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MUSE 250 microgrammes, bâton pour usage urétral - Résumé des caractéristiques du produit

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ANSM - Mis à jour le : 28/09/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

MUSE 250 microgrammes, bâton pour usage urétral

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Alprostadil......................................................................................................... 250 microgrammes

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Bâton pour usage urétral.

MUSE est un système stérile intra-urétral à usage unique qui délivre de l'alprostadil au niveau de l'urètre chez l'homme. L'alprostadil mis en suspension dans du macrogol est façonné en un bâton pour usage urétral (1,4 mm de diamètre sur 3 mm ou 6 mm de long) situé à l'extrémité de l'applicateur en polypropylène.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement des troubles de l'érection d'étiologie essentiellement organique.

MUSE est indiqué chez les hommes adultes.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Instauration du traitement : Chaque patient devra être formé par un médecin en vue de maîtriser la technique d'administration correcte de MUSE.

La dose initiale recommandée est de 500 microgrammes.

Celle-ci peut être augmentée par paliers (à 1000 μg), ou diminuée (à 250 ou 125 μg) sous surveillance médicale jusqu'à l'obtention d'une réponse satisfaisante.

Il est recommandé de ne pas dépasser deux doses par 24 heures, et de ne pas utiliser plus de sept doses par période de sept jours. La dose prescrite ne devra pas être dépassée.

Population pédiatrique

MUSE est contre-indiqué chez les enfants. (Voir rubrique 4.3).

Mode d’administration

Après vérification de la maîtrise de la technique d'administration par le patient, la dose retenue peut être prescrite pour l'auto-administration à domicile.

Il est important que le patient urine avant l'introduction du produit car l'humidification urétrale facilite l'administration de MUSE et est essentielle à la dissolution du principe actif.

Pour l'administration, enlever le capuchon de protection de l'applicateur, étirer complètement le pénis au maximum de sa longueur vers le haut et introduire la tige de l'applicateur dans l'urètre.

Appuyer sur le bouton poussoir pour expulser le produit de l'applicateur et retirer celui-ci de l'urètre (avant de retirer l'applicateur, effectuer un mouvement de va et vient latéral afin de s'assurer que le produit a bien été libéré de la tige d'administration).

Faire rouler le pénis entre la paume des mains pendant 10 secondes au minimum pour assurer une distribution homogène du médicament sur la paroi de l'urètre.

En cas d'apparition d'une sensation de brûlure, il convient de poursuivre cette manœuvre de friction par roulement pendant 30 à 60 secondes ou jusqu'à disparition de la sensation de brûlure. L'érection survient 5 à 10 minutes après l'administration et persiste pendant 30 à 60 minutes environ. Après l'administration de MUSE, il est important de s'asseoir, ou de préférence se mettre debout et marcher, pendant 10 minutes environ jusqu'à l'installation de l'érection.

Des instructions détaillées sont présentées dans la notice d'information destinée au patient.

Lors de l'utilisation à domicile, il est conseillé de vérifier régulièrement l'efficacité et la tolérance.

Ne pas dépasser la dose prescrite.

En association à d'autres tests lors du diagnostic et de la prise en charge des troubles de l'érection

L'administration de MUSE peut être couplée à un examen echo-doppler dans le bilan de la fonction vasculaire pénienne.

Il a été montré que l'administration d'une dose de 500 μg de MUSE permettait d'obtenir des effets identiques à ceux d'une injection intra caverneuse de 10 μg d'alprostadil sur la vasodilatation artérielle et sur la vitesse maximale du débit systolique au niveau du pénis.

Il convient de s'assurer de la disparition de l'érection avant d'autoriser le départ du malade.

Utilisation chez le sujet âgé

Aucun ajustement posologique en fonction de l'âge n'est nécessaire.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Patients présentant une anomalie anatomique du pénis, par exemple sténose urétrale distale, hypospadias sévère, incurvation importante, balanite, urétrite chronique ou aiguë, angulation, fibrose des corps caverneux ou maladie de La Peyronie.

