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ADENOSINE MEDISOL 6 mg/2 ml, solution injectable - Résumé des caractéristiques du produit

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ANSM - Mis à jour le : 05/12/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ADENOSINE MEDISOL 6 mg/2 ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Adénosine...................................................................................................................................... 3 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Chaque flacon de 2 ml contient 6 mg d’adénosine.

Excipient à effet notoire : sodium.

Chaque flacon de 2 ml contient 18 mg de chlorure de sodium (9 mg/ml).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable.

Solution incolore et limpide.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Adultes

Conversion rapide en rythme sinusal des tachycardies jonctionnelles, y compris celles associées à une voie accessoire (syndrome de Wolff-Parkinson-White).

Aide au diagnostic des tachycardies à complexes larges ou fins. Bien que l'adénosine ne soit pas efficace dans le traitement du flutter auriculaire, de la fibrillation auriculaire et des tachycardies ventriculaires, le ralentissement de la conduction au niveau auriculo-ventriculaire peut faciliter l'analyse de l'activité auriculaire.

Population pédiatrique

Conversion rapide en rythme sinusal normal des tachycardies paroxystiques supraventriculaires chez les enfants âgés de 0 à 18 ans

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

ADENOSINE MEDISOL est destiné à l'usage hospitalier. Il doit être administré sous monitoring continu et enregistrement électrocardiographique par un médecin disposant de moyens de réanimation cardio-respiratoire.

L'administration doit se faire par bolus intraveineux rapide conformément au schéma posologique ci-dessous.

Pour être certain que la solution atteigne la circulation systémique, pratiquer l'injection soit par voie IV directe, soit par l'intermédiaire d'une tubulure. Dans ce cas, l'injection doit être aussi proximale que possible et être suivie par un flush de solution saline.

Chez l’enfant, si l’administration se fait par l’intermédiaire d’une veine périphérique, une canule de calibre large doit être utilisée.

La survenue d'un bloc auriculo-ventriculaire de haut degré interdit l'administration d'une dose supérieure.

Chez l’adulte

Conversion en rythme sinusal des tachycardies jonctionnelles :

· dose initiale : 3 mg administrés sous forme d'un bolus intraveineux (injection en 2 secondes) ;

· deuxième dose : dans le cas où la première dose n'arrête pas la tachycardie supraventriculaire en 1 à 2 minutes, 6 mg seront alors administrés sous forme d'un bolus intraveineux ;

· troisième dose : si la deuxième dose n'arrête pas la tachycardie supraventriculaire en 1 à 2 minutes, 12 mg seront alors administrés sous forme d'un bolus intraveineux.

Des doses complémentaires ou supérieures ne sont pas recommandées.

Sujets âgés

Posologies identiques à celles recommandées chez l'adulte.

Aide au diagnostic des tachycardies à complexes larges ou fins :

· l’administration s’effectuera selon le même schéma posologique.

Population pédiatrique:

Doses recommandées chez l’enfant :

· dose initiale : 0,1 mg/kg (dose maximale de 6 mg), puis,

· augmentation par palier : de 0,1 mg/kg pour arrêter la tachycardie supraventriculaire (dose maximale de 12 mg).

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

· Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

· Bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième degré, à l'exception des patients porteurs d'un stimulateur cardiaque ;

· Dysfonctionnement sino-auriculaire (maladie de l'oreillette) à l'exception des patients porteurs d'un stimulateur cardiaque ;

· Broncho-pneumopathies chroniques obstructives avec bronchospasme (ex : asthme bronchique).

· Syndrome du QT long ;

· Hypotension artérielle sévère.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

En raison de la possibilité de survenue de troubles conductifs ou rythmiques transitoires lors de la réduction de la tachycardie paroxystique supraventriculaire (voir rubrique 4.2), ce produit ne doit être administré qu'en milieu hospitalier, sous surveillance électrocardiographique et par des médecins disposant de moyens de réanimation cardiorespiratoire.

En raison du risque éventuel d'hypotension artérielle significative, l'adénosine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant :

· une sténose du tronc commun (gauche),

· une hypovolémie non corrigée,

· un rétrécissement valvulaire cardiaque,

· un shunt gauche-droit,

· une péricardite ou un épanchement péricardique ;

· un dysfonctionnement du système nerveux autonome ;

· une sténose carotidienne avec insuffisance vasculaire cérébrale.

L'adénosine entraînant une baisse tensionnelle transitoire, elle sera administrée avec prudence chez les patients hypotendus, en particulier en cas d'insuffisance cardiaque sévère.

