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XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable - Résumé des caractéristiques du produit

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ANSM - Mis à jour le : 13/03/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de lidocaïne anhydre..................................................................................... 20,00 mg

Sous forme de chlorhydrate de lidocaïne monohydraté.

Pour 1ml.

Une ampoule de 5ml contient 100 mg de chlorhydrate de lidocaïne anhydre.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

· Traitement et prévention des récidives des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital, notamment à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde.

· Analgésie péri-opératoire en chirurgie abdominale par voie laparoscopique ou ouverte (telle que chirurgie colorectale, prostatectomie, cholécystectomie)

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Traitement et prévention des récidives des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital

Injection intraveineuse directe utilisable en urgence avec une dose de charge de 1 à 1,5 mg/kg de lidocaïne «en bolus » soit environ 100 mg (5 ml de XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX) pour un adulte de poids moyen, après diagnostic (électrocardiographique ou électrocardioscopique) de l’arythmie ventriculaire.

Analgésie péri-opératoire en chirurgie abdominale

Administration d’un bolus IV de 1,5 mg/kg avant l’incision cutanée, suivie d’une perfusion continue de 1,5 à 2 mg/kg/h pendant l’intervention. Si la perfusion doit se poursuivre en post-opératoire (en salle de surveillance post interventionnelle, salle de réanimation ou unité de surveillance continue), le patient devra être maintenu sous surveillance électrocardiographique continue, sans dépasser 24 heures post-opératoire.

Population pédiatrique

Sans objet

Mode d’administration

Cette présentation permet d’obtenir en moins de 30 secondes des taux plasmatiques efficaces en lidocaïne.

L’enregistrement doit être maintenu pendant le bolus et après afin de décider de l’opportunité d’un relais par perfusion.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

· Hypersensibilité aux anesthésiques locaux du groupe à liaison amide ou à l’un des excipients mentionnées à la rubrique 6.1.

· Porphyrie aiguë,

· Troubles de la conduction auriculoventriculaire nécessitant un entraînement électro-systolique permanent non encore réalisé,

· Epilepsie non contrôlée par un traitement.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Un surdosage peut provoquer des réactions toxiques (voir rubriques 4.8 et 4.9).

L’administration de lidocaïne doit s’accompagner d’une surveillance continue de l’ECG, de la pression artérielle, de l’état neurologique et de la respiration Une surveillance cardiologique minutieuse est requise en particulier en cas d’ajustement posologique. Un équipement cardiologique d’urgence doit être disponible. Si un ou plusieurs paramètres indiquent une aggravation de la fonction cardiaque, il faut envisager une révision du traitement qui peut comprendre, si nécessaire, un arrêt du traitement par lidocaïne.

Pour éviter un risque de surdosage, la prudence est recommandée en cas de co-administration d’anesthésiques locaux par d’autres voies (infiltration, péridurale, bloc périnerveux).

La prudence est recommandée en cas d’insuffisance hépatique ou rénale, ou au cours des chirurgies nécessitant un clampage des vaisseaux hépatiques. En cas d'insuffisance hépatique, diminuer de moitié les doses préconisées.

Due à leur faible capacité enzymatique, les nouveaux-nés sont exposés à un risque accru de méthémoglobinémie.

La méthémoglobinémie peut se manifester cliniquement par une cyanose et peut nécessiter un traitement par le bleu de méthylène.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Associations contre-indiquées

Médicaments antiarythmiques :

De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaque.

L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l’ECG.

L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol …) est contre-indiquée.

Associations déconseillées

L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d’effets indésirables cardiaques.

L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l’ECG.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Fluvoxamine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la lidocaïne avec possibilités d’effets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution de la clairance hépatique de la lidocaïne).

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de la lidocaïne pendant et après l’arrêt de l’association. Adaptation si besoin de la posologie de la lidocaïne.

+ Amiodarone

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne, avec possibilité d’effets indésirables neurologiques et cardiaques, par diminution de son métabolisme hépatique par l’amiodarone.

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de lidocaïne. Si besoin, adaptation de la posologie de la lidocaïne pendant le traitement par amiodarone et après son arrêt.

+ Cimétidine ≥ 800 mg/jour

Augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne avec possibilité d'effets indésirables neurologiques et cardiaques (inhibition du métabolisme hépatique de la lidocaïne).

Adapter la posologie de la lidocaïne ; surveillance clinique, ECG et éventuellement des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant le traitement et après l'arrêt de la cimétidine.

+ Bêta-bloquants (sauf Esmolol)

Augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne avec possibilité d’effets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution de la clairance hépatique de la lidocaïne).

Adapter la posologie de la lidocaïne ; surveillance clinique, ECG et éventuellement des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant le traitement bêta-bloquant et après son arrêt.

Associations à prendre en compte

+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque

Effet inotrope négatif avec risque de décompensation cardiaque.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il n’y a pas de données fiables de tératogénèse chez l’animal.

En clinique, l’analyse d’un nombre élevé de grossesses exposées n’a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier de la lidocaïne. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l’absence de risque.

En conséquence, l’utilisation de la lidocaïne ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire, mais peut être prescrite au moment de l’accouchement si besoin.

Allaitement

L’allaitement est possible.

Fertilité

On ne dispose d'aucune donnée humaine sur l'effet de la lidocaïne sur la fertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable a une influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

La survenue d’un effet indésirable doit faire suspecter un surdosage.