Patients présentant une affection susceptible de les prédisposer au priapisme, par exemple drépanocytose homozygote ou hétérozygote, thrombocytémie, polyglobulie, myélome multiple ou leucémie, facteur prédisposant à la thrombose veineuse, ou un antécédent de priapisme récidivant.

Patients pour lesquels l’activité sexuelle n’est pas recommandée ou est contre-indiquée, par exemple hommes présentant une instabilité cardio ou cérébrovasculaire.

MUSE ne doit pas être utilisé si la partenaire est enceinte ou susceptible de l'être, sauf si un préservatif est utilisé.

L'usage de MUSE est contre-indiqué chez la femme et l'enfant.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Avant la mise en route du traitement par MUSE, il convient de rechercher et de traiter toute pathologie médicale responsable des troubles de l'érection.

Une érection douloureuse peut se produire chez les patients présentant des anomalies anatomiques du pénis comme une angulation, un phimosis, une fibrose des corps caverneux, une maladie de La Peyronie ou des plaques de La Peyronie.

Lors de la mise en place de MUSE, des erreurs de manipulation peuvent entraîner des abrasions et de légers saignements au niveau de la muqueuse urétrale. Chez les patients souffrant de maladies transmises par le sang, ces saignements peuvent en favoriser la transmission à leur partenaire.

Le risque de saignement urétral est plus élevé chez les malades sous anticoagulants ou présentant une affection hémorragique.

Un priapisme (érection durant plus de six heures) peut survenir après utilisation de MUSE. Le traitement d’un priapisme ne doit pas être retardé de plus de 6 heures (voir rubrique 4.9, Surdosage). Il conviendra d’indiquer aux patients qu’ils doivent signaler immédiatement à leur médecin traitant toute érection durant plus de 4 heures ou, en son absence, consulter immédiatement un autre médecin. Le traitement du priapisme doit suivre les mesures thérapeutiques préconisées.

Les essais cliniques réalisés avec MUSE ont montré que la fréquence des cas de priapisme (rigidité pénienne persistant pendant 6 heures ou plus) et d'érection prolongée (rigidité pénienne persistant entre 4 heures et 6 heures) est faible (respectivement <0,1% et 0,3% des malades). Pour minimiser ce risque, il convient de choisir la dose minimale efficace. Une diminution de la posologie ou un arrêt du traitement peut être nécessaire en cas d'apparition d'un priapisme.

Une fibrose pénienne, comme une angulation, une fibrose des corps caverneux, des nodules fibreux et une maladie de La Peyronie peuvent apparaître suite à l’utilisation de MUSE. La fréquence d’apparition de fibrose peut augmenter parallèlement à la durée d’utilisation. Une surveillance régulière des patients, incluant un examen soigneux du pénis, est fortement recommandée afin de détecter tout signe de fibrose pénienne ou de maladie de La Peyronie. Le traitement par MUSE doit être interrompu chez les patients développant une angulation pénienne, une fibrose des corps caverneux ou une maladie de La Peyronie.

MUSE doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant eu des accidents ischémiques transitoires ou souffrant de pathologies cardio-vasculaires instables.

MUSE ne doit pas être administré conjointement avec un autre médicament destiné au traitement de la dysfonction érectile (voir aussi rubrique 4.5).

Le risque d’une utilisation abusive potentielle de MUSE doit être envisagée chez les patients ayant un antécédent de trouble psychiatrique ou de dépendance.

Une stimulation et un rapport sexuels peuvent provoquer des événements cardiaques et pulmonaires chez les patients présentant une coronaropathie, une insuffisance cardiaque congestive ou une pathologie pulmonaire. Ces patients, lorsqu’ils utilisent MUSE, doivent être prudents en cas d’activité sexuelle.

Les patients et leurs partenaires doivent être informés que MUSE ne protège pas contre la transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST) et leur expliquer les mesures à prendre pour éviter la dissémination des germes responsables de MST, y compris le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

L'utilisation de MUSE n'endommage pas les préservatifs.

