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KETOPROFENE CARELIDE 100 mg, solution pour perfusion - Résumé des caractéristiques du produit

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ANSM - Mis à jour le : 13/12/2021

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

KETOPROFENE CARELIDE 100 mg, solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Une poche de 100 ml de solution pour perfusion contient 100 mg de kétoprofène.

Chaque ml de solution pour perfusion contient 1 mg de kétoprofène.

Excipient à effet notoire : sodium 14 mmol / 100 ml (322 mg / 100 ml)

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution pour perfusion.

Solution limpide et incolore.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Elles procèdent de l'activité antalgique et anti-inflammatoire du kétoprofène, de l'importance des manifestations d'intolérance auxquelles le médicament donne lieu, et de sa place dans l'éventail des produits anti-inflammatoires actuellement disponibles.

Elles sont limitées, chez l'adulte (plus de 15 ans), au :

· Traitement de la douleur post-opératoire,

· Traitement des crises de coliques néphrétiques.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Voie intra-veineuse.

La survenue d'effets indésirables peut être minimisée par l'utilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).

Le rapport bénéfice / risque doit être attentivement évalué avant de commencer un traitement à une dose quotidienne de 200 mg et l'utilisation de doses supérieures ne doit se faire que dans le cadre strict de la colique néphrétique en respectant la durée maximale de traitement (voir également rubrique 4.4)

L'administration se fait par perfusion intra-veineuse lente (environ 20 minutes), à la posologie de 100 à 300 mg par jour.

La durée de traitement en cas de crise de colique néphrétique sera de 48 heures au maximum.

Pour atténuer les symptômes, la dose efficace la plus faible devra être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir rubrique 4.4).

Population à risque :

· Insuffisants rénaux (clairance de la créatinine : 0,5 - 0,8 ml/s (30 - 50 ml / min)) et sujets âgés : Il est recommandé de réduire la posologie initiale puis d'adapter si nécessaire celle-ci en fonction de la tolérance rénale.

· Patients hypovolémiques : voir rubrique 4.4.

· Insuffisants hépatiques : Il est recommandé de réduire la posologie chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.4).

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

· durant le dernier trimestre de grossesse (voir rubrique 4.6),

· hypersensibilité au kétoprofène ou à l'un des excipients du produit,

· antécédent d'asthme déclenché par la prise de kétoprofène ou de substances d'activité proche telles que d’autres AINS et l’aspirine,

· antécédents d'hémorragie ou de perforation digestive au cours d'un précédent traitement par AINS,

· hémorragie cérébro-vasculaire ou autre hémorragie en évolution,

· ulcère peptique évolutif, ou tout antécédent d'hémorragie gastro-intestinale, ulcération ou perforation,

· insuffisance hépatique sévère,

· insuffisance rénale sévère,

· insuffisance cardiaque sévère.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

La survenue d'effets indésirables peut être minimisée par l'utilisation de la dose minimale efficace pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et paragraphes « Effets gastro-intestinaux » et « Effets cardiovasculaires et cérébro-vasculaires » ci-dessous).

L'utilisation concomitante de Kétoprofène CARELIDE 100 mg, solution pour perfusion avec d'autres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (cox-2), doit être évitée (voir rubrique 4.5).

Sujet âgé

Les sujets âgés présentent un risque accru d'effets indésirables aux AINS, en particulier d'hémorragie gastro-intestinale et de perforations pouvant être fatales (voir rubrique 4.2).

Troubles respiratoires

Une attention particulière doit être portée en cas d’administration à des patients souffrant ou ayant un antécédent d’asthme bronchique, puisqu’il a été observé que les AINS accéléraient la survenue d’un bronchospasme chez de tels patients.

Les patients présentant un asthme associé à une rhinite chronique, à une sinusite chronique et/ou à une polypose nasale, ont un risque plus élevé que le reste de la population de manifestation allergique lors de la prise d'acide acétylsalicylique et/ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens. L'administration de cette spécialité peut entraîner la survenue de crise d'asthme ou de bronchospasme, notamment chez les sujets allergiques à l'acide acétylsalicylique ou à un AINS (voir rubrique 4.3).

Effets gastro-intestinaux

Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à n'importe quel moment du traitement, sans qu'il y ait eu nécessairement de signes d'alerte ou d'antécédents d'effets indésirables gastro-intestinaux graves.

Certaines données épidémiologiques ont suggéré que le kétoprofène pourrait être associé à un risque plus élevé de toxicité gastro-intestinale grave par rapport à d'autres AINS, en particulier à dose élevée (voir également les rubriques 4.2 et 4.3).