L'adénosine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant :

· des antécédents récents d'infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque sévère,

· des troubles mineurs de la conduction (bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré, bloc de branche) qui pourraient être transitoirement aggravés durant la perfusion,

· une fibrillation auriculaire, ou un flutter, spécialement chez ceux ayant une voie de la conduction accessoire, la conduction par cette voie anormale pouvant être favorisée.

Il a été rapporté de rares cas de bradycardie sévère. Certains cas sont survenus chez des patients récemment transplantés ou chez des patients atteints de maladie sino-auriculaire occulte.

La survenue d'une bradycardie sévère doit être considérée comme le signe d'une affection sous-jacente et doit conduire à l'arrêt du traitement. Une bradycardie sévère peut favoriser le développement de torsades de pointes, surtout en cas de prolongation de l'intervalle QT.

Chez les patients ayant bénéficié d'une transplantation cardiaque récente (datant de moins de 1 an), une augmentation de la sensibilité du cœur à l'adénosine a été observée.

L'adénosine peut déclencher ou aggraver un bronchospasme (voir rubriques 4.3 et 4.8).

Population pédiatrique

L’adénosine peut provoquer des arythmies atriales et conduire à une accélération ventriculaire chez les enfants atteints d’un syndrome de Wolff-Parkinson-White (WPW). Voir aussi la rubrique 5.1.

L’efficacité de l’administration intra-osseuse n’a pas été établie.

Précautions d'emploi

La survenue d'une insuffisance respiratoire (potentiellement fatale), d'une asystolie/arrêt cardiaque (potentiellement fatal), d'un angor, d'une bradycardie sévère ou d'une hypotension sévère doit faire interrompre immédiatement le traitement.

L'adénosine peut entraîner des convulsions chez les patients sujets aux convulsions.

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par ml, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

· le dipyridamole inhibe la capture cellulaire et le métabolisme de l'adénosine, et potentialise l'action d’ADENOSINE MEDISOL. Une étude a montré que le dipyridamole était susceptible de multiplier par quatre les effets de l'adénosine. De ce fait, il est conseillé de ne pas administrer ADENOSINE MEDISOL à des patients traités par du dipyridamole. En cas d'utilisation indispensable d’ADENOSINE MEDISOL, réduire de manière significative la dose d’ADENOSINE MEDISOL.

· l'aminophylline, et les autres bases xanthiques (thé, café, chocolat et des boissons au cola) sont des antagonistes compétitifs de l'adénosine. Chez les patients traités ou consommant ce type de produit, des doses d'adénosine plus élevées peuvent se révéler nécessaires ;

· l'adénosine peut interagir avec les produits pouvant diminuer la conduction cardiaque.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il n’y a pas ou peu de données sur l’utilisation de l’adénosine chez la femme enceinte. Les études animales sont insuffisantes en ce qui concerne la toxicité de la reproduction. L’utilisation d’ADENOSINE MEDISOL pendant la grossesse n’est pas recommandée à moins que le médecin ne considère que les bénéfices attendus ne surpassent les risques potentiels.

Allaitement

Aucune donnée n’est disponible quant à l’excrétion des métabolites de l’adénosine dans le lait maternel.

ADENOSINE MEDISOL ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Sans objet.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables ont été classés par système-organe et par fréquence: très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100, < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100); rare (≥ 1/10 000, < 1/1000); très rare (< 1/10 000); inconnue (lorsque la fréquence ne peut être estimée d'après les données disponibles).

Ces effets sont généralement de courte durée (moins de 1 minute).

Affections du système nerveux

· fréquent : céphalées, vertiges, sensation de tête vide ;

· peu fréquent : pression intracrânienne ;

· très rare : aggravation de courte durée d'une hypertension intracrânienne, spontanément et rapidement réversible ;

· fréquence inconnue :

o perte de connaissance / syncope ;

o convulsions, particulièrement chez les patients prédisposés (voir rubrique 4.4).

Affections psychiatriques

· fréquent: anxiété, angoisse légère.

Affections oculaires

· peu fréquent: vision trouble.

Affections gastro-intestinales

· fréquent: nausées ;

· peu fréquent: goût métallique ;

· fréquence inconnue : vomissements.

Affections cardiaques

· très fréquent: bradycardie, pause sinusale, pause post-extrasystolique, extrasystoles auriculaires, bloc auriculo-ventriculaire, troubles de l'excitabilité ventriculaire tels que des extrasystoles ventriculaires, tachycardies ventriculaires non soutenues ;

· peu fréquent : tachycardie sinusale, palpitations ;

· très rare : fibrillation auriculaire, bradycardies sévères non corrigées par l'atropine et pouvant nécessiter une stimulation temporaire, désordres d’excitabilité ventriculaire incluant torsades de pointes, fibrillation ventriculaire (voir rubrique 4.4).