MUSE peut apporter de faibles quantités d'alprostadil qui s'ajoutent à la teneur physiologique en PGE1 du sperme : il est donc recommandé d'utiliser une méthode de contraception efficace si la partenaire est en âge de procréer.

Dans la littérature, un nombre de cas limités concernant l’utilisation de MUSE chez des patients avec des implants péniens ont été rapportés. Cependant elles ne permettent pas de conclure sur la tolérance ou l’efficacité de cette association.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

En raison du faible taux d'alprostadil dans la circulation veineuse périphérique, la probabilité d'une interaction systémique est faible. Cependant, certaines substances, ayant une action sur la fonction érectile, peuvent altérer la réponse au traitement par MUSE.

Les décongestionnants et les substances anorexigènes peuvent diminuer l'activité de MUSE.

Le risque de saignement urétral est plus élevé chez les malades sous anticoagulants ou présentant une affection hémorragique.

Les effets de l’association de l’alprostadil avec d’autres traitements de la dysfonction érectile (p.ex. sildenafil) ou d’autres médicaments provoquant une érection (p.ex. papaverine) n’ont pas formellement été étudiés. De ce fait on ne peut pas conclure sur la tolérance ou l’efficacité de ces associations.

Les sympathomimétiques peuvent réduire l’effet de l’alprostadil. L’alprostadil peut renforcer les effets des agents anti-hypertenseurs, des anticoagulants et des inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire.

Les données sur l'utilisation concomitante de MUSE et de médicaments vasoactifs sont insuffisantes. Il est possible qu'une telle association augmente le risque de symptômes hypotenseurs ; la survenue de tels effets est plus probable chez le sujet âgé.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

MUSE peut apporter de faibles quantités d'alprostadil qui s'ajoutent à la teneur physiologique en PGE1 du sperme.

En cas de grossesse de la partenaire, il convient donc d'utiliser un préservatif au cours des rapports sexuels afin d'éviter une irritation vaginale et d'éliminer le risque d'un effet délétère pour le fœtus.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Après administration de MUSE, les patients devront être avertis de la nécessité d'éviter de conduire ou d'entreprendre des travaux susceptibles d'occasionner des blessures en cas de survenue d'hypotension ou de syncope. Chez les patients susceptibles de présenter des épisodes d'hypotension et/ou de syncopes, ces événements ont été observés généralement au cours de l'instauration du traitement, et dans l'heure qui suivait l'administration.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Le tableau ci-dessous indique les événements indésirables les plus fréquents.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après traitement par MUSE ont été des douleurs dans le pénis. Dans la plupart des cas, la douleur a été évaluée comme étant légère ou modérée.

Des cas de fibrose pénienne, comme une angulation, des nodules fibreux et une maladie de La Peyronie ont été rapportés chez 3% des patients de l’ensemble des essais cliniques.

Les effets indésirables rapportés au cours du traitement par MUSE sont présentés dans le tableau ci-dessous. Les fréquences sont très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1/1000 à <1/100) ; rare (≥1/10000 à <1/1000) ; très rare (<1/10000) ; fréquence non déterminée (les données disponibles ne permettent pas d’estimer la fréquence) :

Système organe

Fréquence

Effet indésirable

Infections et infestations

Peu fréquent

Rhume

Troubles du système nerveux

Fréquent

Céphalées, sensations vertigineuses

Peu fréquent

Syncope, présyncope, hypoesthésie, hyperesthésie

Troubles vasculaires

Fréquent

Hypotension symptomatique, hématome

Peu fréquent

Trouble veineux, trouble vasculaire périphérique, vasodilatation

Troubles digestifs

Peu fréquent

Nausées

Troubles de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Dilatation des veines des jambes, érythème, hyperhidrose, éruption, prurit, érythème scrotal

