Dernière mise à jour le 03/08/2026
CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Indications thérapeutiques
Classe pharmacothérapeutique : agents antinéoplasiques, dérivés du platine - code ATC : L01XA02
Qu’est-ce que CARBOPLATINE ARROW LAB ?
Ce médicament contient la substance active carboplatine, qui appartient à un groupe de médicaments nommés « complexes de platine » et qui sont utilisés pour le traitement de certains cancers.
Dans quels cas CARBOPLATINE ARROW LAB est-il utilisé ?
Ce médicament est utilisé pour le traitement du cancer de l’ovaire à un stade avancé et du cancer du poumon à petites cellules.
Présentations
> 1 flacon en verre de 45 mL
Code CIP : 34009 550 968 2 5
Déclaration de commercialisation : 15/10/2024
Cette présentation est agréée aux collectivités
> 1 flacon en verre de 60 mL
Code CIP : 34009 550 968 3 2
Déclaration de commercialisation : 15/10/2024
Cette présentation est agréée aux collectivités
Service médical rendu (SMR)
Amélioration du service médical rendu (ASMR)
Ce médicament étant un générique, l'ASMR n'a pas été évalué par la commission de la transparence (CT), il est possible de se référer à la /aux spécialité(s) de référence du groupe générique auquel appartient ce médicament (cliquez ici pour aller à la rubrique des groupes génériques)
Autres informations
- Titulaire de l'autorisation : EUGIA PHARMA (MALTA) LTD
- Conditions de prescription et de délivrance :
- liste I
- médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
- prescription hospitalière
- prescription réservée aux médecins compétents en CANCEROLOGIE
- prescription réservée aux spécialistes et services HEMATOLOGIE
- prescription réservée aux spécialistes et services ONCOLOGIE MEDICALE
- Statut de l'autorisation : Valide
- Type de procédure : Procédure décentralisée
- Code CIS : 6 521 098 2
ANSM - Mis à jour le : 24/07/2026
CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Carboplatine.......................................................................................................................... 10 mg
Pour 1 mL de solution à diluer pour perfusion
Chaque flacon de 5 mL contient 50 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 15 mL contient 150 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 45 mL contient 450 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 60 mL contient 600 mg de carboplatine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion.
Solution limpide, incolore à jaune pâle, exempte de particules visibles et avec un pH compris entre 5,0 et 7,0.
4.1. Indications thérapeutiques
CARBOPLATINE ARROW LAB est indiqué dans le traitement :
· du carcinome avancé de l’ovaire d’origine épithéliale :
o en traitement de première ligne,
o en traitement de deuxième ligne, après l’échec d’autres traitements ;
· du cancer bronchique à petites cellules.
4.2. Posologie et mode d'administration
CARBOPLATINE ARROW LAB doit être uniquement administré par voie intraveineuse. La posologie recommandée de CARBOPLATINE ARROW LAB, chez les patients adultes précédemment non traités et dont la fonction rénale est normale (clairance de la créatinine > 60 mL/min), est de 400 mg/m², administrés sur 15 à 60 minutes par perfusion intraveineuse unique brève.
Il est également possible d’appliquer la formule de Calvert ci-dessous pour déterminer la posologie :
Dose (mg) = ASC cible (mg/mL x min) x [DFG mL/min + 25]
|
ASC cible |
Chimiothérapie prévue |
Statut du patient vis-à-vis du traitement |
|
5-7 mg/mL.min |
Carboplatine en monothérapie |
Précédemment non traité |
|
4-6 mg/mL.min |
Carboplatine en monothérapie |
Précédemment traité |
|
4-6 mg/mL.min |
Carboplatine plus cyclophosphamide |
Précédemment non traité |
Remarque : avec la formule de Calvert, la dose totale de carboplatine est calculée en mg, et non en mg/m².
La formule de Calvert ne doit pas être utilisée chez les patients ayant été lourdement prétraités**.
** Les patients sont considérés comme ayant été lourdement prétraités s’ils ont reçu l’un des traitements suivants :
· mitomycine C ;
· nitrosourée ;
· association thérapeutique de doxorubicine/cyclophosphamide/cisplatine ;
· association thérapeutique de 5 agents ou plus ;
· radiothérapie ≥ 4 500 rad, focalisée sur un champ de 20 x 20 cm ou sur plus d'un champ thérapeutique.
Le traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB doit être interrompu en cas de non-réponse de la tumeur, de progression de la maladie et/ou de survenue d’effets indésirables non tolérables.
Le traitement ne doit pas être répété avant un délai de quatre semaines après la précédente administration de carboplatine et/ou tant que le nombre de neutrophiles n’atteint pas au moins 2 000 cellules/mm3 et le nombre de plaquettes au moins 100 000 cellules/mm3.
Une diminution de 20 à 25 % de la posologie initiale est recommandée chez les patients présentant des facteurs de risques tels qu’un traitement myélosuppresseur antérieur et un faible indice de performance (ECOG-Zubrod 2-4 ou Karnofsky inférieur à 80).
Pour les ajustements posologiques ultérieurs, il est recommandé de déterminer le nadir hématologique par des numération sanguines hebdomadaires au cours des premières cures de traitement par carboplatine.
Les aiguilles et les kits de perfusion contenant des éléments en aluminium, susceptibles d’entrer en contact avec le carboplatine injectable, ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou l'administration du médicament. L’aluminium interagit avec le carboplatine injectable, ce qui peut provoquer la formation d’un précipité et/ou une perte d’efficacité du carboplatine.
Les mesures de sécurité relatives à la manipulation des substances dangereuses doivent être respectées pendant la préparation et l’administration. La préparation doit être réalisée par un personnel formé aux mesures de sécurité et portant des gants de protection, un masque facial et des vêtements de protection.
Insuffisance rénale
Les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 60 mL/min ont un risque accru de myélosuppression sévère. La fréquence de leucopénies, neutropénies, ou thrombocytopénies sévères s’est maintenue à environ 25 % avec les recommandations posologiques suivantes :
|
Clairance de la créatinine initiale |
Dose initiale (jour 1) |
|
41-59 mL/min |
250 mg/m2 en I.V. |
|
16-40 mL/min |
200 mg/m2 en I.V. |
Les données concernant l’utilisation du carboplatine injectable chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure ou égale à 15 mL/min, sont insuffisantes pour établir des recommandations thérapeutiques.
Toutes les recommandations posologiques mentionnées ci-dessus s’appliquent à la première cure de traitement. Les posologies suivantes devront être ajustées en fonction de la tolérance du patient au traitement et du degré de myélosuppression acceptable.
Association thérapeutique
L'utilisation optimale du carboplatine en association avec d’autres agents myélosuppresseurs, nécessite des ajustements posologiques en fonction du schéma thérapeutique et du calendrier adoptés.
Patients âgés
Chez les patients de plus de 65 ans, il est nécessaire d’adapter la dose de carboplatine selon l’état général du patient et de sa fonction rénale, au cours de la première cure et lors des cures suivantes.
Population pédiatrique
Les données disponibles sont insuffisantes pour pouvoir recommander une posologie pour la population pédiatrique.
Mode d’administration
Le carboplatine doit être administré uniquement par voie intraveineuse.
Ce médicament doit être dilué avant la perfusion. Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
Les mesures de sécurité relatives à la manipulation des substances dangereuses doivent être respectées pendant la préparation et l’administration. La préparation doit être réalisée par un personnel formé aux mesures de sécurité et portant des gants de protection, un masque facial et des vêtements de protection.
