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ZARONTIN 250 mg/5 ml, sirop - Résumé des caractéristiques du produit

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ANSM - Mis à jour le : 30/04/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ZARONTIN 250 mg/5 ml, sirop

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Ethosuximide.................................................................................................................. 250,00 mg

Pour 5 ml de sirop.

Excipients à effet notoire :

· glucose,

· saccharose : 3 g de saccharose par cuillère à café (5 ml),

· sodium : 6 mg de sodium par cuillère à café (5 ml).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Sirop.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Chez l’adulte :

· soit en monothérapie,

· soit en association à un autre traitement antiépileptique:

o traitement des épilepsies généralisées: absences, crises myocloniques et atoniques.

Chez l’enfant :

· soit en monothérapie,

· soit en association à un autre traitement antiépileptique:

o traitement des épilepsies généralisées: absences, crises myocloniques et atoniques.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Utilisez le godet-doseur (le godet doseur est gradué à 2,5 ml, 5 ml, 10 ml et 15 ml).

Il est recommandé de débuter par : 10 ml de sirop à partir de 6 ans.

En fonction de la réponse, la posologie sera augmentée très progressivement de 5 ml de sirop tous les 4 à 7 jours jusqu'au contrôle complet des crises.

La posologie chez l'enfant entre 3 et 6 ans est 5 ml de sirop par jour.

Chez l'adulte, la posologie efficace se situe à 20 mg/kg/jour soit 30 ml de sirop (1,5 g). La posologie maximale est de 2 g par jour (40 ml de sirop).

Chez l'enfant, la posologie efficace varie entre 20 et 30 mg/kg/jour, et la posologie maximale est 1 g par jour. Si une posologie plus importante était nécessaire, elle nécessiterait une surveillance médicale stricte et l'étude des taux plasmatiques.

L'étude des taux plasmatiques doit être effectuée en cas de mauvais contrôle des crises ou d'apparition d'une toxicité, elle peut l'être également à titre de surveillance tous les 6 mois.

Mode d’administration

La dose journalière doit être répartie en 2 prises à absorber aux repas du matin et du soir ; quand le contrôle des crises est obtenu, une seule prise quotidienne est possible, étant donné la longue demi-vie de l'éthosuximide.

Rincer soigneusement le godet doseur après administration.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

· Antécédents d'hypersensibilité aux suximides ou à l'un des composants du produit.

· En association avec le millepertuis.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

La tolérance et l'efficacité de l'éthosuximide n'ont pas été établies chez l'enfant de moins de 3 ans.

Toute augmentation ou diminution de la posologie de l'éthosuximide doit être effectuée de façon progressive. Tout arrêt brutal est susceptible d'entraîner un état de mal épileptique.

L'introduction d'un médicament antiépileptique peut, rarement, être suivie d'une recrudescence des crises ou de l'apparition d'un nouveau type de crise chez le patient, et ce indépendamment des fluctuations observées dans certaines maladies épileptiques. En ce qui concerne l'éthosuximide, les causes de ces aggravations peuvent être : un choix de médicament mal approprié vis à vis des crises ou du syndrome épileptique du patient, une modification du traitement antiépileptique concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci, une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir d'autre explication qu'une réaction paradoxale.

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse d’études randomisées contrôlées contre placebo de médicaments antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque d’idées et comportements suicidaires. Le mécanisme de ce risque est inconnu et les données disponibles ne permettent pas d’exclure la possibilité d’un risque accru avec ZARONTIN. Les patients doivent par conséquent être surveillés pour détecter des signes d’idées et comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il convient de recommander aux patients (et à leur soignants) de consulter un médecin en cas d’apparition de signes d’idées ou comportements suicidaires.

Précautions d’emploi

· En cas d'absences associée à une autre forme d'épilepsie (crises généralisées ou partielles), dont l'éthosuximide utilisé seul est susceptible d'augmenter la fréquence, il est recommandé de lui associer un autre antiépileptique.

· Des dyscrasies sanguines ayant été rapportées, une surveillance hématologique régulière doit être exercée.

· En cas d'affection rénale, ou hépatique, l'éthosuximide doit être utilisé avec prudence puisque des altérations des fonctions rénales et hépatiques ont été rapportées ; des bilans urinaires et des tests hépatiques devront être pratiqués régulièrement.