Très rare

Urticaire

Troubles musculo-squelettiques, systémiques et osseux

Fréquent

Spasmes musculaires

Peu fréquent

Douleurs dans les membres inférieurs

Troubles des reins et des voies urinaires

Très fréquent

Sensation de brûlure urétrale

Fréquent

Saignement urétral de faible abondance

Peu fréquent

Dysurie, pollakiurie, miction impérieuse, hémorragie urétrale

Rare

Infection du tractus urinaire

Troubles des organes de reproduction

Très fréquent

Douleurs péniennes

Fréquent

Erection prolongée, maladie de La Peyronie, dysfonction pénienne, sensation de brûlure/démangeaison vaginale (chez la partenaire)

Peu fréquent

Douleurs périnéales, dysfonction érectile, trouble de l’éjaculation, balanite, érection douloureuse, phimosis, priapisme, douleur testiculaire, trouble scrotal, erythème scrotal, douleur scrotale, spermatocèle, œdème scrotal, trouble testiculaire, dilatation testiculaire, œdème testiculaire, masse testiculaire, douleur pelvienne

Rare

Fibrose pénienne

Investigations

Peu fréquent

Hypotension, élévation de la fréquence cardiaque, augmentation de la créatinine sanguine

Une sensation de brûlure ou de prurit vaginal a été observée chez environ 6% des partenaires des patients recevant le principe actif. Ce phénomène peut être lié soit à la reprise des rapports sexuels soit à l'utilisation de MUSE.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté au cours de l'utilisation de MUSE.

Le surdosage en alprostadil est susceptible d'entraîner une hypotension symptomatique, des douleurs péniennes prolongées et, dans de rares cas, un priapisme. Les patients devront faire l'objet d'une surveillance médicale jusqu'à la disparition des symptômes systémiques ou locaux.

Le malade doit consulter un médecin en cas d'apparition d'une érection prolongée persistant pendant 4 heures ou plus. Les mesures thérapeutiques suivantes peuvent être mises en œuvre.

• Mettre le malade en décubitus dorsal ou latéral. Appliquer alternativement sur la face interne de chaque cuisse une vessie de glace pendant 2 minutes : cette manœuvre occasionne en principe l'ouverture des valves veineuses par voie réflexe. En l'absence de réponse au bout de 10 minutes, arrêter ce traitement.

• En cas d'échec de ce traitement avec persistance de la rigidité pénienne pendant plus de 6 heures, il convient de faire appel à un drainage pénien par aspiration. En respectant les règles d'asepsie, introduire une aiguille à ailettes de 19-21 G dans le corps caverneux et aspirer 20-50 ml de sang. Cette opération entraîne en principe une détumescence du pénis. Si nécessaire, la manœuvre peut aussi être effectuée du côté controlatéral.

• En cas d'échec de la manœuvre précédente, il est recommandé d'injecter un alpha adrénergique dans le corps caverneux. Bien que les contre-indications habituelles à l'administration intra-pénienne d'un vasoconstricteur ne s'appliquent pas au traitement du priapisme, ce geste thérapeutique impose la prudence. La pression artérielle et la fréquence cardiaque doivent être surveillées de façon continue pendant l'exécution de cette procédure. Une prudence particulière s'impose chez les malades présentant une coronaropathie, une hypertension artérielle non équilibrée ou une ischémie cérébrale ainsi que chez ceux traités par un inhibiteur de la monoamine oxydase. Dans cette dernière éventualité, l'opérateur doit disposer du matériel nécessaire à la prise en charge d'une crise hypertensive aiguë.

• Préparer une solution de phényléphrine à 200 μg/ml et injecter 0,5 à 1,0 ml de cette solution toutes les 5-10 minutes. Une alternative consiste à injecter une solution d'adrénaline à 20 μg/ml. Si nécessaire, cette injection peut être suivie d'une évacuation de sang par aspiration à l'aide de la même aiguille à ailette. La dose de phényléphrine ne doit pas dépasser 1 mg tandis que la dose maximale d'adrénaline est de 100 μg (5 ml de solution).