Le carboplatine est contre-indiqué chez les patients avec :
· une hypersensibilité à la substance active ou à d’autres produits contenant du platine ;
· une myélosuppression sévère ;
· une tumeur hémorragique ;
· une insuffisance rénale sévère préexistante (clairance de la créatinine < 30 mL/min), sauf si le médecin et le patient jugent que les bénéfices éventuels du traitement sont supérieurs aux risques ;
· une administration concomitante d’un vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le carboplatine doit être administré par des professionnels de santé sous la supervision d’un médecin qualifié et expérimenté dans l’utilisation des traitements antinéoplasiques. Des numérations de la formule sanguine ainsi qu’un contrôle des fonctions rénale et hépatique doivent être effectuées régulièrement. Le médicament doit être arrêté si une myélosuppression anormale ou une altération de la fonction rénale ou hépatique est observée.
Des équipements de diagnostic et de traitement doivent être facilement accessibles pour la prise en charge du traitement et de ses complications éventuelles.
Toxicité hématologique
De façon générale, les cures de perfusion de carboplatine ne doivent pas être répétées à des intervalles inférieurs à un mois. Les leucopénies, neutropénies et thrombocytopénies sont dose-dépendantes et doses-limitantes. La numération sanguine périphérique doit être fréquemment contrôlée au cours du traitement par carboplatine et, en cas de toxicité, jusqu’à ce que le rétablissement soit atteint. En moyenne, le nadir se situe au 21ème jour chez les patients recevant le carboplatine pour perfusion en monothérapie et au 15ème chez les patients recevant le carboplatine pour perfusion en association avec une autre chimiothérapie.
En général, les cures uniques d’administrations intermittentes de carboplatine par injection ne doivent pas être répétées jusqu’à ce que les taux de leucocytes, de neutrophiles et de plaquettes soient revenues à la normale. Le traitement ne doit pas être répété moins de 4 semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusqu’à ce que le nombre de neutrophiles soit d’au moins 2 000 cellules/mm3 et que le nombre de plaquettes soit d’au moins 100 000 cellules/mm3.
L’anémie est fréquente et cumulative, et nécessite dans de très rares cas une transfusion.
Syndrome hémolytique et urémique (SHU)
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est un effet indésirable menaçant le pronostic vital. Le carboplatine doit être interrompu dès les premiers signes d’anémie hémolytique microangiopathique comme une chute brutale de l’hémoglobine associée à une thrombocytopénie, une augmentation de la bilirubinémie, de la créatininémie, de l’urémie ou de la LDH. L’insuffisance rénale peut ne pas être réversible à l’arrêt du traitement et une dialyse peut s’avérer nécessaire.
La sévérité de la myélosuppression est accrue chez les patients ayant reçu un traitement antérieur (en particulier par cisplatine) et/ou présentant une insuffisance rénale. Chez ces patients, les doses initiales de carboplatine à injecter devraient être réduites de manière appropriée (voir rubrique 4.2), et les effets doivent être surveillés attentivement, par des numérations sanguines fréquentes entre les cures.
L’injection de carboplatine en association avec d’autres agents myélosuppresseurs doit être envisagée avec beaucoup de prudence en respectant les doses et les intervalles de temps, afin de minimiser les effets cumulatifs des molécules.
Des transfusions peuvent être nécessaires chez les patients souffrant de myélosuppression sévère.
L’anémie hémolytique, avec la présence d’anticorps induits par des médicaments sérologiques, a été rapportée chez des patients traités par carboplatine. Cet évènement peut être fatal.
Des cas de leucémie promyélocytaire aiguë et de syndrome myélodysplasique (SMD)/leucémie myéloïde aiguë (LMA) ont été rapportés plusieurs années après un traitement par carboplatine et d’autres traitements antinéoplasiques.
Les effets myélosuppresseurs peuvent s’ajouter à ceux de la chimiothérapie concomitante. Les patients souffrant d’une myélosuppression sévère et persistante sont à risque élevé de développer des complications infectieuses pouvant être d’issue fatale (voir rubrique 4.8). Si l’un de ces effets survient, le traitement par carboplatine doit être interrompu et une adaptation posologique ou un arrêt du traitement doivent être envisagés.
Insuffisance hépatique et/ou rénale
Le carboplatine peut entraîner une altération de la fonction hépatique et rénale. Des doses très élevées de carboplatine (≥ 5 fois la dose recommandée en monothérapie) ont induit des anomalies sévères de la fonction hépatique et/ou rénale. Il n’est pas clairement déterminé si un programme d’hydratation approprié permet de contrer les effets sur la fonction rénale. Une réduction de la dose ou un arrêt du traitement est nécessaire en cas d’altération modérée à sévère des tests de la fonction rénale ou hépatique (voir rubrique 4.8).
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, les effets du carboplatine sur le système hématopoïétique sont plus importants et durent plus longtemps que chez les patients dont la fonction rénale est normale. Dans ce groupe à risque, le traitement par carboplatine doit être envisagé avec une prudence particulière (voir rubrique 4.2). Même s’il n’y a aucune preuve clinique d’une éventuelle néphrotoxicité cumulée, il est recommandé de ne pas associer le carboplatine avec des aminosides ou d’autres produits néphrotoxiques (voir rubrique 4.5).
Une altération de la fonction rénale survient plus fréquemment chez les patients ayant déjà souffert de néphrotoxicité suite à un traitement par cisplatine.
Maladie veino-occlusive hépatique
Des cas de maladie veino-occlusive hépatique (syndrome d’obstruction sinusoïdale) ont été rapportés, dont certains étaient mortels. Les patients doivent être surveillés pour des signes et des symptômes de fonction hépatique anormale ou d’hypertension portale ne résultant pas de manière évidente de métastases hépatiques.
Réactions allergiques
Comme avec d’autres médicaments à base de platine, des réactions allergiques, apparaissant le plus souvent pendant la perfusion, peuvent se produire et nécessiter l’arrêt de la perfusion ainsi qu’un traitement symptomatique approprié. Des réactions allergiques peu fréquentes au carboplatine ont été décrites, comme par exemple, une éruption cutanée érythémateuse, une fièvre sans cause apparente ou un prurit. Des cas rares d’anaphylaxie, angiœdème et réactions anaphylactoïdes, y compris un bronchospasme, une urticaire et un œdème du visage ont été observés. Des réactions croisées, parfois fatales, ont été rapportées avec tous les dérivés du platine (voir rubriques 4.3 et 4.8).
Les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche d’éventuelles réactions allergiques et doivent recevoir un traitement de soutien approprié, incluant des antihistaminiques, de l’adrénaline et/ou des glucocorticoïdes.
La fréquence et la sévérité de la toxicité seront probablement plus élevées chez les patients ayant reçu un traitement précédent intensif pour leur maladie, présentant un indice de performance médiocre et âgés. Les paramètres de la fonction rénale doivent être évalués avant, pendant et après le traitement par carboplatine.
Neurotoxicité
Bien que la toxicité neurologique périphérique soit généralement fréquente et modérée, limitée à des paresthésies et à une diminution des réflexes ostéotendineux, sa fréquence est augmentée chez les patients de plus de 65 ans, et/ou ayant été traités au préalable par cisplatine. Une surveillance et des examens neurologiques doivent être régulièrement effectués.
Des troubles visuels, et notamment une perte de la vision, ont été rapportés après utilisation de carboplatine en injection, à des doses supérieures à celles recommandées, chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La vision semble se rétablir totalement ou de façon significative dans les semaines suivant l'arrêt de ces doses élevées.
Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR)
Des cas de syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés chez des patients traités par carboplatine en association avec une chimiothérapie. Le SLPR est une maladie neurologique rare, réversible à l'arrêt du traitement, d’évolution rapide, pouvant se manifester par des crises convulsives, une hypertension, des céphalées, une confusion, une cécité et d'autres troubles visuels et neurologiques (voir rubrique 4.8). Le diagnostic de SLPR est confirmé par l’imagerie cérébrale, de préférence l'IRM (imagerie par résonance magnétique).
Ototoxicité
Des déficits auditifs ont été rapportés au cours du traitement par carboplatine.