Le risque d'hémorragie, d'ulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose utilisée chez les patients présentant des antécédents d'ulcère, en particulier en cas de complication à type d'hémorragie ou de perforation (voir rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé. Chez ces patients, le traitement doit être débuté à la posologie la plus faible possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement par de faibles doses d'acide acétylsalicylique ou traités par d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).

Les patients présentant des antécédents gastro-intestinaux, surtout s'il s'agit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements gastro-intestinaux), notamment en début de traitement.

Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles d'augmenter le risque d'ulcération ou d'hémorragie, comme les glucocorticoïdes, les anticoagulants oraux tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les antiagrégants plaquettaires comme l'acide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).

En cas d'apparition d'hémorragie ou d'ulcération survenant chez un patient recevant du Kétoprofène CARELIDE 100 mg, solution pour perfusion, le traitement doit être arrêté.

Les AINS doivent être administrés avec prudence chez les malades présentant des antécédents de maladies gastro-intestinales (recto-colite hémorragique, maladie de Crohn), en raison d'un risque d'aggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).

Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires

Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents d'hypertension et/ou d'insuffisance cardiaque congestive légère à modérée, des cas de rétention hydrosodée et d’œdème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.

Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l’utilisation de certains AINS (surtout lorsqu’ils sont utilisés à dose élevée et sur une longue durée de traitement) peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Les données sont actuellement insuffisantes pour écarter cette augmentation du risque pour le kétoprofène.

Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive, une cardiopathie ischémique, une maladie artérielle périphérique, et/ou un antécédent d’accident vasculaire cérébral (y compris l’accident ischémique transitoire) ne devront être traités par le kétoprofène qu’après un examen attentif.

Une attention similaire doit être portée avant toute initiation d’un traitement à long terme chez les patients présentant des facteurs de risques pour les pathologies cardiovasculaires (comme une hypertension, une hyperlipidémie, un diabète ou une consommation tabagique).

Réactions cutanées

Des réactions cutanées graves, dont certaines d’évolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et des syndromes de Lyell ont été très rarement rapportées lors de traitements par AINS (voir rubrique 4.8).

L’incidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai d’apparition se situant, dans la majorité des cas, pendant le premier mois de traitement. Le traitement par kétoprofène devra être arrêté dès l’apparition d’un rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe d’hypersensibilité. Les patients présentant des antécédents de réactions de photosensibilité ou de phototoxicité doivent être étroitement surveillés.

Insuffisance rénale fonctionnelle

Les AINS, en inhibant l’action vasodilatatrice des prostaglandines rénales, sont susceptibles de provoquer une insuffisance rénale fonctionnelle par diminution de la filtration glomérulaire. Cet effet indésirable est dose-dépendant.

En début de traitement ou après une augmentation de la posologie, une surveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :

· sujets âgés,

· médicaments associés tels que : IEC, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, sartans, diurétiques (voir rubrique 4.5),

· hypovolémie quelle qu’en soit la cause,

· insuffisance cardiaque congestive,

· insuffisance rénale,

· syndrome néphrotique,

· néphropathie lupique,

· dysfonctionnement hépatique sévère (albumine sérique < 25 g/l ou score de Child-Pugh ³ 10).

Rétention hydro-sodée et potassique

Une rétention hydro-sodée et potassique, ainsi qu’une interférence avec les effets natriurétiques des diurétiques peuvent être induites avec les AINS. En outre, une diminution de l’effet des antihypertenseurs est possible (voir rubrique 4.5).

Par conséquent, des œdèmes, une insuffisance cardiaque ou une hypertension peuvent apparaître ou être majorés chez les patients à risque. Une surveillance clinique est donc nécessaire chez ces patients.

Hyperkaliémie

Une hyperkaliémie peut être favorisée par le diabète ou un traitement concomitant par des médicaments hyperkaliémiants (voir rubrique 4.5).

Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans ces circonstances.

Infertilité féminine

L’utilisation du kétoprofène peut altérer la fertilité féminine, et n’est pas recommandée chez les femmes essayant de procréer.

Chez les femmes ayant des difficultés de conception ou étant en cours d’investigation d’infertilité, un arrêt du kétoprofène doit être pris en considération.

Comme les autres AINS, le kétoprofène peut masquer les signes de progression d'une infection.

Dans les douleurs sévères, le kétoprofène peut être associé aux morphiniques.

Chez les patients présentant un bilan hépatique perturbé ou ayant des antécédents de maladie hépatique, un suivi des transaminases est recommandé.

Au cours de traitement prolongé, il est recommandé de contrôler la formule sanguine, les fonctions hépatique et rénale.