• Une autre alternative thérapeutique consiste à injecter du métaraminol mais il convient de souligner que des cas d'hypertension aboutissant au décès ont été rapportés sous ce traitement. En cas d'échec de cette dernière mesure, il convient d'adresser immédiatement le malade en vue d'une prise en charge chirurgicale.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Médicaments utilisés pour le traitement de la dysfonction érectile , code ATC : G04BE01.

La structure chimique de l'alprostadil est identique à celle de la prostaglandine E1 dont l'action physiologique comporte une vasodilatation des vaisseaux sanguins des structures érectiles du corps caverneux, et une augmentation du débit artériel intra caverneux aboutissant à la rigidité pénienne.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Près de 80% de l'alprostadil délivrés par MUSE sont absorbés en 10 minutes à travers la muqueuse urétrale.

Distribution

La demi-vie est inférieure à 10 minutes et les taux plasmatiques d'alprostadil dans la circulation veineuse périphérique sont faibles ou indétectables.

Biotransformation / Élimination

L'alprostadil est rapidement métabolisé au niveau local et dans la circulation pulmonaire ; les métabolites sont excrétés dans les urines (90% en 24 heures) et dans les fèces.

Il n'existe aucun élément en faveur d'une rétention tissulaire de l'alprostadil ou de ses métabolites.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Chez le rat des doses élevées de prostaglandine E1 ont augmenté la résorption fœtale, vraisemblablement liée au stress imposé à l'organisme maternel. In vitro, des taux élevés d'alprostadil (400 μg/ml) n'ont exercé aucune incidence sur la mobilité ni sur la viabilité des spermatozoïdes humains. Chez le lapin, la dose maximale testée par voie intra-vaginale, à savoir 4 mg, n'a pas entraîné de lésion fœtale et n'a exercé aucune incidence sur les fonctions de reproduction.

Dans la majorité des tests de génotoxicité in vitro et in vivo destinés à l'évaluation de l'alprostadil, les résultats ont été négatifs.

Ces tests comprennent la recherche d'une «mutation reverse » chez Salmonella typhimurium, l'étude de la synthèse non programmée de l'ADN dans les hépatocytes primaires de rat, le test de mutation directe du locus HPRT dans les cultures de cellules ovariennes du hamster chinois, le test d'élution alcaline et le test d'échange entre chromatides sœurs qui sont tous des tests in vitro, ainsi que le test du micronucleus chez la souris et le rat (tests in vivo). Deux autres tests in vitro ont montré des résultats à la limite de la positivité: test de mutation des cellules de lymphome de souris, résultats positifs dans le test d'aberration chromosomique sur les cellules ovariennes du hamster chinois. Compte tenu des nombreux tests négatifs in vitro et à l'absence de génotoxicité dans deux tests in vivo, il apparaît légitime de mettre en doute la pertinence des résultats positifs observés dans ces deux derniers tests in vitro. Au total, cependant, l'ensemble de ces données ne permet pas d'exclure complètement le risque de génotoxicité chez l'homme.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Polyethylene glycol 1450 (PEG 1450)

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

18 mois

D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après ouverture du sachet en feuille d'aluminium.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.

A conserver à une température comprise entre +2°C et +8°C (au réfrigérateur). A conserver dans l'emballage extérieur d'origine. Les sachets non ouverts peuvent être conservés hors du réfrigérateur par le patient à une température inférieure à 30°C pendant 14 jours avant l'utilisation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

MUSE est fourni en boîtes contenant 1, 2, 3, 6 ou 10 sachets en aluminium, chaque sachet contenant un dispositif d'administration.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Les sachets sont constitués de papier laminé doublé d'un feuillet d'aluminium. Les applicateurs sont en polypropylène de qualité médicale, stable aux rayonnements.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d’exigences particulières.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MEDA PHARMA

40-44 RUE WASHINGTON

75008 PARIS

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

· 34009 350 006 8 2: bâton en sachet (Aluminium); boîte de 1.

· 34009 350 007 4 3: bâton en sachet (Aluminium); boîte de 3.

· 34009 350 008 0 4: bâton en sachet (Aluminium); boîte de 6.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I


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