Ototoxicité chez l’enfant
L’ototoxicité peut être plus prononcée chez les enfants. Des cas de perte auditive d’apparition tardive ont été rapportés dans la population pédiatrique. Un suivi audiométrique à long terme est recommandé dans cette population.
Syndrome de lyse tumorale (SLT)
Dans l’expérience acquise après la mise sur le marché, un syndrome de lyse tumorale (SLT) a été rapporté chez les patients suite à l’utilisation de carboplatine seul ou en association avec d’autres agents chimiothérapeutiques. Les patients à risque élevé de SLT, comme les patients présentant un taux prolifératif élevé, une charge tumorale élevée et une haute sensibilité aux agents cytotoxiques, doivent être étroitement surveillés et des précautions appropriées doivent être prises.
Population âgée
Dans des études où le carboplatine et le cyclophosphamide étaient administrés en association, les patients âgés traités par carboplatine étaient plus susceptibles de développer une thrombocytopénie sévère que les patients plus jeunes. La fonction rénale étant souvent diminuée chez les patients âgés, elle doit être prise en compte pour déterminer la posologie (voir rubrique 4.2).
Vaccins
L’administration de vaccins vivants ou vivants atténués à des patients immunodéprimés par des agents chimiothérapeutiques, dont le carboplatine, peut entraîner des infections graves ou mortelles. L'administration d’un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant du carboplatine. Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, cependant la réponse à ces vaccins peut être plus faible.
Réactions d’hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité ayant évolué vers un syndrome de Kounis (spasme coronarien allergique aigu pouvant entraîner un infarctus du myocarde, voir rubrique 4.8) ont été rapportées.
Autres
Le potentiel carcinogène du carboplatine n’a pas été étudié mais des produits ayant des mécanismes d’action et une mutagénicité similaires ont été décrits comme carcinogènes (voir rubrique 5.3).
La sécurité et l'efficacité de l'administration de carboplatine chez les enfants n’ont pas été établies.
Le carboplatine peut provoquer des nausées et des vomissements. L’administration d’une prémédication avec des antiémétiques s’est avérée utile pour diminuer l’incidence et l’intensité de ces effets.
Aucun équipement contenant de l’aluminium ne doit être utilisé pendant la préparation et l'administration du carboplatine (voir rubrique 6.2). L’aluminium réagit avec le carboplatine injectable, entraînant la formation d’un précipité et/ou une perte d’efficacité du carboplatine.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les patients traités simultanément par du carboplatine et d’autres agents néphrotoxiques sont susceptibles de présenter une myélotoxicité plus sévère et plus longue, en raison de la diminution de la clairance rénale du carboplatine.
Association contre-indiquée :
· vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle (voir rubrique 4.3).
Associations déconseillées :
· vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune) : risque de maladie vaccinale généralisée, éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par leur maladie sous-jacente. Utiliser un vaccin inactivé lorsqu’il existe (poliomyélite) ;
· phénytoïne, fosphénytoïne : risque d’exacerbation des convulsions par diminution de l’absorption digestive de la phénytoïne par le médicament cytotoxique ou risque de majoration de la toxicité ou de perte d’efficacité du médicament cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne.
Associations à prendre en compte :
· agents chélateurs diminuant l’effet du carboplatine ;
· ciclosporine (et, par extrapolation, tacrolimus et sirolimus) : immunosuppression excessive avec risque de lymphoprolifération ;
· aminosides : l’utilisation concomitante de carboplatine avec les antibiotiques de la famille des aminosides doit être prise en compte en raison de la néphrotoxicité et de l’ototoxicité cumulées, en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ;
· diurétiques de l’anse : l’utilisation simultanée de carboplatine avec un diurétique de l’anse doit être prise en compte en raison de la néphrotoxicité et de l’ototoxicité cumulées ;
· en raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des maladies tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces maladies, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR. La prudence et une surveillance plus fréquente de l’INR est recommandée en cas de traitement concomitant de la warfarine et du carboplatine car des cas d’augmentation de l’INR ont été rapportés.
Le carboplatine peut interagir avec l’aluminium et créer un précipité noir. Les aiguilles, seringues, cathéters ou kits d’administration I.V., contenant des éléments en aluminium pouvant entrer en contact avec le carboplatine, ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou l’administration du médicament.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
L’injection de carboplatine peut être nocif pour le fœtus lorsqu’il est administré à une femme enceinte. Le carboplatine s’est révélé embryotoxique et tératogène chez le rat recevant le médicament pendant l’organogénèse. Aucune étude contrôlée n’a été menée chez la femme enceinte.
Si ce médicament est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte pendant qu’elle est sous traitement par ce médicament, la patiente doit être informée du risque possible pour le fœtus. Les femmes en âge de procréer doivent être conseillées sur les moyens disponibles pour éviter toute grossesse.
Le passage de l’injection du carboplatine dans le lait maternel n’est pas connu.
Si un traitement par carboplatine devient nécessaire pendant l’allaitement, l’allaitement doit être arrêté.
Fertilité
Une inhibition des gonades entraînant une aménorrhée ou une azoospermie peut survenir chez les patients recevant un traitement antinéoplasique. Ces effets semblent être liés à la dose ainsi qu’à la durée du traitement, et peuvent être irréversibles. La prédiction du degré d’altération de la fonction testiculaire ou ovarienne est compliquée par l’utilisation combinée de plusieurs agents antinéoplasiques, ce qui rend difficile l’évaluation des effets de chaque agent pris individuellement.
Il est recommandé aux hommes en âge de procréer, traités par carboplatine, de ne pas procréer pendant le traitement, et jusqu’à 6 mois après l’arrêt de celui-ci. Il leur est aussi recommandé de s’informer sur les modalités de conservation du sperme avant d’initier une chimiothérapie, en raison de la possibilité d’une infertilité irréversible, suite à la thérapie par carboplatine.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent être conseillées sur les moyens disponibles pour éviter une grossesse. Le carboplatine ne doit pas être administré aux femmes enceintes ou aux femmes en âge de procréer susceptibles de devenir enceintes, sauf si le bénéfice attendu pour la mère est plus important que le risque possible pour le fœtus.
Si ce médicament est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte alors qu’elle est sous traitement par ce médicament, la patiente doit être informée du risque possible pour le fœtus.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La fréquence des effets indésirables rapportés ci-dessous a été établie à partir de données obtenues chez 1 893 patients ayant reçu du carboplatine en monothérapie et à partir des données post-commercialisation.
La liste est établie par classe de système d’organes, selon la terminologie MedDRA (termes préférentiels), et les fréquences présentées correspondent aux catégories ci-dessous :
Très fréquent (≥ 1/10).
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10).
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100).
Rare (≥ 1/10 000 à ≤ 1/1 000).
Très rare (< 1/10 000).