Les signes de toxicité peuvent être :

· troubles du système nerveux central : nervosité, agitation, bâillements, tremblements, appréhension, nystagmus, logorrhée, céphalées, nausées, bourdonnements d'oreille. Ces signes d'appel nécessitent une surveillance attentive pour prévenir une éventuelle aggravation : convulsions puis dépression du SNC.

· troubles respiratoires : tachypnée puis apnée.

· troubles cardio-vasculaires : tachycardie, bradycardie, dépression cardio-vasculaire avec hypotension artérielle pouvant aboutir à un collapsus, troubles du rythme (extrasystoles ventriculaires, fibrillation ventriculaire). Ces manifestations peuvent aboutir à un arrêt cardiaque.

· affections du système immunitaire : réactions d’hypersensibilté immédiate incluant le choc anaphylactique ou retardée (cf. rubrique 4.3).

· troubles du système sanguin et lymphatique : très rarement méthémoglobinémie pouvant être observée quel que soit l'âge mais plus particulièrement à craindre en période néonatale (cf rubrique 4.4).

Les concentrations veineuses auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique sont de 5,6 microgrammes/ml.

Les signes de toxicité cardiaque sont observés pour des concentrations quatre fois plus élevés (20 microgrammes/ml).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Les manifestations toxiques neurologiques sont traitées par l'injection d'un barbiturique de courte durée d'action, ou d'une benzodiazépine, l'oxygénation, la ventilation assistée.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANTIARYTHMIQUE Classe IB, code ATC : C01BB01 (Système cardiovasculaire)

Mécanisme d’action

La lidocaïne fait partie du groupe des anesthésiques à liaison amide.

Le pKa de la lidocaïne est de 7,7. C’est une base faible. Elle est liée aux protéines (essentiellement les α 1-glyco-protéines) à environ 65%.

La lidocaïne possède des propriétés antiarythmiques. Elle appartient au groupe des stabilisants de membrane, classe Ib. La lidocaïne agit préférentiellement à l'étage ventriculaire, les effets sont particulièrement marqués sur les fibres de Purkinje. La lidocaïne diminue l'excitabilité ventriculaire et déprime les foyers d'automatisme ventriculaire.

Aux taux thérapeutiques, la lidocaïne permet de contrôler rapidement les arythmies ventriculaires, sans chute importante de la pression artérielle et sans réduction de la contractibilité du myocarde. Elle n'altère pas la conduction auriculo-ventriculaire et n'altère qu'exceptionnellement la conduction intraventriculaire.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Les concentrations plasmatiques efficaces et de sécurité de la lidocaïne se situent entre 1,4 et 6 microgrammes par ml ; une injection IV directe rapide, permet d'atteindre quasi instantanément un taux thérapeutique qui se maintient pendant 20 à 30 minutes ; l’association d'une injection IV directe, de 100 mg de lidocaïne aussitôt suivie d'une perfusion de débit continu de 2 mg/min, permet d'obtenir de façon immédiate et de maintenir un taux sanguin efficace aussi longtemps que nécessaire.

Distribution

La distribution, à partir du sang se fait dans tous les tissus, surtout ceux richement vascularisés (coeur, poumon, cerveau, foie, rate) puis dans les tissus adipeux et musculaire.

Élimination

Métabolisme et élimination

La métabolisation de la lidocaïne est essentiellement hépatique : dégradation enzymatique par le système mono-oxygénasique dépendant du cytochrome P450 ; 70 pour cent de la lidocaïne injectée sont métabolisés en un seul passage pour former les métabolites actifs qui sont la mono-éthyl glycine-xylidine (MEGX) et la glycine-xylidine (GX). Deux isoenzymes, CYP1A2 et CYP3A4 sont impliquées dans ce métabolisme. CYP1A2 est l’isoenzyme principalement impliquée lorsque la lidocaïne est utilisée aux concentrations cliniques usuelles. Il n’y a pas de modification significative de la pharmacocinétique des métabolites MGEX et GX chez les patients atteints de cyrrhose décompensée (Niveau C Child-Plugh). En cas de cirrhose, CYP1A2 est l’isoforme la plus généralement diminuée et sa contribution au métabolisme de la lidocaïne est donc moindre que chez les patients à fonction hépatique normale.

Les métabolites sont éliminés dans les urines sauf une petite partie qui subit un cycle entéro-hépatique.

Le passage transplacentaire se fait par simple diffusion. Le rapport taux foetal/taux maternel est de 0,52 à 0,69.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Sans objet

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique/hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

5 ml en ampoule (verre de type I) ; boîte de 5 ou 10 ampoules.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Tenir fermement d’une main le corps de l’ampoule inclinée POINT BLEU VERS LE HAUT.

Mettre le pouce de l’autre main au-dessus du point bleu. Casser le col.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ASPEN PHARMA TRADING LIMITED

3016 LAKE DRIVE

CITYWEST BUSINESS CAMPUS

DUBLIN 24

IRLANDE

[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

· 374 970-9 ou 3400937497091 : 5 ml en ampoule (verre) ; boîte de 10 ampoules

· 377 810-2 ou 3400937781022 : 5 ampoules (verre) de 5 ml

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Date de première autorisation : 20 juin 1986

Date de dernier renouvellement : 20 juin 2011

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

07 décembre 2018

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste II.

Médicament réservé à l’usage professionnel selon l’article R.5121-80 du code de la santé publique.


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