· La possibilité de survenue d'un lupus érythémateux disséminé doit être prise en compte.

· Des réactions cutanées graves dont le syndrome de Stevens Johnson, ont été rapportées avec éthosuximide. Ces réactions peuvent menacer le pronostic vital. Les symptômes surviennent généralement dans un délai de quelques jours à 28 jours. Dès l'apparition de signes ou symptômes évocateurs, le patient doit être évalué immédiatement. L'éthosuximide doit être arrêté si une autre étiologie ne peut être établie.

· Des syndromes d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été rapportés. Il s'agit de l'association d'une réaction cutanée (tels qu'un rash ou dermatite exfoliative), éosinophilie, fièvre, lymphadénopathie et d'une ou plusieurs complications systémiques (telles qu'une hépatite, néphrite, pneumonie, myocardite et péricardite). Ces syndromes peuvent menacer le pronostic vital. Dès l'apparition des premiers symptômes, le patient doit être évalué immédiatement. L'éthosuximide doit être arrêté si une autre étiologie ne peut être établie.

Ce médicament contient du glucose et du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.

Ce médicament contient 3 g de saccharose par 5 ml de sirop dont il faut tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète. Ce médicament peut être nocif pour les dents en cas de prise prolongée.

Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 6 mg de sodium par 5 ml de sirop. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Associations contre-indiquées

+ Millepertuis

Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'anticonvulsivant.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Carbamazépine

Diminution des concentrations plasmatiques d'éthosuximide.

Surveillance clinique et dosage plasmatique d'éthosuximide et adaptation éventuelle de sa posologie.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

· Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques :

Tous antiépileptiques confondus, il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées, le taux global de malformations est 2 à 3 fois supérieur à celui (3% environ) de la population générale. Bien qu’on constate une augmentation du nombre d'enfants malformés avec la polythérapie, la part respective des traitements et de la maladie n'a pas été réellement établie.

Les malformations le plus souvent rencontrées sont des fentes labiales et des malformations cardio-vasculaires.

L'interruption brutale du traitement antiépileptique peut entraîner pour la mère une aggravation de la maladie préjudiciable au fœtus.

· Risque lié à l'éthosuximide :

Les données animales ont mis en évidence un effet tératogène (malformations squelettiques). Dans l’espèce humaine, les données cliniques sont insuffisantes.

Compte tenu de ces données :

Si une grossesse est envisagée, c’est l’occasion de peser à nouveau l’indication du traitement antiépileptique.

L’utilisation d’éthosuximide est déconseillée au cours de la grossesse. Toutefois, il convient de ne pas interrompre le traitement brutalement. Si l’interruption du traitement compromet l’équilibre de la patiente, sa poursuite est envisageable avec une surveillance échographique orientée sur le squelette.

Allaitement

L’éthosuximide passe dans le lait maternel et expose le nouveau-né à des doses importantes susceptibles d’entrainer des effets indésirables (voir rubriques 4.4 et 4.8).

En cas de traitement par ce médicament, l’allaitement maternel est donc déconseillé.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs des véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence, vertiges, léthargie, fatigue, ataxie, attachés à l'emploi d'éthosuximide.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables ci-dessous, sont listés selon la classification MedDRA par système-organe et par ordre de fréquences :

Fréquents (≥1/100, <1/10), peu fréquents (≥1/1000, <1/100), fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

MedDRA

System Organ Class

Fréquence

Effets indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent

Agranulocytose*, anémie aplastique*, éosinophilie*, leucopénie*, pancytopénie*

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Diminution de l’appétit**

Peu fréquent

Amaigrissement**

Affections psychiatriques

Peu fréquent

Dépression*, idées suicidaires*

Troubles psychotiques*, troubles du sommeil*

Affections du système nerveux

Fréquent

Céphalées, ataxie, somnolence, vertiges

Peu fréquent

Léthargie, hyperactivité*

Indéterminée

Exacerbation possible de l’épilepsie à crise généralisée ou partielle associées aux absences

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Hoquet

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Douleurs épigastriques**, douleurs abdominales**, nausées**, vomissements**

Peu fréquent

Hypertrophie gingivale*

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Rash érythémateux, urticaire

Peu fréquent

Syndrome de Stevens-Johnson*, Syndrome DRESS (Drug Rash, Eosinophilia and Systemic Symptoms)*, syndrome d’hypersensibilité aux anticonvulsivants

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Peu fréquent

Lupus érythémateux disséminé*

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent

Fonction hépatique anormale

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent

Fatigue, irritabilité*

* Fréquences estimées pour les effets indésirables observés après la commercialisation, non observés dans les essais cliniques (basées sur la limite supérieure de l'intervalle de confiance de 95%).

