plus de RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû
Ne prenez pas plus de comprimés que le médecin ne vous a prescrits. Si vous avez pris plus de comprimés que prescrit, contactez votre médecin.
Si vous oubliez de prendre RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
· Si vous avez oublié de prendre une dose, prenez-la dès que vous vous en rendez compte.
· Cependant, si vous vous en rendez compte au moment de la dose suivante, ne prenez pas la dose manquante et reprenez votre rythme habituel.
· Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.
Si vous arrêtez de prendre RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
Il est important de prendre RALTÉGRAVIR BIOGARAN exactement comme votre médecin vous l’a prescrit. Ne modifiez pas la dose ou n’arrêtez pas de prendre ce médicament sans en parler d’abord avec votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère. Ne l’arrêtez pas car :
· Il est très important de prendre tous vos médicaments anti-VIH comme ils vous ont été prescrits et aux bons moments de la journée. Ceci peut permettre à vos médicaments d’agir mieux et de limiter le risque que vos médicaments ne soient plus capables de combattre le VIH (« résistance médicamenteuse »).
· Avant de terminer votre flacon de RALTÉGRAVIR BIOGARAN, allez en chercher auprès de votre médecin ou de votre pharmacien. Il est en effet très important que vous ne soyez pas sans traitement, ne serait-ce que pour une courte période. Pendant une courte période sans traitement la quantité de virus dans votre sang peut augmenter. Ceci peut se traduire par le développement de résistances à RALTÉGRAVIR BIOGARAN et le virus deviendra plus difficile à traiter.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Effets indésirables graves - Ceux-ci sont peu fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 100)
Consultez immédiatement un médecin si vous présentez l’un des effets indésirables suivants :
· infections à herpès dont le zona
· anémie, dont anémie liée à une carence en fer
· signes et symptômes d’infection ou d’inflammation
· troubles mentaux
· idée ou tentative de suicide
· inflammation de l’estomac
· inflammation du foie
· insuffisance hépatique
· éruption cutanée allergique
· certains types de problèmes rénaux
· ingestion de médicament en quantité plus importante que celle recommandée
Consultez immédiatement un médecin si vous remarquez l’un des effets indésirables ci-dessus.
Fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 10) :
· perte d’appétit
· troubles du sommeil, rêves anormaux, cauchemars, comportement anormal, sentiments de profonde tristesse et de dévalorisation
· sensation de malaise, maux de tête
· sensations de vertiges
· ballonnement, douleur abdominale, diarrhée, flatulence, nausées, vomissement, indigestion, éructation
· certaines formes d’éruption cutanée (plus fréquentes en cas d’association avec le darunavir)
· fatigue, fatigue inhabituelle ou faiblesse, fièvre
· augmentation du taux sanguin des enzymes hépatiques, globules blancs anormaux, augmentation des taux lipidiques sanguins, augmentation des taux d’enzymes salivaires ou pancréatiques.
Peu fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 100) :
· infection des follicules pileux, grippe, infection de la peau liée à un virus, vomissements ou diarrhées dues à un agent infectieux, infection des voies respiratoires hautes, abcès d’un ganglion lymphatique
· verrues
· ganglions lymphatiques douloureux, faible taux des globules blancs qui combattent les infections, ganglions gonflés dans le cou, les aisselles et l’aine
· réactions allergiques
· augmentation de l’appétit, diabète, augmentation des taux de cholestérol et de lipides dans le sang, taux de sucre élevé dans le sang, soif excessive, perte de poids importante, taux élevés de graisse (comme le cholestérol et les triglycérides) dans le sang, mauvaise répartition des graisses
· anxiété, sensation de confusion, état dépressif, modifications de l’humeur, crise de panique
· perte de la mémoire, douleur de la main liée à la compression d’un nerf, trouble de l’attention, vertiges orthostatiques, altération du goût, augmentation de la somnolence, baisse d’énergie, troubles de la mémoire, migraine, maux de tête, perte de sensation, engourdissement ou faiblesse des bras et/ou des jambes, fourmillement, somnolence, céphalée de tension, tremblements, mauvaise qualité du sommeil
· troubles visuels
· bourdonnements, chuintements, sifflements, tintements ou autres bruits persistants dans les oreilles
· palpitations, rythme cardiaque lent, battements cardiaques rapides ou irréguliers bouffées de chaleur, hypertension artérielle
· voix dure, rauque et altérée, saignement de nez, congestion nasale
· douleur abdominale haute, gêne rectale, constipation, sécheresse de la bouche, brûlures d’estomac, douleur en avalant, inflammation du pancréas, ulcère ou douleur à l’estomac ou à l’intestin grêle, saignement anal, gêne au niveau de l’estomac, inflammation des gencives, langue douloureuse, gonflée et rouge
· accumulation de graisse dans le foie
acné, perte ou affinement anormal des cheveux, rougeur de la peau, distribution anormale de la graisse au niveau du corps pouvant inclure une perte de graisse au niveau des jambes, des bras et du visage et une augmentation au niveau de l’abdomen, transpiration excessive, sueurs nocturnes, épaississement et démangeaisons de la peau dus à un grattage répété, lésion de la peau, peau sèche
· douleurs articulaires, arthrite (articulations douloureuses), douleurs dorsales, douleurs musculosquelettiques, sensibilité ou faiblesse musculaire, douleur dans la nuque, douleurs aux bras et aux jambes, inflammation des tendons, diminution de la quantité de minéraux dans les os
· calculs rénaux, miction nocturne, kyste rénal
· dysfonction érectile, augmentation du volume des seins chez l’homme, symptômes de la ménopause
· gêne thoracique, frissons, gonflement du visage, nervosité, sensation de malaise général, grosseur au cou, gonflement des mains, des chevilles ou des pieds, douleur
· baisse du taux de globules blancs, diminution du taux de plaquettes dans le sang (une famille de cellule qui intervient dans la coagulation sanguine), examen sanguin montrant une baisse de la fonction rénale, taux élevé de sucre dans le sang, augmentation du taux d’enzymes musculaires dans le sang, présence de sucre dans les urines, présence de sang dans les urines, prise de poids, augmentation du tour de taille, diminution des protéines sanguines (albumine), augmentation du temps de coagulation du sang
Autres effets indésirables supplémentaires chez les enfants et les adolescents
· hyperactivité
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: https://signalement.social-sante.gouv.fr/
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé ?
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
Ce que contient RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé
· La substance active est :
Raltégravir (sous forme potassique)................................................................................ 600 mg
Pour un comprimé pelliculé
· Les autres composants sont :
Comprimé :
Cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, carbomères et stéarate de magnésium
Pelliculage :
Macrogols, talc, dioxyde de titane (E171), monocaprylocaprate de glycérol (Type-I), alcool polyvinylique, oxyde de fer jaune (E172).
Qu’est-ce que RALTÉGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur
Le comprimé pelliculé à 600 mg est de forme ovale, jaune, portant l’inscription « C30 » sur une face et « 600 » sur l’autre face.
Deux présentations sont disponibles : étuis contenant 1 flacon de 60 comprimés et conditionnements multiples comprenant 3 flacons, contenant 60 comprimés chacun.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
15 BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
BIOGARAN
15 BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
REYKJAVIKURVEGUR 78
IS-220 HAFNAFJÖRDUR
ISLANDE
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).