L'induction d'une bradycardie prédispose à des troubles du rythme ventriculaire, y compris une fibrillation ventriculaire et des torsades de pointes qui justifient les recommandations faites dans la rubrique Posologie/Mode d'administration.

· fréquence inconnue :

o asystolie/arrêt cardiaque (quelques cas d'issue fatale) particulièrement chez les patients ayant une pathologie cardiaque sous-jacente (voir rubrique 4.4) ;

o infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST notamment chez les patients avec coronaropathie sévère (voir rubrique 4.4).

Les arythmies cardiaques mentionnées ci-dessus apparaissent lors du passage en rythme sinusal.

Affections vasculaires

· très fréquent : flush facial.

· fréquence inconnue :

o hypotension parfois sévère (voir rubrique 4.4) :

o accident vasculaire cérébral/accident ischémique transitoire, secondaire aux effets hémodynamiques de l’adénosine y compris l’hypotension (voir rubrique 4.4).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

· très fréquent : dyspnée ;

· peu fréquent : hyperventilation ;

· très rare : bronchospasme (voir rubrique 4.4).

· fréquence inconnue :

o insuffisance respiratoire (voir rubrique 4.4).

o apnée/arrêt respiratoire.

Des cas d'issue fatale d'insuffisance respiratoire, de bronchospasme, et d'apnée/arrêt respiratoire ont été rapportés.

Affections du système immunitaire

· fréquence inconnue : réaction anaphylactique (y compris angioedème et réactions cutanées telles que urticaire et rash).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

· très fréquent: sensation d'oppression/douleur dans la poitrine ;

· fréquent : sensation de brûlure ;

· peu fréquent : douleur dans les membres, le cou et le dos, sueurs, sensation de faiblesse, sensation d'inconfort ;

· très rare : réactions au site d'injection

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Un surdosage pourrait entraîner une hypotension sévère, une bradycardie ou asystolie.

S'il s'avérait qu'une dose trop forte de ce produit soit administrée, la demi-vie du produit étant très courte, la durée des effets secondaires devrait être limitée.

L'aminophylline par voie IV peut être nécessaire.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : AUTRES PREPARATIONS CARDIAQUES, code ATC : C01EB10.

Nucléoside endogène avec effet vasodilatateur périphérique/anti-arythmique.

L'adénosine est un vasodilatateur puissant au niveau de la plupart des lits vasculaires, à l'exception des artérioles rénales afférentes et des veines hépatiques où elle provoque une vasoconstriction. L'adénosine exerce ses effets pharmacologiques par l'intermédiaire d'une activation des récepteurs puriniques (récepteurs membranaires A1 et A2 à l'adénosine). Bien que l'on ignore le mécanisme exact par lequel l'activation des récepteurs de l'adénosine entraîne une relaxation du muscle lisse vasculaire, il semble qu'il se produise à la fois une inhibition du courant calcique entrant lent qui diminue la capture du calcium et une activation de l'adénylate cyclase par l'intermédiaire des récepteurs A2 des cellules musculaires lisses. L'adénosine peut également réduire le tonus vasculaire en modulant la neurotransmission sympathique. La capture intracellulaire de l'adénosine se fait par l'intermédiaire d'un système de transport transmembranaire spécifique des nucléosides.

Dès son entrée dans la cellule, l'adénosine est rapidement phosphorylée par une adénosine kinase en adénosine monophosphate, ou bien désaminée par une adénosine désaminase en inosine. Ces métabolites intracellulaires de l'adénosine n'ont pas d'effet vaso-moteur.

Les études par cathétérisme intra-coronaire avec mesure Doppler du flux ont démontré que l'injection intraveineuse d'adénosine à la posologie de 140 µg/kg/mn provoquait une hyperhémie coronaire maximale (comparativement à l'injection intra-coronaire de papavérine) chez environ 90 % des sujets, dans les 2 à 3 minutes suivant le début de la perfusion.

La vitesse du débit coronaire revient à son niveau basal dans les une à deux minutes après arrêt de la perfusion d'adénosine.

L'augmentation du débit sanguin induite par l'adénosine est significativement plus importante dans les artères coronaires normales que dans les artères sténosées.

L'adénosine induit une redistribution du débit coronaire de l'endocarde vers l'épicarde, et une réduction du débit coronaire collatéral, à l'origine d'une ischémie régionale.