** Ces effets indésirables peuvent s'observer en début du traitement. Ces manifestations cèdent habituellement rapidement ou après diminution posologique et ne réapparaissent pas ultérieurement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Aucun cas d'intoxication aiguë n'ayant été rapporté chez l'homme, la dose létale minima est estimée à 5 g.

Symptômes : somnolence, nausées, vomissements, vertiges, incoordination, irritabilité, nervosité, céphalées, anorexie, diarrhée, confusion, troubles psychologiques ou psychiatriques.

En cas de surdosage, il n'existe pas d'antidote spécifique ; il faut pratiquer un lavage gastrique et instituer un traitement symptomatique et adjuvant en tenant compte de la très longue demi-vie de l'éthosuximide.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Antiépileptique, code ATC : N03AD01

L'éthosuximide est un antiépileptique spécifique des absences, il supprime l'activité paroxystique, pointes-ondes à 3 cycles par seconde, associée aux pertes de conscience, caractéristiques des crises des absences.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Après administration par voie orale, l'éthosuximide est rapidement et presque complètement absorbé. Des pics plasmatiques de 38 mcg/ml en moyenne sont observés 3 à 7 heures après administration d'une dose unique de 500 mg chez l'enfant. Chez l'adulte, l'état d'équilibre est atteint en 7 jours environ. Les taux plasmatiques résiduels se situent à 34 mcg/ml en moyenne, pour une prise quotidienne de 500 mg. Les taux sanguins thérapeutiques de l'éthosuximide varient entre 40 et 100 mcg/ml.

Distribution

Le volume de distribution de l'éthosuximide est d'environ 0,7 l/kg. Il est comparable à celui du compartiment liquidien de l'organisme.

L'éthosuximide ne se lie pas aux protéines plasmatiques. Il diffuse dans tous les tissus et traverse la barrière hématoencéphalique et le placenta. Il est retrouvé dans le liquide céphalo-rachidien, la salive, les larmes et le lait maternel à des concentrations comparables à celles du plasma.

Biotransformation

L'éthosuximide est fortement métabolisé essentiellement par voie oxydative en au moins 3 métabolites. Seuls 20 % de la dose administrée sont retrouvés dans les urines. Le métabolite principal retrouvé dans les urines et représentant 60% de la dose totale est le 2-(1-hydroxyethyl)-2-methyl suximide.

La demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 60 heures chez l'adulte et d'environ 30 heures chez l'enfant en raison d'une plus forte clairance métabolique.

Élimination

L'excrétion de l'éthosuximide est essentiellement rénale sous forme inchangée (20%) et sous forme de métabolites libres et conjugués.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Non renseignée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Citrate de sodium dihydraté, benzoate de sodium, saccharine sodique, saccharose, glycérol, arôme artificiel de framboise (*), acide citrique monohydraté, eau purifiée.

(*) Composition de l'arôme artificiel de framboise: jus de fraise concentré, jus de framboise concentré, vanilline, acétate de benzyle, alpha-ionone, acétate d'amyle, acétate d'éthyle, phénylglycinate d'éthyle, butyrate d'amyle, acide acétique, acétate d'isobutyle, acide propionique, carbonate de méthylheptine, anthranilate d'éthyle, propylèneglycol, glucose.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

L'éthosuximide est incompatible avec les acides forts et les bases fortes.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

200 ml en flacon (verre brun) avec bouchon (aluminium) ou bouchon (polypropylène) avec sécurité enfant et godet-doseur (polypropylène) gradué à 2,5 ml, 5 ml, 10 ml et 15 ml.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ESSENTIAL PHARMA (M) LTD

ORANGE POINT BUILDING

DUN KARM STREET

BIRKIRKARA BY-PASS

BIRKIRKARA BKR 9037

MALTE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

34009 325 079 5 5 : 200 ml en flacon (verre brun) avec godet-doseur (polypropylène).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  Retour en haut de la page

27 juillet 1988 / 27 avril 2014 (illimité)

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

27 Janvier 2017

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste II


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