Dissimulation des symptômes infections sous-jacentes

KETOPROFENE CARELIDE 100mg, solution pour perfusion peut masquer les symptômes d’une infection, ce qui peut retarder la mise en place d’un traitement adéquat et ainsi aggraver l’évolution de l’infection. C’est ce qui a été observé dans le cas de la pneumonie communautaire d’origine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. Lorsque KETOPROFENE CARELIDE 100mg, solution pour perfusion est administré pour soulager la fièvre ou la douleur liée à l’infection, il est conseillé de surveiller l’infection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent où s’ils s’aggravent.

Sodium

Ce médicament contient 322 mg de sodium par poche de 100ml, ce qui équivaut à 16% de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte. La dose quotidienne maximale de ce produit (dans le cas où les 300 ml sont administrés) équivaut à 48% de la dose journalière maximale recommandée par l'OMS pour le sodium.

KETOPROFENE CARELIDE 100mg, solution pour perfusion est considéré comme riche en sodium. Cela devrait être particulièrement pris en compte pour ceux qui suivent un régime pauvre en sel.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Risque lié à l'hyperkaliémie:

Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), la ciclosporine, le tacrolimus et le triméthoprime.

La survenue d’une hyperkaliémie peut dépendre du fait qu’il y ait des facteurs associés.

Le risque augmente lorsque les médicaments cités ci-dessus sont co-administrés avec le kétoprofène.

Associations déconseillées

Autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase et l’acide acétylsalicylique³ 3 g / j

L’association avec d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'acide acétylsalicylique donnée à doses anti-inflammatoires (≥ 1 g par prise ou ≥ 3 g par jour) n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Anticoagulants

Les AINS sont susceptibles de majorer les effets des anticoagulants, comme la warfarine (voir rubrique 4.4).

Si l'association ne peut être évitée, une surveillance clinique et biologique étroite doit être effectuée.

Héparines non fractionnées ou héparines de bas poids moléculaires à doses curatives ou chez le sujet âgé

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale par les AINS).

Si l'association ne peut être évitée, une surveillance clinique étroite doit être effectuée. Le traitement par AINS ne doit pas dépasser quelques jours.

Lithium

Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'AINS.

Méthotrexate (utilisé à des doses supérieures à 20 mg / semaine)

Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).

Respecter un intervalle d'au moins 12 heures entre l'arrêt ou le début d'un traitement par le kétoprofène et la prise de méthotrexate.

Pemetrexed chez les patients ayant une fonction rénale faible à modérée, clairance de la créatinine comprise entre 45 ml/min et 80 ml/min

Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale du pemetrexed par les AINS).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Bétabloquants

Réduction de l’effet antihypertenseur.

Diurétiques, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II

Les AINS peuvent diminuer l’effet des diurétiques et autres antihypertenseurs.

Chez certains patients ayant une altération de la fonction rénale (ex : sujet déshydraté ou sujet âgé avec une insuffisance rénale), la co-administration d’un IEC ou d’un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II et d’agents inhibiteurs de la cyclo-oxygénase peut induire une majoration de la détérioration de la fonction rénale, avec une possible insuffisance rénale aigue, habituellement réversible. Ces interactions doivent être prises en considération chez les patients prenant des AINS concomitamment avec des IEC ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II. Par conséquent, l’association doit être administrée avec précaution, particulièrement chez le sujet âgé. Les patients doivent être hydratés de façon adéquate et une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée en début de traitement, puis périodiquement.

Méthotrexate utilisé à faibles doses (inférieures à 20 mg/semaine)

Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate due aux AINS).

Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association.

Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.

Pemetrexed chez les patients ayant une fonction rénale normale, CLcr > 80 ml/min

Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale du pemetrexed par les AINS). Une surveillance biologique de la fonction rénale est recommandée.

Ciclosporine, tacrolimus

Risque d'addition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.

Surveiller la fonction rénale en début de traitement par l'AINS.

Associations à prendre en compte

Acide acétylsalicylique à faible dose (50 mg à 375 mg par jour)

Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.

Agents anti-plaquettaires et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)

Augmentation du risque d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).

Corticostéroïdes

Augmentation du risque d'ulcération et d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4)

Deferasirox

L’administration concomitante d’AINS et de deferasirox peut majorer le risque de toxicité gastrointestinale. Une surveillance clinique étroite doit être exercée quand ces molécules sont associées.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

L'inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir un effet délétère sur la grossesse et/ou le développement embryonnaire ou fœtal. Les données issues des études épidémiologiques, suite à l'utilisation d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au premier stade de la grossesse, suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformation cardiaque et de la paroschisis. Le risque absolu de malformation cardiaque est augmenté de moins de 1% à environ 1,5%. Ce risque est supposé augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement.