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Classes de système d’organe MedDRA |
Fréquence |
Terminologie MedDRA |
|
Infections et infestations |
Fréquent |
Infections* |
|
Fréquence indéterminée |
Pneumonie |
|
|
Tumeurs bénignes et malignes (inclus kystes et polypes) |
Peu fréquent |
Tumeurs malignes secondaires liées au traitement |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent |
Thrombocytopénie, neutropénie, leucopénie, anémie |
|
Fréquent |
Hémorragie* |
|
|
Rare |
Neutropénie fébrile |
|
|
Fréquence indéterminée |
Syndrome hémolytique et urémique, insuffisance médullaire |
|
|
Affections du système immunitaire |
Fréquent |
Hypersensibilité, réaction de type anaphylactoïde |
|
Rare |
Anaphylaxie, choc anaphylactique, angiœdème |
|
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Très fréquent |
Hyperuricémie |
|
Rare |
Hyponatrémie, anorexie |
|
|
Fréquence indéterminée |
Déshydratation, syndrome de lyse tumorale |
|
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Neuropathie périphérique, paresthésies, diminution des réflexes ostéotendineux, troubles sensoriels, dysgueusie |
|
Très rare |
Accident vasculaire cérébral* |
|
|
Fréquence indéterminée |
Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) |
|
|
Affections oculaires |
Fréquent |
Troubles visuels Rares cas de perte de la vue |
|
Rare |
Névrite optique |
|
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Affections de l'oreille & du labyrinthe |
Très fréquent |
Diminution infraclinique de l'acuité auditive, avec perte auditive dans les hautes fréquences (4 000-8 000 Hz) |
|
Fréquent |
Acouphènes, ototoxicité |
|
|
Affections cardiaques |
Fréquent |
Trouble cardiovasculaire* |
|
Très rare |
Insuffisance cardiaque* |
|
|
Fréquence indéterminée |
Syndrome de Kounis |
|
|
Affections vasculaires |
Très rare |
Embolie*, hypertension artérielle, hypotension artérielle |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquent |
Trouble respiratoire, pneumopathie interstitielle, bronchospasme |
|
Affections gastro-intestinales |
Très fréquent |
Vomissements, nausées, douleurs abdominales |
|
Fréquent |
Diarrhée, constipation, troubles des muqueuses |
|
|
Fréquence indéterminée |
Stomatite, pancréatite |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Rare |
Insuffisance hépatique sévère |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquent |
Alopécie, troubles cutanés, urticaire, éruption cutanée, érythème, prurit |
|
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif |
Fréquent |
Troubles musculosquelettiques |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquent |
Troubles urogénitaux |
|
Troubles généraux et anomalies au site d’administration |
Très fréquent |
Asthénie |
|
Fréquent |
Syndrome grippal |
|
|
Peu fréquent |
Fièvre et frissons sans signe d'infection, nécrose au site d'injection, réaction au site d'injection, extravasation au site d'injection, érythème au site d'injection, malaise |
|
|
Investigations |
Très fréquent |
Diminution de la clairance rénale de la créatinine, augmentation de l’urémie, augmentation des phosphatases alcalines sanguines, augmentation des taux d’aspartate aminotransférase, anomalies des tests hépatiques, hyponatrémie, hypokaliémie, hypocalcémie, hypomagnésémie |
|
Fréquent |
Augmentation de la bilirubinémie, augmentation de la créatinémie, augmentation de l’uricémie |
* Mortel dans < 1 % des cas, évènements cardiovasculaires mortels dans < 1 % incluant insuffisance cardiaque, embolie et accidents vasculaires cérébraux combinés.
Tumeurs bénignes, malignes et non spécifiées (incluant kystes et polypes)
Des tumeurs malignes secondaires (dont une leucémie promyélocytaire survenue 6 ans après un traitement par carboplatine en monothérapie et avant une radiothérapie) ont été rapportées à la suite de l’administration de carboplatine en monothérapie ou en association (relation de causalité non établie).
Affections hématologiques
La myélosuppression est la toxicité dose-limitante du carboplatine en injection. Chez les patients dont les constantes biologiques de base sont normales, il a été observé une thrombopénie avec un taux de plaquettes inférieur à 50 000/mm³ chez 25 % des patients, une neutropénie avec un taux de granulocytes inférieur à 1 000/mm³ chez 18 % des patients, et une leucopénie avec un taux de globules blancs inférieur à 2 000/mm³ chez 14 % des patients. Le nadir apparaît habituellement au 21ème jour.
La myélosuppression peut être aggravée par l’association de carboplatine injectable avec d'autres composés myélosuppresseurs, ou d’autres formes de traitements.
La myélotoxicité est plus sévère chez les patients déjà traités, en particulier ceux ayant été prétraités par cisplatine, et chez les patients insuffisants rénaux. Des patients présentant un mauvais état général ont également présenté une leucopénie et une thrombocytopénie plus importantes. Ces effets, bien que généralement réversibles, ont provoqué des complications infectieuses et hémorragiques chez respectivement 4 % et 5 % des patients ayant reçu une injection de carboplatine. Ces complications ont été fatales chez moins de 1 % de ces patients.
Une anémie avec des taux d'hémoglobine inférieurs à 8 g/dL a été observée chez 15 % des patients présentant des constantes biologiques de base normales. L’incidence de l’anémie augmente avec l’exposition au carboplatine.
Affections du système immunitaire
Réactions allergiques
Des réactions de type anaphylactique, parfois fatales, peuvent survenir le plus souvent dans les minutes suivant l’injection du produit : œdème facial, dyspnée, tachycardie, hypotension artérielle, urticaire, choc anaphylactique, bronchospasme (voir rubrique 4.4).
Ces réactions sont similaires à celles observées après l’administration d’autres dérivés du platine et doivent être prises en charge par un traitement de soutien approprié.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Électrolytes
Des diminutions des taux sériques de sodium, potassium, calcium et magnésium se sont produites chez respectivement 29 %, 20 %, 22 % et 29 % des patients. En particulier, des cas d’hyponatrémie précoce ont été rapportés. Les pertes électrolytiques sont mineures et la plupart évolue sans symptômes cliniques.
Affections neurologiques
Une neuropathie périphérique (principalement paresthésies et diminution des réflexes ostéotendineux) est apparue chez 4 % des patients ayant reçu du carboplatine injectable. Les patients âgés de plus de 65 ans et les patients déjà traités par cisplatine, ainsi que ceux recevant un traitement prolongé de carboplatine injectable, sont plus à risque.
Des troubles sensoriels cliniquement significatifs (troubles visuels et modifications du goût) ont été rapportés chez 1 % des patients.
La fréquence globale des effets indésirables neurologiques semble être augmentée chez les patients recevant une injection de carboplatine en association. Cette augmentation peut également être liée à une exposition cumulée plus longue.
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Ototoxicité : les examens audiométriques en série ont mis en évidence des déficits auditifs en dehors de la gamme des fréquences de la parole chez 15 % des malades, avec des anomalies situées au niveau des hautes fréquences (4 000-8 000 Hz). De très rares cas d'hypoacousie ont été rapportés.
Chez les patients ayant des lésions antérieures de l’appareil auditif dues au cisplatine, une aggravation du déficit auditif se produit parfois pendant le traitement par carboplatine.
Affections gastro-intestinales
Des vomissements se produisent chez 65 % des patients et sont sévères pour un tiers d’entre eux. Des nausées se produisent chez 15 % de plus. Les patients préalablement traités (en particulier les patients ayant déjà reçu du cisplatine) ont semblé être plus sujets aux vomissements. Les nausées et vomissements sont généralement retardés et apparaissent 6 à 12 heures après l’administration du carboplatine.
Ces effets disparaissent habituellement dans les 24 heures suivant le traitement et sont généralement traités ou évités par un antiémétique. Les vomissements sont plus fréquents lorsque l’injection de carboplatine est administrée en association avec d’autres produits émétisants. Les autres plaintes gastro-intestinales correspondent à des douleurs chez 8 % des patients, des diarrhées et une constipation chez 6 % des patients.
Affections hépatobiliaires
Une modification de la fonction hépatique chez les patients présentant des valeurs de base normales a été observée, comprenant une augmentation de la bilirubine totale chez 5 %, une augmentation des transaminases chez 15 %, ainsi qu’une augmentation des phosphatases alcalines chez 24 % d’entre eux. Ces modifications ont été généralement bénignes et réversibles pour environ la moitié des patients.
Dans une série limitée de patients recevant des doses très élevées de carboplatine en injection, ainsi qu’une transplantation de moelle osseuse autologue, une forte augmentation des paramètres de la fonction hépatique s'est produite.
Rare : des cas de nécroses cellulaires hépatiques aiguës fulminantes sont survenus après l’administration de fortes doses de carboplatine.