On a montré que la perfusion continue d'adénosine chez l'homme provoque une légère baisse dose-dépendante de la pression artérielle moyenne et un effet chronotrope positif dose-dépendant, vraisemblablement secondaire à la stimulation sympathique. Cette élévation réflexe de la fréquence cardiaque débute plus tardivement que l'effet chronotrope/dromotrope négatif. Ces effets opposés s'observent principalement après une injection en embol expliquant ainsi l'intérêt potentiel de l'adénosine comme traitement des arythmies supraventriculaires lorsqu'elle est administrée en embol ou comme vasodilatateur coronaire lorsqu'elle est administrée en perfusion.

Bien que l'adénosine modifie la conduction intra-myocardique, il a été utilisé efficacement et sans risque en association avec d'autres médicaments cardiotropes ou vaso-actifs tels que les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, les dérivés nitrés, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine I, les diurétiques, les digitaliques ou les anti-arythmiques.

Population pédiatrique

Chez l’enfant, aucune étude contrôlée n’a été conduite avec l’adénosine dans la conversion de la tachycardie paroxystique supraventriculaire (TPSV). Cependant, la sécurité et l’efficacité de l’adénosine chez les enfants âgés de 0 à 18 ans avec TPSV est considérée comme établie au vue d’une utilisation clinique large et de données de littérature (études ouvertes, cas rapportés et recommandations cliniques).

La revue de la littérature a identifié 14 études dans lesquelles l’adénosine IV a été utilisée dans le traitement de la tachycardie supraventriculaire (TSV) chez 450 enfants âgés de 6 heures à 18 ans. Ces études étaient hétérogènes en termes d’âge et de schéma posologique. La TSV a été réduite dans 72 à 100% des cas dans la plupart des études publiées. Les doses utilisées étaient comprises entre 37,5 µg/kg et 400 µg/kg. Plusieurs études ont rapporté un manque de réponse à une dose initiale inférieure à 100 µg/kg.

En fonction de l’histoire médicale de l’enfant, des symptômes et du diagnostic électrocardiographique, l’adénosine a été utilisée en pratique clinique sous la surveillance d’un expert chez les enfants avec une tachycardie à complexes QRS larges ou un syndrome de Wolff-Parkinson-White. Toutefois les données actuellement disponibles ne justifient pas l’indication pédiatrique. Il a été rapporté six cas d’arythmie induite par l’adénosine (3 fibrillations atriales, 2 flutters atriaux, 1 fibrillation ventriculaire) chez 6 enfants âgés de 0 à 16 ans avec un syndrome de WPW connu ou sous-jacent. Trois patients se sont rétablis spontanément et les 3 autres ont bénéficié d’un traitement par amiodarone +/- cardioversion (voir aussi rubrique 4.4).

L’adénosine a été utilisée comme aide au diagnostic des tachycardies supraventriculaires complexes larges ou fins aux mêmes doses que dans le traitement de la tachycardie supraventriculaire. Bien que l’adénosine ne convertira pas en rythme sinusal le flutter atrial, la fibrillation ventriculaire ou la tachycardie ventriculaire, le ralentissement de la conduction atrio-ventriculaire aide au diagnostic de l’activité atriale. Toutefois les données actuellement disponibles ne justifient pas une indication pédiatrique de l’adénosine à des fins diagnostiques.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Il est impossible d'étudier la pharmacocinétique de l'adénosine par les méthodes classiques. Elle est présente sous différentes formes dans toutes les cellules de l'organisme où elle joue un rôle important dans les systèmes de production et d'utilisation énergétiques. Un système efficace de récupération et de recyclage existe dans l'organisme, principalement au niveau des érythrocytes et des cellules endothéliales des vaisseaux sanguins. La demi-vie in vitro est estimée à moins de 10 secondes. La demi-vie in vivo est vraisemblablement encore plus courte.

Les reins et le foie n'étant pas impliqués dans la dégradation de l'adénosine exogène, l'efficacité de l’adénosine ne devrait pas être modifiée par l'insuffisance rénale ou hépatique.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Comme l'adénosine est naturellement présente dans toutes les cellules vivantes, aucune étude animale du potentiel carcinogène de l'adénosine n'a été réalisée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Chlorure de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Flacon en verre (type I) de 2 ml avec bouchon en chlorobutyl muni d’un capuchon amovible en aluminium. Boîte de 6 flacons.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MEDISOL

11 rue Jacques Monod

69007 LYON

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

· 34009 550 085 8 3 : 2 ml en flacon (verre). Boîte de 6.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

Médicament réservé à l'usage hospitalier et à l'usage en situation d'urgence selon l'article R. 5143-5-8 du code de la santé publique.


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