Chez l'animal, l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré- et post-implantatoires et de la mortalité embryo-fœtale. De plus, une augmentation de l'incidence de diverses malformations, y compris cardiovasculaires, a été observée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la période d'organogénèse.

Durant le premier et le second trimestre de grossesse, l’utilisation de kétoprofène ne doit être envisagée que si nécessaire. En cas d’administration chez la femme souhaitant concevoir, ou au cours du premier ou du deuxième trimestre de grossesse, la dose et la durée du traitement doivent être maintenues aussi faibles que possible.

Au cours du troisième trimestre de grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent exposer

· le fœtus à :

o une toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;

o un dysfonctionnement rénal, pouvant progresser vers une insuffisance rénale avec oligo- hydramnios.

· la mère et le nouveau-né, en fin de grossesse, à :

o une prolongation possible du temps de saignement, un effet antiagrégant pouvant survenir, même à très faible dose ;

o une inhibition des contractions utérines, entraînant un retard ou une prolongation du travail.

En conséquence, le kétoprofène est contre-indiqué au cours du troisième trimestre de la grossesse.

Allaitement

Les AINS passant dans le lait maternel, par mesure de précaution, il convient d'éviter de les administrer chez la femme qui allaite.

Voir rubrique 4.4, concernant la fertilité féminine.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Prévenir les patients de l'apparition possible d’effets indésirables tels que vertiges, somnolence, fatigue et troubles visuels. Il est conseillé de ne pas conduire ou d'utiliser de machines si l'un de ces symptômes apparaît.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l'utilisation de certains AINS (surtout lorsqu'ils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque d'évènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).

Œdème, hypertension et insuffisance cardiaque ont été rapportés en association au traitement par AINS.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé (voir rubrique 4.4).

Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipation, dyspepsie, douleurs abdominales, melæna, hématémèse, stomatite ulcérative, exacerbation d'une recto-colite ou d'une maladie de Crohn (voir rubrique 4.4 ) ont été rapportées après administration. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées.

Effets gastro-intestinaux

Ont été rapportés des troubles gastro-intestinaux à type de nausées, vomissements, diarrhée, constipation, gêne gastro-intestinale et douleurs gastriques, gastrites, stomatites, plus rarement colites.

Réactions d'hypersensibilité

· Très rares cas d'œdème de Quincke et de réaction anaphylactique.

· Réactions dermatologiques : éruption, rash, prurit, urticaire, aggravation d'urticaire chronique.

· Réactions respiratoires : possibilité de survenue de crise d'asthme ou de bronchospasme, en particulier chez les sujets allergiques à l'aspirine et aux autres AINS.

Troubles neuro-psychiques

Des céphalées, vertiges, somnolence, exceptionnellement convulsions et troubles de l'humeur peuvent être observés.

Réactions cutanées

Photosensibilité, alopécie et exceptionnellement, dermatoses bulleuses (Stevens-Johnson et syndrome de Lyell).

Troubles oculaires

Flou visuel.

Troubles auditifs

Acouphènes.

Troubles rénaux

· Rétention hydrosodée, hyperkaliémie (voir rubriques 4.4 et 4.5).

· Insuffisance rénale aiguë (IRA) fonctionnelle chez les patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4).

· Atteintes rénales organiques pouvant se traduire par une IRA: des cas isolés de néphrite interstitielle, de nécrose tubulaire aiguë, de syndrome néphrotique, de nécrose papillaire ont été rapportés.

Troubles hématologiques

Thrombocytopénie, anémie due à une hémorragie chronique, rares cas de leucopénie avec possibilité d'agranulocytose.

Troubles hépatiques

Augmentation du taux des transaminases, exceptionnels cas d'hépatite.

Troubles cardiaques

Œdème, hypertension, aggravation d'insuffisance cardiaque.

Effets indésirables liés à la voie d'administration

Quelques cas de douleurs et de sensations de brûlure au point d'injection ont été rapportés.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Chez l'adulte, les principaux signes de surdosage sont des céphalées, des vertiges, une somnolence, des nausées, des vomissements, une diarrhée et des douleurs abdominales.

En cas d'intoxication grave, une hypotension, une dépression respiratoire et une hémorragie gastro-intestinale ont été observées.

Le patient doit être transféré immédiatement en milieu hospitalier spécialisé où un traitement symptomatique sera instauré.

Il n'existe pas d'antidote spécifique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANTI-INFLAMMATOIRES, ANTIRHUMATISMAUX, NON STEROIDIENS, code ATC : M01AE03.