Affections du rein et des voies urinaires
Lorsque le carboplatine est administré aux doses habituelles, malgré l’absence d’un grand volume de fluide hydratant et/ou de diurèse forcée, le développement d’une anomalie de la fonction rénale a été peu fréquemment rapporté. Une augmentation de la créatininémie a été observée chez 6 % des patients, une augmentation de l’azote uréique sanguin chez 14 % des patients, et une augmentation de l’acide urique chez 5 % des patients. Ces augmentations sont généralement faibles et réversibles pour environ la moitié des patients. La clairance de la créatinine s’est avéré être le paramètre le plus sensible à la mesure de la fonction rénale chez les patients recevant des injections de carboplatine. 27 % des patients ayant une clairance rénale de base de la créatinine supérieure ou égale à 60 mL/min présentent une diminution de la clairance de la créatinine au cours du traitement par injection de carboplatine. L’incidence et la sévérité de la néphrotoxicité peuvent augmenter chez les patients dont la fonction rénale est altérée avant le traitement par carboplatine. Il n’est pas clairement défini si un programme d’hydratation approprié permet de contrecarrer les effets sur la fonction rénale mais une diminution de la posologie ou un arrêt du traitement est nécessaire en présence d’une altération modérée de la fonction rénale (clairance de la créatinine : 41-59 mL/min) ou d’une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine : 21-40 mL/min). Le carboplatine est contre-indiqué chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure ou égale à 20 mL/min.
Autres effets indésirables
Des tumeurs malignes aiguës secondaires ont été rapportées après des associations thérapeutiques cytostatiques contenant du carboplatine.
Une alopécie, de la fièvre et des frissons, une mucite, une asthénie, un malaise ainsi qu’une dysgueusie, ont été occasionnellement observés.
Des cas isolés de syndrome hémolytique-urémique ont été rapportés.
Des cas isolés d’incidents cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, embolie), ainsi que des cas isolés d'accidents vasculaires cérébraux, ont été rapportés.
Des cas d’hypertension ont été rapportés.
Réactions locales
Des réactions au site d’injection (brûlure, douleur, rougeur, gonflement, urticaire, nécrose en relation avec une extravasation) ont été rapportées.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
Symptômes du surdosage
Le carboplatine a été administré en intraveineuse à des doses allant jusqu’à 1 600 mg/m² par cure lors d’études de phase I. À cette dose, des effets indésirables hématologiques engageant le pronostic vital, avec granulocytopénie, thrombocytopénie et anémie, ont été observés. Le nadir des granulocytes, des plaquettes et de l’hémoglobinémie a été observé des jours 9 à 25 (médiane : jours 12 à 17). La numération des granulocytes a atteint une valeur ≥ 500/μL au bout de 8 à 14 jours (médiane : 11) et celle des plaquettes une valeur ≥ 25 000/μL au bout de 3 à 8 jours (médiane : 7).
Les effets indésirables non hématologiques suivants sont également apparus : troubles de la fonction rénale avec diminution de 50% du débit de filtration glomérulaire, neuropathie, ototoxicité, perte de vision, hyperbilirubinémie, inflammation des muqueuses, diarrhée, nausées et vomissements avec céphalées, érythème et infection sévère. Les troubles de l’audition ont été transitoires et réversibles dans la majorité des cas.
Traitement du surdosage
Il n’existe aucun antidote connu du carboplatine en cas de surdosage. Les complications prévisibles d’un surdosage pourraient être liées à une myélosuppression ainsi qu’à une altération des fonctions hépatique, rénale et auditive. Une transplantation médullaire et des transfusions (plaquettes, sang) peuvent être des mesures efficaces pour la prise en charge d’effets indésirables hématologiques. L’utilisation de doses de carboplatine supérieures à celles recommandées ont été associées à des pertes de vision (voir rubrique 4.4).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : agents antinéoplasiques, dérivés du platine, code ATC : L01XA02.
Le carboplatine est un agent antinéoplasique. Son activité a été démontrée sur plusieurs lignées cellulaires murines et humaines. Le carboplatine a présenté une activité comparable à celle du cisplatine contre un large éventail de tumeurs, indépendamment du site d’implantation.
Mécanisme d’action
Les techniques d’élution alcaline et les études de liaison de l’ADN ont démontré les modes d’action qualitativement similaires du carboplatine et du cisplatine. Le carboplatine, comme le cisplatine, induit des changements dans la conformation superhélicoïdale de l’ADN, ce qui correspond à un « effet de raccourcissement de l’ADN ».
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité n’ont pas été établies chez l’enfant (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L’administration de doses répétées, pendant quatre jours consécutifs, n’a pas entraîné d'accumulation de platine dans le plasma.
Biotransformation
À la suite de l’administration de carboplatine, les valeurs rapportées pour les demi-vies terminales d’élimination du platine libre ultra-filtrable et du carboplatine chez l’homme ont été respectivement d’environ 6 heures et 1,5 heures. Durant la phase initiale, la majorité du platine libre ultra-filtrable est présent sous forme de carboplatine. La demi-vie terminale du platine plasmatique total est de 24 heures. Environ 87 % du platine plasmatique est lié aux protéines dans les 24 heures suivant l’administration. Le carboplatine est excrété principalement dans l’urine, avec une récupération d’environ 70 % du platine administré dans les 24 heures. La majeure partie du médicament est excrétée au cours des 6 premières heures. Les clairances corporelles totales et rénales du platine libre ultra-filtrable sont corrélées au débit de filtration glomérulaire, mais pas à la sécrétion tubulaire.
Elimination
Il a été rapporté que la clairance du carboplatine varie de 3 à 4 fois chez les patients pédiatriques (voir rubriques 4.2 et 4.4). Comme pour les patients adultes, des données de la littérature suggèrent que la fonction rénale peut contribuer à la variation de la clairance du carboplatine.
Linéarité/non-linéarité
Après l’administration de carboplatine chez l’homme, il existe des relations linéaires entre la dose et les concentrations plasmatiques de platine ultra-filtrable total et libre. L’aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps pour le platine total montre également une relation linéaire avec la dose, lorsque la clairance de la créatinine est ≥ 60 mL/min.
5.3. Données de sécurité préclinique
Eau pour préparations injectables
Le carboplatine peut interagir avec l’aluminium et former un précipité noir. Les aiguilles, seringues, cathéters ou kits pour administration I.V. contenant des éléments en aluminium pouvant entrer en contact avec le carboplatine ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou l’administration du carboplatine.
3 ans.
Après dilution :
CARBOPLATINE ARROW LAB peut être dilué davantage dans du glucose à 5 % et administré par perfusion intraveineuse. La stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée pendant 56 jours à des concentrations finales de 0,2 mg/mL et 3,5 mg/mL lorsqu’elle est conservée entre 2°C et 8°C dans des poches de perfusion sans PVC (polyoléfine) et à l'abri de la lumière.
CARBOPLATINE ARROW LAB peut également être dilué davantage dans une solution du chlorure de sodium à 0,9 % et administré par perfusion intraveineuse. La stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée à des concentrations finales de 0,2 mg/mL et 3,5 mg/mL pendant 24 heures entre 2°C et 8°C et jusqu’à 8 heures à 22°C dans des poches de perfusion sans PVC (polyoléfine) et à l'abri de la lumière.
Toutefois, d’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C, sauf si la dilution a été effectuée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
Conserver le(s) flacon(s) dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
CARBOPLATINE ARROW LAB est disponible sous forme de concentré pour solution de 5 mL, 15 mL, 45 mL ou 60 mL conditionnée en flacon en verre transparent, modulé, de type 1, d’une contenance de 5 mL, 20 mL ou 100 mL, fermé par un bouchon en caoutchouc gris scellé par un opercule en aluminium muni d'un disque en polypropylène.
1 flacon avec 5 mL de solution à diluer pour perfusion contient 50 mg de carboplatine.
1 flacon avec 15 mL de solution à diluer pour perfusion contient 150 mg de carboplatine.