Le kétoprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien dérivé de l'acide aryl carboxylique, du groupe des propioniques. Il possède les propriétés suivantes:

· propriété antalgique périphérique et centrale,

· propriété antipyrétique,

· propriété anti-inflammatoire,

· propriété d'inhibition de courte durée des fonctions plaquettaires.

L'ensemble de ces propriétés est lié à une inhibition de la synthèse des prostaglandines.

Sur plusieurs modèles expérimentaux, il a été observé pour le kétoprofène à l'instar d'autres AINS une composante antalgique centrale.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Les concentrations plasmatiques mesurées à la 5ème minute après injection IV directe de 100 mg, soit 4 minutes après la fin de l'administration, sont en moyenne égales à 26,4 ± 5,4 µg/ml.

Distribution

La cinétique de distribution tissulaire du kétoprofène est très rapide. La demi-vie plasmatique moyenne du kétoprofène est de 2 heures.

Le kétoprofène est lié à 99% aux protéines plasmatiques.

Le kétoprofène passe dans le liquide synovial, traverse la barrière placentaire et la barrière hémato-encéphalique.

Le volume de distribution est d'environ 7 L.

Métabolisme

La biotransformation du kétoprofène s'effectue selon deux processus: l'un très mineur (hydroxylation), l'autre largement prédominant (conjugaison à l'acide glucuronique).

Moins de 1% de la dose de kétoprofène administrée est retrouvée sous forme inchangée dans les urines, alors que le glucuroconjugué représente environ 65 à 75%.

Excrétion

L'excrétion, essentiellement urinaire, est rapide, puisque 50% de la dose administrée sont éliminés au cours des 6 heures suivant la prise, quelle que soit la voie d'administration.

Variations physio-pathologiques

Sujets âgés : chez le sujet âgé, la demi-vie d'élimination est allongée.

Patients insuffisants rénaux : la clairance totale est allongée proportionnellement au degré d'insuffisance rénale.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Dans les études chez l’animal, la toxicité chronique et subchronique s’est principalement manifestée sous la forme de lésions et d’ulcérations gastro-intestinales et de détérioration rénale.

Aucun effet mutagène n’a été trouvé dans une série de tests conventionnels de mutagénicité conventionnels in vitro et in vivo.

Des études à long terme chez le rat et la souris n’ont pas mis en évidence de potentiel tumoral.

A partir de la dose de 6 mg/kg/jour, le kétoprofène a un effet délétère chez la rate femelle sur l’implantation, la fertilité et la mise bas.

Le potentiel embryotoxique du kétoprofène a été investigué chez plusieurs espèces animales. Aucun signe d’effet tératogène n’a été trouvé.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Acétate de sodium trihydraté, acide acétique glacial, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

30 mois.

Après ouverture du suremballage, le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Ne pas mettre au réfrigérateur, ne pas congeler.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion, ou en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion et d’un site de prélèvement.

Boîtes de 1, 5, 10 ou 50 poches.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Vérifier l’intégrité du suremballage avant utilisation.

Une fois le suremballage ouvert, la poche doit être utilisée immédiatement.

La solution doit être protégée de la lumière.

Avant administration, la solution doit être inspectée visuellement pour contrôler l’absence de particules visibles et sa limpidité.

Vérifier que la poche ne présente pas de fuite, éliminer toute poche endommagée, ou dont l’anneau de suspension serait cassé ou ne serait pas ouvert.

A usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée.

Ne pas utiliser de prise d’air, ne pas connecter en série avec d’autres perfusions.

La solution doit être administrée avec un matériel stérile et en utilisant une technique aseptique. Le matériel doit être amorcé à l'aide de la solution pour éviter toute introduction d'air dans le système.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

CARELIDE

RUE MICHEL RAILLARD

59420 MOUVAUX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

· 34009 419 161 7 5 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion ; boîte de 1.

· 34009 419 162 3 6 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion ; boîte de 5.

· 34009 419 165 2 6 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion et d’un site de prélèvement ; boîte de 1.

· 34009 419 166 9 4 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion et d’un site de prélèvement ; boîte de 5.

· 34009 580 376 1 0 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion ; boîte de 10.

· 34009 580 377 8 8 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion ; boîte de 50.

· 34009 580 378 4 9 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion et d’un site de prélèvement ; boîte de 10.

· 34009 580 379 0 0 : 100 ml de solution en poche en polyoléfine suremballée munie d’un site de perfusion et d’un site de prélèvement ; boîte de 50.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste II


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