1 flacon avec 45 mL de solution à diluer pour perfusion contient 450 mg de carboplatine.
1 flacon avec 60 mL de solution à diluer pour perfusion contient 600 mg de carboplatine.
Boîtes de 1 ou 10 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Ce médicament est strictement à usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la règlementation en vigueur.
Instructions pour la dilution
Le produit doit être dilué avant perfusion, soit dans une solution de glucose pour perfusion à 5 %, soit dans une solution de chlorure de sodium pour perfusion à 0,9 %, afin d’obtenir de faibles concentrations de l’ordre de 0,5 mg/mL (500 microgrammes/mL).
La solution doit faire l’objet d’une inspection visuelle avant administration afin de s’assurer de l’absence de particules ou d’un changement de coloration. La solution ne doit être administrée que si elle est limpide et exempte de particules.
Instructions pour la manipulation sûre des agents antinéoplasiques :
1. Le carboplatine doit être préparé pour administration uniquement par des professionnels expérimentés à l’utilisation sécurisée des agents chimiothérapeutiques.
2. Cette préparation doit être réalisée dans une zone dédiée.
3. Des gants de protection adaptés, un masque facial et des vêtements de protection doivent être portés.
4. Des précautions doivent être prises afin d’éviter un contact accidentel du médicament avec les yeux. En cas de contact avec les yeux, laver à l'eau et/ou au sérum physiologique.
5. La préparation cytotoxique ne doit pas être manipulée par une femme enceinte.
6. Des mesures et précautions adéquates doivent être prises pour l’élimination du matériel (seringues, aiguilles, etc.) utilisé pour la reconstitution de médicaments cytotoxiques. Le matériel supplémentaire et les déchets organiques doivent être éliminés en les plaçant dans des sacs en polyéthylène à double fermeture hermétique, puis en les incinérant à une température de 1 000°C.
7. La surface de travail doit être recouverte de papier absorbant jetable à revers plastifié.
8. Utiliser des adaptateurs Luer-Lock sur la totalité des seringues et kits. Des aiguilles de gros calibre sont recommandées afin de minimiser la pression et la formation éventuelle d’un aérosol. La formation d’un aérosol peut également être réduite par l’emploi d’une aiguille ventilée.
La compatibilité de la solution de carboplatine pour perfusion a été testée avec des dispositifs d'administration représentatifs, sans PVC (polyoléfine) représentatifs.
Élimination
Les restes du médicament ainsi que tous les dispositifs qui ont été utilisés pour la reconstitution, la dilution et l'administration doivent être détruits conformément aux procédures standard de l'hôpital applicables aux agents antinéoplasiques, dans le respect de la législation en vigueur relative à l'élimination des déchets dangereux.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
VAULT14, LEVEL 2
VALLETTA WATERFRONT
FLORIANA, FRN 1914
MALTE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 968 1 8 : 15 mL en flacon (verre). Boîte de 1
· 34009 550 968 2 5 : 45 mL en flacon (verre). Boîte de 1
· 34009 550 968 3 2 : 60 mL en flacon (verre). Boîte de 1
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicament à prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
ANSM - Mis à jour le : 24/07/2026
CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Carboplatine
· Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
· Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.
· Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
· Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.
1. Qu'est-ce que CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion ?
3. Comment utiliser CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
Classe pharmacothérapeutique : agents antinéoplasiques, dérivés du platine - code ATC : L01XA02
Qu’est-ce que CARBOPLATINE ARROW LAB ?
Ce médicament contient la substance active carboplatine, qui appartient à un groupe de médicaments nommés « complexes de platine » et qui sont utilisés pour le traitement de certains cancers.
Dans quels cas CARBOPLATINE ARROW LAB est-il utilisé ?
Ce médicament est utilisé pour le traitement du cancer de l’ovaire à un stade avancé et du cancer du poumon à petites cellules.
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion ?
N’utilisez jamais CARBOPLATINE ARROW LAB :
· si vous êtes allergique au carboplatine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;
· si vous avez des troubles rénaux sévères (clairance de la créatinine inférieure ou égale à 30 mL/min) ;
· si vous avez un déséquilibre de vos cellules sanguines (myélosuppression sévère) ;
· si vous avez une tumeur qui saigne ;
· si vous vous faites vacciner contre la fièvre jaune pendant votre traitement.
Si vous êtes dans l’un de ces cas et si vous n’en avez pas déjà discuté avec votre médecin ou votre infirmier/ère, il est recommandé de le faire dès que possible et avant de recevoir une perfusion de ce médicament.
CARBOPLATINE ARROW LAB est habituellement administré aux patients à l’hôpital. Normalement, vous n’avez pas à manipuler ce médicament. Votre médecin ou votre infirmier/ère administrera le médicament et vous surveillera attentivement et fréquemment pendant et après le traitement. Vous aurez normalement des analyses de sang avant chaque administration.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou votre infirmier/ère avant d’utiliser CARBOPLATINE ARROW LAB :
· si vous êtes enceinte ou prévoyez de l’être ;
· si vous allaitez ;
· si vous allez consommer de l’alcool lors de ce traitement ;
· si vous avez des maux de tête, des troubles mentaux, des crises convulsives ou une vision anormale allant d’une vision floue jusqu’à la perte de la vue, parlez-en à votre médecin ;
· si vous développez une fatigue extrême et un essoufflement avec une diminution du nombre de globules rouges (symptômes de l’anémie hémolytique), seule ou en association avec une baisse du nombre de plaquettes, des ecchymoses anormales (thrombocytopénie) et une maladie rénale avec une baisse de la quantité d’urine ou une impossibilité à uriner (symptômes du syndrome hémolytique et urémique), parlez-en à votre médecin ;
· si vous avez de la fièvre (température corporelle supérieure ou égale à 38°C) ou des frissons, qui peuvent être des signes d’infections, parlez-en immédiatement à votre médecin. Vous risquez peut-être de développer une infection sanguine.
Si vos reins ne fonctionnent pas correctement, les effets de CARBOPLATINE ARROW LAB sur le sang (système hématopoïétique) sont plus importants et plus prolongés que chez les patients dont la fonction rénale est normale. Votre médecin souhaitera vous examiner plus souvent si vos reins ne fonctionnent pas correctement.
Pendant le traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB, vous recevrez des médicaments qui aideront à réduire une complication potentiellement mortelle appelée « syndrome de lyse tumorale ». Cette complication est causée par des perturbations chimiques dans le sang résultant de la dégradation des cellules cancéreuses qui libèrent leur contenu dans la circulation sanguine en mourant.
Si vous êtes dans l’un de ces cas et si vous n’en avez pas déjà discuté avec votre médecin ou votre infirmier/ère, il est recommandé de le faire dès que possible et avant de recevoir ce médicament.
Ce médicament peut être dilué dans une autre solution avant son administration. Vous devez discuter de ce point avec votre médecin et vérifier que cela est adéquat dans votre cas.
Enfants et adolescents
Sans objet.
Autres médicaments et CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Informez votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.
Informer votre médecin si vous prenez l’un des médicaments suivants, car ils sont susceptibles d’interagir avec CARBOPLATINE ARROW LAB :
· autres médicaments connus comme étant toxiques pour les reins (par exemple, les aminosides) ;
· autres médicaments connus comme pouvant diminuer l’audition et perturber l’équilibre de l’oreille (par exemple aminosides, furosémide, utilisé pour le traitement de l’insuffisance cardiaque et de l’œdème) ;
· autres médicaments qui diminuent l’activité du système immunitaire (par exemple, ciclosporine, tacrolimus, sirolimus et autres médicaments anti-cancéreux) ;
· le vaccin contre la fièvre jaune ou un autre vaccin vivant ;
· des médicaments anticoagulants, par exemple la warfarine ;
· de la phénytoïne et fosphénytoïne (utilisées pour le traitement de divers types de convulsions et de crises d’épilepsie) ;
· des agents chélateurs (substances se liant au carboplatine et diminuant ses effets) ;
· des diurétiques de l’anse (utilisés pour le traitement de l’hypertension et de l’œdème).
CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion avec des aliments, boissons et de l’alcool
Il n’existe aucune interaction connue entre le carboplatine et l’alcool. Vous devez cependant en parler avec votre médecin, car le carboplatine peut affecter l’aptitude du foie à éliminer l’alcool.
Grossesse, allaitement et fertilité
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament.
Si vous êtes dans l’un de ces cas et que vous n’en avez pas encore parlé à votre médecin ou à votre infirmier/ère, il est recommandé d’informer votre médecin ou votre infirmier/ère dès que possible et avant de recevoir le traitement.
Grossesse
Vous ne devez pas recevoir de traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB pendant la grossesse, sauf si votre médecin le recommande clairement.
Les études chez l’animal ont montré un risque possible d’anomalies chez le fœtus en développement. Si vous êtes traitée par CARBOPLATINE ARROW LAB pendant votre grossesse, vous devez discuter avec votre médecin du risque possible d’effets chez votre enfant à naître. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace avant et pendant le traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB. En cas de grossesse pendant le traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB, une consultation de conseil génétique est recommandée car le carboplatine peut provoquer des dommages génétiques. Une consultation de conseil génétique est également recommandée si une grossesse est souhaitée après un traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB.
Allaitement
On ne sait pas si le carboplatine passe dans le lait maternel. Par conséquent, pendant le traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB, il convient d’arrêter l’allaitement.
Fertilité
Le carboplatine peut provoquer des dommages génétiques. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace avant et pendant le traitement afin d’éviter une grossesse. Les femmes enceintes ou débutant une grossesse durant le traitement doivent bénéficier d’un conseil génétique.
Il est conseillé aux hommes traités par CARBOPLATINE ARROW LAB de ne pas procréer pendant le traitement et jusqu’à 6 mois suivant son arrêt. Des conseils sur la conservation du sperme doivent être demandés avant le traitement, en raison de la possibilité d’une infertilité irréversible.
Demandez conseil à votre médecin ou à votre infirmier/ère avant de prendre tout médicament.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
CARBOPLATINE ARROW LAB n’affecte pas votre aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Vous devez cependant prendre des précautions supplémentaires après avoir reçu CARBOPLATINE ARROW LAB pour la première fois, surtout si vous ressentez des étourdissements ou ne vous sentez pas totalement sûr(e) de vous.
CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion contient
Sans objet.
3. COMMENT UTILISER CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/Ml, solution à diluer pour perfusion ?
Adultes
La dose usuelle est de 400 mg/m² de votre surface corporelle (calculée à partir de votre taille et de votre poids).
Personnes âgées
La dose usuelle de l’adulte peut être utilisée, mais le médecin pourra décider d’utiliser une autre dose.
Troubles rénaux
La quantité de CARBOPLATINE ARROW LAB administrée pourra varier selon l’état du fonctionnement de vos reins. Si vous présentez des troubles rénaux, votre médecin pourra réduire la dose, effectuer fréquemment des analyses de sang et surveiller votre fonction rénale. Ce médicament sera administré par un médecin expérimenté dans le traitement du cancer.
Utilisation chez les enfants et les adolescents
L’expérience de l’administration du carboplatine chez des enfants n’est pas suffisante pour permettre de recommander une dose spécifique.
Vous pourrez présenter des nausées pendant votre traitement par CARBOPLATINE ARROW LAB. Votre médecin pourra vous donner un autre médicament pour réduire ces effets avant de vous traiter par ce médicament.
Il y aura généralement un intervalle de 4 semaines entre chaque dose de CARBOPLATINE ARROW LAB. Votre médecin effectuera des analyses de sang chaque semaine après vous avoir administré ce médicament. Il/Elle pourra ainsi déterminer la dose suivante adéquate pour vous.
Si vous avez utilisé plus de CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion que vous n’auriez dû
Il est peu probable que vous receviez une dose trop élevée de CARBOPLATINE ARROW LAB. Cependant, si cela se produit, vous pourriez présenter des troubles du rein, du foie, de la vue et de l’audition ou avoir un taux de globules blancs bas. Si vous craignez d’avoir reçu une dose trop élevée ou si vous souhaitez poser des questions sur la dose administrée, veuillez-vous adresser au médecin qui administre votre médicament.
Si vous oubliez d’utiliser CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Il est très peu probable que vous manquiez une dose de ce médicament, car votre médecin aura des instructions quant aux moments pour vous administrer votre médicament. Si vous pensez avoir manqué votre dose, parlez-en à votre médecin ou votre infirmier/ère.
Si vous arrêtez d’utiliser CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Sans objet.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre infirmier/ère.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Si vous remarquez l’un des effets indésirables suivants, prévenez immédiatement votre médecin :
· ecchymose (« bleu ») ou saignement inhabituels, ou signes d’infection, tels que mal de gorge et température corporelle élevée ;
· démangeaisons sévères de la peau (avec des boutons saillants) ou gonflement du visage, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge, pouvant entraîner des difficultés à avaler ou à respirer (œdème de Quincke), et des douleurs thoraciques, qui peuvent être le signe d'une réaction allergique potentiellement grave appelée syndrome de Kounis ; vous pouvez avoir l'impression que vous allez vous évanouir ;
· stomatite/inflammation des muqueuses (par exemple, lèvres douloureuses ou ulcères dans la bouche).
Très fréquents (pouvant affecter plus de 1 personne sur 10) :
· myélosuppression, caractérisée par une diminution sévère du nombre de globules blancs, ce qui augmente le risque d'infections (leucopénie, neutropénie) ;
· diminution du nombre de plaquettes sanguines, ce qui augmente le risque d’ecchymose (« bleu ») et de saignement (thrombocytopénie) ;
· anémie (état caractérisé par une diminution du nombre des globules rouges ce qui entraîne une fatigue) ;
· réduction de la fonction rénale (augmentation des taux de créatinine et d’urée dans le sang). Votre médecin pourra décider de vous surveiller ;
· légère perte d’audition (perte d’audition dans les fréquences élevées) ;
· taux anormaux d’enzymes hépatiques et résultats anormaux des tests de la fonction hépatique. Votre médecin pourra décider de vous surveiller ;
· augmentation du taux d’acide urique dans le sang, pouvant entraîner une goutte (hyperuricémie) ;
· nausées ou vomissements ;
· douleurs et crampes abdominales ;
· sensation inhabituelle de fatigue ou de faiblesse ;
· diminution du taux de sels dans votre sang (sodium, potassium, calcium, magnésium). Votre médecin pourra décider de vous surveiller.
Fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10) :
· ecchymoses ou saignements inhabituels (complications hémorragiques) ;
· diarrhée, constipation, lèvres douloureuses ou ulcères dans la bouche (inflammation des muqueuses) ;
· réactions allergiques, dont éruption cutanée, urticaire, rougeurs de la peau, démangeaisons, température élevée ;
· bourdonnements d’oreilles (acouphènes), troubles de l’audition et perte d’audition ;
· sensation de picotements (neuropathie périphérique), faiblesse, fourmillements ou engourdissements ;
· perte de cheveux ;
· sensation de malaise ;
· syndrome grippal ;
· perte ou manque de force musculaire ;
· troubles pulmonaires, cicatrisation et épaississement des poumons accompagnés de difficultés respiratoires, parfois fatales (pneumopathie interstitielle), difficultés respiratoires ;
· diminution des réflexes ostéotendineux ;
· infections ;
· troubles sensoriels ;
· altération du goût ;
· troubles visuels, y compris perte temporaire de la vue ;
· troubles cardiovasculaires ;
· troubles cutanés ;
· éruption cutanée associée à des démangeaisons (urticaire) ;
· démangeaisons (prurit) ;
· éruption cutanée érythémateuse (« éruption cutanée rouge ») ;
· troubles musculosquelettiques ;
· affections uro-génitales (touchant l'appareil urinaire et les organes génitaux) ;
· augmentation du taux sanguin de créatinine, de bilirubine et d’acide urique. Votre médecin pourra décider de vous surveiller.
Peu fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100) :
· cancer causé par la chimiothérapie ou aux radiations (affections malignes secondaires) ;
· fièvre et frissons sans autre signe d’infection ;
· rougeur, gonflement et douleur, ou peau morte autour du site d’injection (réaction au site de l’injection).
Rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000) :
· sensation de malaise avec température élevée due à un faible nombre de globules blancs (neutropénie fébrile) ;
· perte d’appétit (anorexie) ;
· altération sévère de la fonction hépatique, lésions ou mort des cellules du foie. Votre médecin pourra décider de vous surveiller ;
· inflammation du nerf optique pouvant entraîner une perte totale ou partielle de la vision (névrite optique) ;
· réactions allergiques sévères (anaphylaxie/réactions anaphylactiques) ;
· les symptômes d’une réaction allergique sévère incluent : respiration sifflante ou oppression dans la poitrine, gonflement des paupières, du visage ou des lèvres, rougeur du visage, hypotension, tachycardie, urticaire, dyspnée, vertiges et choc anaphylactique.
· faible taux de sodium dans le sang (hyponatrémie).
Très rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 000) :
· insuffisance cardiaque ;
· saignement dans le cerveau, ce qui peut entraîner un accident vasculaire cérébrale ou une perte de conscience ;
· obstruction soudaine d’une artère (embolie), pression artérielle élevée, pression artérielle basse.
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :
· syndrome hémolytique et urémique (maladie caractérisée par une insuffisance rénale aiguë/une diminution ou une absence de mictions, une diminution du nombre de globules rouges associée à une fatigue extrême et une diminution du nombre de plaquettes) ;
· formation anormale d’ecchymoses (« bleus ») et signes d’infection ;
· déshydratation ;
· plaies et ulcérations au niveau des lèvres et de la bouche (stomatite) ;
· crampes musculaires, faiblesse musculaire, confusion, perte de la vue ou troubles visuels, rythme cardiaque irrégulier, insuffisance rénale ou résultats anormaux des analyses de sang (symptômes du syndrome de lyse tumorale qui peut être causé par la décomposition rapide des cellules tumorales, voir rubrique 2) ;
· ensemble de symptômes tels que des maux de tête, une altération des fonctions mentales, des crises convulsives et une vision anormale allant d’une vision floue à une perte de la vue (symptômes d’un syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible, un trouble neurologique rare) ;
· pancréatite ;
· infection pulmonaire.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion ?
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage et le flacon après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
Conserver le(s) flacon(s) dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.
Le carboplatine ne doit pas entrer en contact avec les yeux ou la peau. En cas de déversement accidentel, informez immédiatement le médecin ou l’infirmier/ère.
A la fin de la perfusion, CARBOPLATINE ARROW LAB sera éliminé avec précaution par le médecin ou l’infirmier/ère.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
Ce que contient CARBOPLATINE ARROW LAB 10 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
· La substance active est :
Carboplatine................................................................................................................... 10 mg
Pour 1 mL de solution à diluer pour perfusion
Chaque flacon de 5 mL contient 50 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 15 mL contient 150 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 45 mL contient 450 mg de carboplatine.
Chaque flacon de 60 mL contient 600 mg de carboplatine.
· Les autres composants sont : mannitol et eau pour préparations injectables.
Solution à diluer pour perfusion.
Solution limpide, incolore à jaune pâle, exempte de particules visibles.
Flacon de 5 mL, 15 mL, 45 mL ou 60 mL de carboplatine pour solution à diluer pour perfusion.
Boîte de 1 ou 10 flacon(s).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
VAULT14, LEVEL 2
VALLETTA WATERFRONT
FLORIANA, FRN 1914
MALTE
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
ARROW GENERIQUES
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
APL SWIFT SERVICES (MALTA) LTD
HF26, HAL FAR INDUSTRIAL ESTATE, HAL FAR
BIRZEBBUGIA, BBG 3000
MALTE
Ou
GENERIS FARMACEUTICA, S.A.
RUA JOÃO DE DEUS, N° 19
VENDA NOVA
2700-487 AMADORA
PORTUGAL
Ou
ARROW GENERIQUES
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{mois AAAA}.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).
Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :
Ce médicament est strictement à usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la règlementation en vigueur.
Instructions pour la dilution
Le carboplatine peut interagir avec l’aluminium et former un précipité noir et/ou entraîner une perte d’efficacité. Les aiguilles, seringues, cathéters ou kits pour administration intraveineuse, contenant des éléments en aluminium susceptibles d’entrer en contact avec le carboplatine, ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou l’administration de ce médicament.
Le produit doit être dilué avant perfusion, soit dans une solution de glucose pour perfusion à 5 %, soit dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 %, afin d’obtenir de faibles concentrations de l’ordre de 0,5 mg/mL (500 microgrammes/mL).
CARBOPLATINE ARROW LAB peut être dilué davantage dans du glucose à 5 % et administré par perfusion intraveineuse. La stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée pendant 56 jours à des concentrations finales de 0,2 mg/mL et 3,5 mg/mL lorsqu’elle est conservée entre 2°C et 8°C dans des poches de perfusion sans PVC (polyoléfine) et à l’abri de la lumière.
CARBOPLATINE ARROW LAB peut également être dilué davantage dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % et administré par perfusion intraveineuse. La stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée à des concentrations finales de 0,2 mg/mL et 3,5 mg/mL pendant 24 heures entre +2°C et +8°C et jusqu’à 8 heures à 22°C dans des poches de perfusion sans PVC (polyoléfine) et à l’abri de la lumière.
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C, sauf si la dilution a été effectuée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
La solution doit faire l’objet d’une inspection visuelle avant administration afin de s’assurer de l’absence de particules ou d’un changement de coloration. La solution ne doit être administrée que si elle est limpide et exempte de particules.
Instructions pour la manipulation sûre des agents antinéoplasiques :
1. Le carboplatine doit être préparé pour administration uniquement par des professionnels expérimentés à l’utilisation sécurisée des agents chimiothérapeutiques.
2. Cette préparation doit être réalisée dans une zone dédiée.
3. Des gants de protection adaptés, un masque facial et des vêtements de protection doivent être portés.
4. Des précautions doivent être prises afin d’éviter un contact accidentel du médicament avec les yeux. En cas de contact avec les yeux, laver à l'eau et/ou au sérum physiologique.
5. La préparation cytotoxique ne doit pas être manipulée par une femme enceinte.
6. Des mesures et précautions adéquates doivent être prises pour l’élimination du matériel (seringues, aiguilles, etc.) utilisé pour la reconstitution de médicaments cytotoxiques. Le matériel supplémentaire et les déchets organiques doivent être éliminés en les plaçant dans des sacs en polyéthylène à double fermeture hermétique, puis en les incinérant à une température de 1 000°C.
7. La surface de travail doit être recouverte de papier absorbant jetable à revers plastifié.
8. Utiliser des adaptateurs Luer-Lock sur la totalité des seringues et kits. Des aiguilles de gros calibre sont recommandées afin de minimiser la pression et la formation éventuelle d’un aérosol. La formation d’un aérosol peut également être réduite par l’emploi d’une aiguille ventilée.
Élimination
Les restes du médicament ainsi que tous les dispositifs qui ont été utilisés pour la reconstitution, la dilution et l'administration doivent être détruits conformément aux procédures standard de l'hôpital applicables aux agents antinéoplasiques, dans le respect de la législation en vigueur relative à l'élimination des déchets dangereux.